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De Cap-Rouge à Copenhague, le parcours étonnant de Sarah Dubord-Gagnon

4 décembre 2017 - Par Jean Chouzenoux

Sur la photo : Sarah Dubord-Gagnon devant les éoliennes de HowardScott, sur l’île portugaise de Graciosa.

Voici le récit d’un destin forgé avec panache, par la seule volonté, des choix audacieux et quelques belles rencontres. Et si le visage de Sarah Dubord-Gagnon vous est familier, c’est que vous l’avez sans doute vu à la télé voilà quelques années.

Dès son jeune âge, Sarah arpente les studios d’enregistrement ou fait de l’œil à la caméra. Son papa, Pierre Gagnon, qui crée des publicités pour la radio, utilise parfois la voix d’enfant de la jeune Sarah. Puis, à la fin des années 2000, au gré de ses pérégrinations, la jeune femme fait des reportages en direct à la radio de Québec.

Après quoi, celui qu’elle appelle son mentor, le publiciste Louis Massicotte, la repêche comme recherchiste et chroniqueuse à la station Sortir FM. Ses dons de communicatrice sont rapidement décelés et elle est recrutée comme collaboratrice à certaines émissions avant de passer à la coanimation, puis d’animer sa propre émission avec sa bonne amie, Frédérique Guay, aujourd’hui à TVA Sports.

Sarah accède ensuite au monde de la télé en acceptant, pour une fin de semaine, de relever au pied levé Nathalie Clark, la célèbre présentatrice météo de TVA. Il n’en faut pas plus pour que la grande sœur montréalaise, LCN, la repère et lui propose ce rôle pour la saison estivale.

« La météo, c’est l’école du direct, explique celle qui est originaire de Cap-Rouge. Selon la situation, on nous coupe du temps ou on nous demande d’allonger nos topos. Développer mon sens de la concision ou improviser… j’ai trouvé cette expérience géniale ! »

Son talent ira ensuite éclore à Radio-Canada-Saguenay, à la tour de la SRC à Montréal, avant son retour dans la capitale nationale.

Il faut savoir que Sarah Dubord-Gagnon est bachelière en études internationales et langues modernes de l’Université Laval, où elle a choisi d’y apprendre le russe. Après l’obtention de son baccalauréat, elle remporte une bourse et un stage d’études d’un an à Moscou.

Maîtrisant l’anglais, possédant une bonne base d’espagnol, voyageant en Afrique, en Europe et en Amérique centrale, Sarah se dote patiemment d’expériences enrichissantes qui ne pourront que lui paver une voie princière.

C’est ainsi qu’à son retour au Québec, elle s’exerce d’abord au monde politique comme assistante aux relations publiques de la candidate Hélène Scherrer lors de la campagne fédérale de 2006, avant de devenir l’assistante politique du sénateur Dennis Dawson, à Ottawa. « Ce désir de vouloir toucher à tout deviendra mon modus operandi », admet Sarah.

« Ce désir de vouloir toucher à tout deviendra mon modus operandi. »

Un jour, son prince viendra…
… et l’emmènera très loin ! Sarah s’accorde peu de temps libre. Sous l’insistance de ses amis, elle accepte une sortie au Carnaval de Québec et renoue avec une bande de jeunes Danois présents pour une session d’études à l’Université Concordia. Vous devinez la suite…

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Sarah Dubord-Gagnon et son époux, Thomas Foght, à la marina de Copenhague.

« Quand j’ai vu Thomas, beau comme un prince, ce fut le coup de foudre ! » Après un an de relations à distance, la dulcinée effectue le grand saut et s’établit au royaume du Danemark. Nous sommes en 2014.

Les procédures d’accueil sont facilitées par le programme de réunification familiale, qui lui donne le droit de résider et de travailler dans ce pays. Sarah s’attaque à la recherche d’un boulot.

Audacieuse dans sa quête, elle sollicite une rencontre avec l’ambassadeur canadien, mais c’est une offre d’emploi dans un journal qui capte son attention. On recherche un client manager qui parle l’anglais et le français pour assister des entreprises internationales qui s’installent au Danemark.

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La Maison Rosenlund, qui abrite les bureaux de HowardScott, au Danemark.

Aussitôt engagée, elle déploie une tonne d’énergie pour décoder le monde de la finance et est rapidement auréolée du titre d’adjointe de direction du directeur de l’entreprise.

Elle sera finalement sollicitée par l’un de ses clients, un investisseur britannique écologique qui souhaite accompagner les industries qui effectuent le virage vert. La voilà chef des relations publiques et des communications pour le GroupeHowardScott.

Sous l’impulsion de Sarah, l’entreprise communique avec le Village Vacances Valcartier, qui deviendra la première entreprise québécoise à adopter l’art de faire à la danoise !

Garder le contact
S’expatrier au XXIe siècle n’a rien à voir avec ce qu’ont pu vivre nos ancêtres. Au royaume des médias sociaux, la distance n’a plus d’importance ! « Je parle à ma mère et à mes amies sur Skype, je lis les journaux du Québec sur ma tablette, je me passionne toujours pour la politique québécoise et canadienne, et je connais même la liste des nouveaux restos qui ouvrent à Québec », confie la Carougeoise d’origine.

Là-bas, dans ce petit pays scandinave bordé par la mer Baltique, Sarah, Thomas et la toute petite Alicia viennent d’emménager dans la Villa Iris, une coquette maison centenaire située dans une jolie banlieue près de Copenhague. C’est à cet endroit que l’héritière grandira, entourée de parents ouverts sur le monde.

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