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EN PAGE COUVERTURE : YQB célèbre ses 75 ans

6 septembre 2016 - Par Brigitte Trudel

Voler en première classe sur les ailes de l’avenir

Bien plus qu’un lieu de transit pour voyageurs, l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec est un modèle de réussite économique et sociale. Porté par son plus ambitieux projet de développement à ce jour, il célèbre ses 75 ans, résolument tourné vers l’avenir. 

Il était une fois un petit aéroport qui cherchait sa place parmi les grands. « Au tournant des années 2000, les équipements étaient meilleurs à sept-Îles qu’ici », se souvient le président et chef de la direction de l'Aéroport de Québec inc. (AQi), Gaëtan Gagné. Aujourd’hui, ce même aéroport est en voie de joindre les rangs des installations de classe mondiale. « Répondre aux besoins d’une capitale comme Québec était devenu incontournable », lance le président. 

Quelques chiffres
Depuis sa création, AQi s’est doté d’actifs d’une valeur d’un peu plus de 525 M$. Il offre 18 vols quotidiens vers Montréal et 9 vers Toronto, ainsi que des liaisons directes vers New York, Chicago, Philadelphie, pouvant ainsi atteindre 167 pays dans le monde.

De fait, AQi est un vecteur de développement essentiel, non seulement pour la région, mais pour tout le pays. En 2013, une étude du Conference Board du Canada chiffrait à 425 millions de dollars ses retombées économiques au Canada. Dans les années futures, cette somme devrait atteindre un milliard de dollars. 

Premiers pas vers la réussite

Le 1er novembre 2000, la privatisation marque le premier virage important de l’aéroport. La corporation Aéroport de Québec inc. devient responsable de sa gestion. « Notre but était clair, relate Gaëtan Gagné. Bâtir ensemble un aéroport de réputation internationale afin de favoriser une véritable prise en main du développement socio-économique dans notre région. » L’aventure commence abruptement pour la corporation qui n’a pas un an quand surviennent les attentats du 11 septembre 2001. « Le système aéroportuaire a été bouleversé, explique le président. Tandis que les aéroports revoyaient leurs installations et leurs modèles en fonction de cette nouvelle réalité, nous avons conçu les nôtres, dès le début, en tenant compte de ce nouveau contexte. » 

Au départ, la corporation a dû également mousser sa légitimité. « Nous étions en retrait du circuit aéroportuaire au pays, soutient Gaëtan Gagné. Il a fallu négocier, démontrer notre valeur. À force de travail, un changement de perception s’est établi et a marqué un tournant extraordinaire. » Au moment de sa privatisation, le chiffre d’affaires de l’aéroport était de quatre millions de dollars. Ce montant, évalué à tout près de 60 millions de dollars pour l’année en cours, démontre l’ampleur du chemin parcouru.

L’aérogare actuelle…

… et un aperçu de la maquette une fois que le projet d’agrandissement sera complété, incluant le centre de prédédouanement, en 2018. 

« Il y a 10 ans, les aéroports se développaient en fonction des compagnies aériennes. Nous avons renversé la vapeur en faisant du passager le vecteur de notre développement. Travailler à partir de ses yeux nous a poussés à être visionnaires. »

Tout miser sur le passager 

À ses débuts, AQi cherche une stratégie qui le positionnera sur l’échiquier mondial. L’orientation audacieuse qu’il choisit se révélera le gage de son succès. En 2006, sous la thématique Le passager avant tout®, la corporation décide d’orienter ses actions en fonction des passagers qu’elle place au sommet de ses priorités. « Pas de passagers, pas d’avions, pas d’aéroport », explique Gaëtan Gagné. Mais le pari était risqué. Il y a 10 ans, les aéroports se développaient en fonction des compagnies aériennes. Nous avons renversé la vapeur en faisant du passager le vecteur de notre développement. Travailler à partir de ses yeux nous a poussés à être visionnaires. » Porté par ce carburant, AQi réalise sa première mise à niveau du secteur domestique : 65 millions de dollars sont investis pour une nouvelle aérogare et 35 millions de dollars pour l’achat de ponts d’embarquement, pour l’installation d’une salle à bagages à la fine pointe de la technologie et pour l’acquisition de divers autres équipements, pour ne nommer que ceux-là.

La zone des départs a bien évolué au fil des années, comme en témoignent ces images. Ici, comptoirs d’enregistrement dans les années 1990...

Les voyageurs ont maintenant accès à un système d’enregistrement automatisé qui bonifie leur expérience passager.

En juin 2008, dans le cadre du 400e anniversaire de la Ville de Québec, la nouvelle aérogare de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec ouvre officiellement ses portes et connaît un succès inespéré. Alors qu’on traitait auparavant entre 600 000 et 875 000 passagers par année, ce nombre franchit un cap historique de 1 035 000 en 2009. « Un tel achalandage a prouvé que nous répondions à un besoin, mais nous a obligés à retourner à la planche à dessin », relate fièrement le président. S'en est suivi un plan d’immobilisations sur 10 ans qui prévoit des investissements de 500 millions de dollars entre 2010 et 2020, dont le projet YQB 2018, deuxième révolution de l’aéroport. 

YQB 2018 : toujours plus pour le passager

Lancé au printemps 2015, YQB 2018 se trouve à mi-parcours de réalisation. Doté d’un budget de 277 millions de dollars, il prévoit doubler la superficie de l’aérogare pour atteindre 50 000 mètres carrés au total. Mentionnons aussi une nouvelle salle à bagages, plus de passerelles d’embarquement, davantage d’espaces dans le secteur des douanes et une bonification de l'offre de boutiques, bars et restaurants. 

De plus, YQB 2018 comprend un virage technologique qui rendra les parcours passagers beaucoup plus fluides. Système novateur d’enregistrement, lecture automatisée des passeports, réservation de billets et d’espaces de stationnement, et enregistrement de bagages en ligne. Sans compter des applications d’avant-garde qui assureront le suivi électronique des bagages et une gamme de services d’assistance personnalisée. Bref, tout pour garantir une expérience conviviale, agréable et fluide. 

Comme point culminant, le très attendu Centre de prédédouanement américain (voir l’encadré plus bas), estimé à 35 millions de dollars, sera mis en opération. Accès à plus d’une centaine de nouveaux points d’entrée aux États-Unis non munis d’installations douanières, diminution de l’attente, correspondances plus rapides, augmentation du nombre de transporteurs aériens et prix plus compétitifs : ses avantages sont significatifs.

L’aérogare vue de la piste, en 2016.

« D’ici à 15 ans, le trafic aérien doublera dans le monde. Nous agirons en amont pour tirer notre épingle du jeu. »

 

 Nous recevons un soutien incroyable de la population par rapport à ces changements, se réjouit Gaëtan Gagné. Les résultats d’un sondage mené par la firme SOM révèlent que 93 % des répondants appuient le développement de l’aéroport. »

Le futur est grand

Évidemment, après 2018, l’évolution se poursuit. « L’industrie aéroportuaire connaîtra une croissance majeure », prévoit M. Gagné. Au Canada, le nombre de passagers grimpera de 130 à 250 millions par an. Branché sur cette ascension, AQi entend se hisser parmi les 10 aéroports les plus achalandés au pays d’ici 2020. L’administration compte alors desservir deux millions de passagers. La cible est réaliste. En 2007, l’aéroport avait accueilli 877 000 voyageurs. En 2015, à la suite d’une quatorzième hausse d’affilée, ce chiffre passait à 1,6 million, soit l’une des augmentations les plus importantes au Canada. Afin de pourvoir à cette hausse, le site aéroportuaire doublera de 2 500 à 5 000 le nombre de ses employés d’ici 2020. La masse salariale annuelle est présentement de 100 millions de dollars.

Et la suite ?

« Selon les prévisions de l’industrie, d’ici à 15 ans, le trafic aérien doublera dans le monde, mentionne Gaëtan Gagné. Nous agirons en amont pour tirer notre épingle du jeu. » Dans sa vision, le président évoque des projets d’infrastructures routières facilitant l’accès sans compter l’établissement sur le site d’un parc technologique, de centres commerciaux, de recherche et sportifs, d’hôtels et d’entreprises. Le but : doter, pour 2040, l’aéroport de Québec du titre d’aérotropole, comme c’est le cas déjà pour une trentaine d’aéroports dans le monde, dont celui de Manchester, en Angleterre. 

« Québec est en excellente position pour accéder à cette nouvelle dimension où l’aéroport agit comme un noyau autour duquel gravite une pépinière économique, estime Gaëtan Gagné. Cela demandera toutefois beaucoup de coordination entre dirigeants municipaux, entrepreneurs et intervenants du milieu », précise-t-il. 

Toujours axée sur une offre exceptionnelle, la corporation se dit fin prête à investir dans ce modèle en tant que partenaire : « Nous invitons la communauté à se joindre à nous dans cette voie résolument prometteuse », conclut Gaëtan Gagné. 

 


En sol Américain à Québec

Véritable pivot du virage mondial de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), le Centre de prédédouanement américain, qui ouvrira en 2018, aura nécessité des efforts de longue haleine. Le projet était dans la mire de Gaëtan Gagné depuis 15 ans. Il a trouvé sa conjoncture idéale quand les États-Unis ont instauré, en 2014, un programme exigeant que 33 % des voyageurs entrant sur leur territoire soient prédédouanés. « D’emblée, nous avons agi pour devenir un lieu d’accueil à ce qui correspond ni plus ni moins à une douane américaine en sol québécois », explique le président de l'Aéroport de Québec inc. (AQi). De telles installations facilitent grandement les choses, non seulement pour les voyageurs qui n’ont plus à subir de contrôle en arrivant aux États-Unis, mais aussi pour les transporteurs. « C’est un système où tout le monde gagne du temps, précise Gaëtan Gagné. Les connexions sont plus rapides et fluides. Cela contribuera à attirer chez nous plus de compagnies aériennes et à multiplier les vols et les destinations. »

Le 10 mars 2016, AQi apprenait que le projet verrait enfin le jour. L’annonce a été faite en direct de Washington dans une entente conclue entre le président Barack Obama et le premier ministre Justin Trudeau. « Comme cadeau de 75e anniversaire, on ne pouvait demander mieux », souligne avec enthousiasme Gaëtan Gagné.


Des honneurs pour l’Aéroport international Jean-Lesage

2015 : Meilleur salon ViIP en Amérique du Nord élu par les membres Priority Pass. Notons que ce salon est accessible à toute la clientèle de l’aéroport grâce à l’achat de billets d’entrée.

Salon VIP

2013, 2011 et 2010 : Aéroport le plus apprécié de sa catégorie en Amérique du Nord pour la qualité de ses services, décerné par le Conseil international des aéroports.


Québec, ville aéroportuaire : dates importantes

1929 : Les premiers hangars sont érigés sur le site actuel du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) à Sainte-Foy.

 L’aérodrome Saint-Louis, aussi appelé du Bois-Gomin en raison de sa localisation aux abords de ce terrain boisé, au nord du chemin Saint-Louis, fut le premier aérodrome en 1937.

1939 : La guerre nécessite l’aménagement rapide d’un terrain d’aviation à L’Ancienne-Lorette.

1941 : Construction des premiers hangars pour le Corps d’aviation royal canadien et naissance de l’aéroport de Québec.

Le premier aéroport à L’Ancienne-Lorette, en 1944.

1945 : Le ministère des transports prend la relève de la Défense nationale dans la gestion des installations aéroportuaires.

1955-57 : Les activités de trans Canada Airlines et de Québecair débutent.

1973 : Une nouvelle aérogare est construite.

Route d’accès à l’aéroport dans les années 1980

Boutique hors taxes dans les années 1980

1993 : L’Aéroport de Québec devient l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Tunnel de la zone stérile avant 1996

1996 : La nouvelle zone internationale est inaugurée.

2000 : Privatisation de l’aéroport. Aéroport de Québec inc. (AQi) devient gestionnaire aéroportuaire.

2008 : Inauguration de la nouvelle aérogare de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

2018 : Ouverture prévue de la nouvelle aérogare et du centre de prédédouanement américain. 
 

Information : aeroportdequebec.com

 

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