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Coaching et mentorat - De précieuses ressources d’affaires

2 octobre 2017 - Par Paméla Egan

De plus en plus d’entrepreneurs se tournent vers le coaching et le mentorat d’affaires afin de démarrer et développer leur entreprise. À première vue, ces deux ressources semblent les mêmes. Pourtant, il s’agit de deux approches fort différentes, bien que la ligne qui les différencie soit parfois bien mince. Voici donc le deuxième et dernier volet de notre série d’articles consacrés à l’entrepreneuriat.

Une confusion règne bel et bien entre ce qu’est le coaching et le mentorat auprès des entrepreneurs. Pour démêler le tout, on peut dire de manière un peu simpliste que la démarche en coaching est axée sur le savoir-faire, donc l’entreprise, alors que celle en mentorat est orientée sur le savoir-être, soit la personne.

Le coaching

Le coach d’affaires, tel l’entraîneur d’une équipe sportive, cible un objectif précis et élabore la stratégie à respecter pour atteindre cet objectif. Le coach est un spécialiste dans son domaine d’expertise et il est rémunéré pour transmettre son savoir. Selon M. Jean-François Roy, enseignant coordonnateur du Centre de formation professionnelle Maurice Barbeau, un bon coach doit faire preuve d’empathie, posséder un sens de l’écoute développé et être en mesure de stimuler la créativité de l’entrepreneur par ses questionnements et par l’analyse des actions à poser.

Depuis quelques années, le coaching est d’ailleurs utilisé comme outil et approche pédagogique dans le cadre de la formation Lancement d’une entreprise d’Entrepreneuriat Québec. « Étant donné que le futur entrepreneur se présente avec un projet d’affaires qui lui est propre, le coaching permet d’ajuster le contenu pédagogique ou la matière en fonction de ses besoins plus particuliers. De plus, ça laisse place à plus de créativité et à une meilleure compréhension pour le futur entrepreneur », explique M. Roy. Le coaching prend généralement fin une fois la formation terminée, bien que certains établissements offrent un accompagnement postformation. Si l’entrepreneur a recours aux services d’un coach dans un autre contexte que la formation susmentionnée, le coaching se termine normalement une fois que l’objectif est atteint.

Le mentorat

Le mentor est une personne expérimentée qui accompagne un novice dans son apprentissage. Le mentor possède une expérience entrepreneuriale développée qui n’est pas reliée au domaine de l’entrepreneur mentoré. « Le mentor n’est pas là pour régler les problématiques rencontrées par l’entrepreneur ni pour lui donner des conseils. Il est là pour l’amener à se questionner et lui présenter des pistes de réflexion », indique M. Rodrigue Julien, président de SAGE-Mentorat d’affaires. Contrairement au coach, le mentor offre ses services bénévolement. La somme perçue est plutôt remise à l’organisation pour laquelle il travaille.

Dans la région de Québec, l’expertise mentorale de SAGE-Mentorat d’affaires est d’ailleurs très sollicitée. Il s’agit de la cellule régionale du Réseau M, le réseau de mentorat pour entrepreneurs de la Fondation de l’entrepreneurship, réseau qui a des ramifications à la grandeur de la province, et même ailleurs dans le monde. Cette ressource est destinée aux entrepreneurs qui souhaitent faire progresser leur entreprise et qui ont besoin de soutien. Les travailleurs autonomes sont par ailleurs exclus des démarches proposées par l’organisme. Le jumelage entre mentors et mentorés est effectué par l’organisation selon leurs profils respectifs.

Pour que la relation fonctionne bien, une certaine chimie doit s’opérer entre les deux parties. « Le mentorat, c’est une relation humaine, de confiance et de partage avant toute chose », mentionne M. Alain Aubut, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ). L’entrepreneur mentoré doit être motivé, prêt à s’investir et à s’ouvrir pour discuter de choses personnelles. Quant au mentor, il doit être généreux et disponible. Trop souvent, l’entrepreneur ne sait pas à qui se confier quand il vit une situation nouvelle, quelque chose de difficile ou de stressant. La relation mentorale aide à briser cet isolement. Le mentor peut, par exemple, l’aider à concilier famille et travail, à gérer la pression de devoir maintenir la charge de travail pour tous les employés, à affronter les difficultés financières sans ajouter du stress à la relation familiale, ou encore à le guider pour apprendre à déléguer.

À l’origine, une relation mentorale s’échelonnait sur une période d’un an ou deux, à raison d’une heure par mois. Maintenant, la durée dans le temps est indéfinie, si bien que le mentoré peut se tourner vers son mentor aussi longtemps que nécessaire. Avec les années, la culture entrepreneuriale a changé, ce qui a engendré non seulement des modifications dans les comportements des entrepreneurs, mais également dans l’offre de service qui est proposée.

Le pair à pair

C’est d’ailleurs dans cette optique que la CCIQ a créé IME Québec (Institut du mentorat entrepreneurial). Ce programme d’accompagnement par les pairs est destiné aux entrepreneurs à fort potentiel de croissance. Il s’agit donc d’un contexte d’échange réciproque, où même une personne moins expérimentée peut en conseiller une autre. « L’idée derrière IME Québec est de grandir soi-même et de faire grandir l’autre », mentionne M. Aubut. Le pouvoir de la communauté est au cœur du cheminement des participants.

La bonne ressource

Les entrepreneurs sont maintenant prêts à aller chercher une aide externe sans avoir peur d’être jugés. En effet, demander des conseils ne signifie plus que son entreprise est en difficulté, mais plutôt que l’on souhaite mettre toutes les chances de son côté pour réussir. Il faut toutefois choisir cet accompagnement avec soin et trouver la ressource la mieux adaptée aux résultats souhaités. En d’autres mots, il pourrait être nécessaire d’avoir recours à un coach et un mentor. Après tout, chacun sa spécialité !

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