PUBLICITÉ

Chic Alors ! : Le plus « vert » au pays

22 mars 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

Sur la photo : Janine Windsor, présidente LEAF, et Hugues Philippin, Chic Alors ! Photo : LEAF

Les premiers LEAF Awards ont été décernés fin février à Toronto, en clôture du RC Show. Imaginés par l’organisme LEAF, qui décerne des certifications en développement durable aux acteurs de l’industrie de la restauration canadienne, ces prix avaient pour objectif de récompenser les meilleurs élèves au pays.

Les équipes du Chic Alors ! se sont vu remettre le trophée de « Restaurant le plus vert du Canada ». Le jury a salué « l’engagement profond du Chic Alors ! à respecter les 10 critères LEAF de développement durable ». Le propriétaire de l’établissement, Hugues Philippin l’affirme pourtant : il n’en fait pas une obsession.

Hugues Philippin, comment réagit-on lorsqu’on apprend qu’on gère le restaurant le plus « vert » du pays ?
C’est évidemment une incroyable fierté, un immense plaisir. On travaille sur cet aspect depuis une dizaine d’années. C’est une belle reconnaissance de tous les efforts accomplis.

Cette réflexion écologique, en faites-vous une obsession ?
Pas du tout ! C’est plutôt une façon de penser et d’agir, un réflexe qu’on intègre dans nos processus quotidiens. Il s’agit simplement de penser un peu plus loin.

Vous avez vos propres ruches, un système de chauffage géothermique, une flotte de véhicules électriques, un toit-potager… Que pouvez-vous faire de plus ?

Il y a toujours moyen de faire plus ou de faire mieux. Mais il est vrai que les solutions marginales coûteront toujours plus cher à implanter. Tenez, nous trions actuellement 98,5 % de nos déchets. Bien sûr, le 100 % est proche mais ce sera très difficile de l’atteindre.

Avez-vous malgré tout des projets concrets ?
On réfléchit à la pose de panneaux solaires ou à des systèmes d’entreposage d’énergie. Mais on doit calculer les coûts, voir quels seront les retours et les retombées.

À vous entendre, économie et écologie sont entièrement liées.
Oui ! On entend souvent que les mesures écologiques doivent être vues comme des dépenses. Moi, je pense qu’il faut les voir comme des investissements, comme une recherche d’efficacité. Au Chic Alors !, ça a commencé ainsi : on voulait économiser en gaspillant moins et en mettant en place différentes procédures.

Ce message, vos confrères restaurateurs l’ont-ils entendu ?
Malheureusement, beaucoup de gens pensent encore qu’il faut être riche pour être « vert ». Et pas uniquement dans le monde de la restauration. Mais c’est faux ! Évidemment, si tu te concentres uniquement sur ton retour sur deux ou trois ans, tu vas paniquer. Mais si tu réfléchis à moyen ou long terme, tu récolteras les fruits de cet investissement.

Vos clients viennent-ils pour cet aspect écologique ? Est-ce un critère de sélection ?
Je ne crois pas. La plupart des clients ne s’en rendent même pas compte. Prenez les fenêtres chauffantes : c’est lorsque vous avez froid que vous vous plaignez, pas l’inverse. Les clients ne viennent pas parce qu’on est verts, ils viennent parce que c’est bon.

Allez-vous mettre ce titre national en avant ?
On fera bien sûr un peu de publicité autour, on l’affichera sur notre site Web… Mais on n’en fera pas beaucoup plus. C’est plus difficile qu’on le pense de mettre ça en avant…

Source : HRImag, membre de PRESTIGE Groupe Média.

PUBLICITÉ
X