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L’avenir de Volvo au Canada

3 avril 2014 - Par Frédéric Masse

5 questions à Marc Engelen, président et directeur général de Volvo Canada

Les choses n’ont pas été faciles pour le constructeur Volvo au cours des dernières années. Après que Ford l’eut délaissé, ayant passé le relais à Geely, le plus important constructeur automobile capital privé de la Chine, qui lui, a beaucoup investi afin de remettre la marque sur les rails, c’était le silence radio ou presque. J’ai donc profité du passage de Marc Engelen au Salon International de l’Auto de Québec, le mois dernier, pour lui poser quelques questions sur l’avenir de la marque suédoise au Canada.

Volvo a traversé des moments très difficiles et personne ne s’en est caché. Que se passe-t-il actuellement avec la marque au Canada ?

D’ici trois ans, Volvo proposera au moins une nouveauté tous les six mois. Cela débutera par le XC90 dès cette année. Par la suite, nous nous servirons de notre nouvelle plateforme de base pour tous les modèles situés entre la S60 et la XC90. Il y a aura également des modèles hybrides et nous croyons fermement que la consommation d’essence de ces véhicules sera la meilleure sur le marché. 

 

Quels sont les objectifs de Volvo pour les cinq prochaines années ?

Dans cinq ans, nous voulons que Volvo écoule environ 15 000 voitures. Nous souhaitons par la suite des augmentations successives situées entre 15 et 20 %. Nous aimerions déjà avoir commencé à vendre certains de nos véhicules offerts ailleurs, mais il faut obtenir nos certifications pour les normes de collision et antipollution. C’est très dommage, car si le Canada s’accordait aux normes européennes ou américaines, nous aurions déjà trois modèles supplémentaires sur le marché canadien. Il en coûte environ 500 000 $ pour se conformer à ces normes.

En fait de marque, qu’est-ce que Volvo veut devenir ?

Notre priorité est le client. Nous voulons placer la marque autour du client, autour de ses besoins, et non le contraire. En anglais, nous disons Human centric car brand. Certains misent sur la technique, d’autres sur la performance ; nous, ce sera sur l’humain. À titre d’exemple, nous procédons actuellement à des tests sur le programme Personal service technician, qui fonctionne très bien en Suède. Celui-ci permet d’éliminer les intermédiaires entre les mécaniciens et le client. Ce dernier aura donc directement accès aux mécaniciens qui auront travaillé sur sa voiture au garage. On appelle ça le service 2.0.

 

Quelle est la différence entre la Volvo d’hier et celle de demain ?

Il y en a beaucoup. La technologie est désormais partout. Par exemple, nous testons présentement des voitures qui se conduisent toutes seules. D’ici 2020, nous travaillons à ce qu’il n’y ait plus de décès par accident de voiture. Nous croyons que c’est possible. Nous sommes aussi heureux de revenir dans le segment familial. C’était une erreur de l’abandonner. Nous avons aussi développé nos propres plateformes, nos propres motorisations, et Volvo a collaboré avec Apple pour créer des interfaces. Notre modèle XC90 sera le premier véhicule à offrir le fruit de cette collaboration. J’ai déjà utilisé ce nouveau système : il y aura cinq boutons de commande dans l’auto, tout le reste se fera à partir d’un écran tactile. Nous lancerons aussi bientôt le Connected car, qui permettra de prendre des rendez-vous avec le concessionnaire, de télécharger des mises à jour, etc.

 

Quelle est votre plus grande fierté à ce jour ?

Le modèle V60. J’ai dû me battre pour livrer cette voiture. Je suis également fier de ma nouvelle équipe, de notre nouveau bâtiment. En fait, Volvo est en train de grandir en ce moment. Nous allons notamment investir 30 % de plus en opération marketing, notre but étant d’augmenter les ventes de 15 % au Canada.

 

Et la Chine dans le portait ?

Avant, notre marché le plus important était les États-Unis. Aujourd’hui, comme d’autres, Volvo prévoit que ce sera la Chine. L’an dernier, par exemple, les ventes ont augmenté de 52 %. L’an prochain, on prévoit plus de 40 %, ce qui veut dire qu’on écoulera 90 000 voitures. Nous venons d’ailleurs d’ouvrir notre première usine en Chine. Au total, nous en ouvrirons trois. Alors que deux d’entre elles produiront des voitures, la troisième sera consacrée à la motorisation.

 

 

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