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La médecine personnalisée : une révolution dans le traitement du cancer du poumon

12 novembre 2018 - Par Paméla Egan

Sur la photo, L’ESCADRON POUMONS DE L’INSTITUT : Dre Catherine Labbé, pneumo-oncologue ; Dre Paula A. Ugalde, chirurgienne thoracique ; Dr Phillipe Joubert, anatomopathologiste et chercheur ; et Dr Yohan Bossé, professeur agrégé, Université Laval et chercheur.


Novembre est le Mois de la sensibilisation au cancer du poumon, la principale cause de décès par cancer dans la population canadienne. En effet, saviez-vous que ce type de cancer est le plus meurtrier de tous les cancers ? Plus de personnes en meurent que de celui du sein, de la prostate et du côlon réunis, d’où l’importance de bien sensibiliser la population à ce sujet.

L’un des problèmes liés au cancer du poumon réside dans le fait que cette maladie se développe de façon insidieuse et que les symptômes sont souvent peu apparents au début. La plupart du temps, le cancer est donc détecté tardivement dans l’évolution de la maladie. Les risques de développer un cancer du poumon sont certes plus élevés chez les personnes qui fument que chez les non-fumeurs, mais les personnes non fumeuses ne sont pas à l’abri pour autant. Tout n’est cependant pas perdu pour les anciens fumeurs, car arrêter de fumer fait en sorte que les poumons se régénèrent progressivement. Il faut toutefois avoir cessé de fumer depuis au moins 20 ans pour que le risque de développer un cancer du poumon s’estompe et se rapproche du niveau de risque d’une personne n’ayant jamais fumé.

UNE LUTTE EMPREINTE D’ESPOIR

Lorsqu’un cancer du poumon est diagnostiqué, 30 % des cas seulement sont opérables, car la maladie est trop avancée. Après cinq ans, seulement 17 % des patients diagnostiqués avec une tumeur maligne du poumon auront survécu. Pour les 70 % qui sont non opérables, il faut alors se tourner vers les traitements traditionnels comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Cependant, ces traitements peuvent parfois occasionner des effets secondaires indésirables. Heureusement, la recherche a contribué à donner naissance à la thérapie personnalisée, une manière de traiter les patients à l’aide de médicaments beaucoup plus efficaces et moins toxiques.

Depuis quelques années, des percées considérables ont d’ailleurs été réalisées dans le domaine génétique et immunologique des cancers. « Avec la thérapie ciblée, on offre un traitement basé sur les paramètres individuels de la personne et de la tumeur. Ce type de thérapie contribue non seulement à prolonger la vie des patients, mais à améliorer leur qualité de vie », explique le Dr Philippe Joubert, anatomopathologiste et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (IUCPQ-UL). « C’est encourageant et stimulant de voir des résultats concrets, de voir qu’on parvient à changer les choses », ajoute-t-il.

Et à Québec, nous avons la chance d’avoir une équipe de spécialistes qui fait l’envie de bien des laboratoires dans le monde. L’Institut est le plus gros centre de caractérisation génétique des tumeurs pulmonaires au Québec, et le deuxième plus gros centre au Canada. Pour sa part, le Dr Joubert et les chercheurs en oncologie de l’IUCPQ travaillent à améliorer le diagnostic des cancers du poumon et les mécanismes à l’origine du développement et de la progression de ces cancers. L’un de ses projets de recherche porte sur la biopsie liquide. « D’ici 5 à 10 ans, une grande partie du diagnostic moléculaire d’une tumeur pulmonaire sera faite par biopsie liquide. Moins invasive, la prise de sang est beaucoup plus accessible et rapide à effectuer, et moins coûteuse qu’une biopsie de tissus », avance-t-il. Il y a donc de l’espoir pour les gens atteints d’un cancer du poumon, d’où l’importance de soutenir la recherche en appuyant la Fondation IUCPQ, pour nous aider à mieux comprendre et à mieux détecter le cancer du poumon.

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Dr Philippe Joubert, anatomopathologiste et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (IUCPQ-UL)

« Avec la thérapie ciblée, on offre un traitement basé sur les paramètres individuels de la personne et de la tumeur. Ce type de thérapie contribue non seulement à prolonger la vie des patients, mais à améliorer leur qualité de vie. »


Saviez-vous que…

// L’IUCPQ-UL est un centre de référence en cancer du poumon et en chirurgie thoracique.

// Le programme de formation de l’Institut est unique et attire des médecins de partout dans le monde en raison de sa forte réputation à l’international.

// Chaque année, l’Institut accueille des moniteurs cliniques (fellows) venant de divers pays pour une formation surspécialisée d’un an ou deux en chirurgie thoracique et en pneumologie.

// En 2017-2018, l’Institut a accueilli 117 résidents en pneumologie et en chirurgie thoracique, ce qui représente plus de 230 mois de stages.

// 14 chercheurs de l’Institut organisent et dirigent l’enseignement et la recherche sur les maladies respiratoires à l’Université Laval.

// Plus de 800 chirurgies thoraciques sont effectuées annuellement par 4 chirurgiens thoraciques qui offrent des soins et des services spécialisés d’un niveau comparable à celui des grands centres nationaux et internationaux.


Le deuxième souffle de Sylvie Châteauvert

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En août 2017, Sylvie Châteauvert apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du poumon. Âgée de 57 ans, elle se croyait pourtant à l’abri, elle qui n’avait jamais fumé, qui avait une bonne hygiène de vie et, qui plus est, était elle-même médecin…Des tests plus approfondis réalisés à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval(IUCPQ-UL) révèlent que la tumeur est localisée.

« L’Institut m’a donné un deuxième souffle. »

Le 15 novembre 2017, elle passe sous le bistouri. Le Dr Jocelyn Grégoire lui retire alors le lobe inférieur droit. « L’Institut m’a donné un deuxième souffle, j’ai reçu des soins exceptionnels, le personnel est attentionné et sensible à nos besoins et, pour cela, j’en serai toujours reconnaissante ! » confie Mme Châteauvert. Aujourd’hui, Mme Châteauvert a retrouvé la forme et repris ses activités. Elle voit d’ailleurs la vie bien différemment, entourée de ses cinq enfants, de son mari et de sa petite-fille.


La vie prolongée d’Alain Thibault

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Alain Thibault (au centre), entouré du Dr Yohan Bossé et du Dr Philippe Joubert

Quand le diagnostic de cancer du poumon tombe et que le pronostic annonce qu’il ne lui reste que 12 mois à vivre, Alain Thibault choisit de profiter de la vie, comme il l’avait fait au cours des 53 années précédentes. C’est à reculons qu’il accepte de participer à un projet de recherche en médecine spécialisée sur l’utilisation de la biopsie liquide pour le diagnostic et le traitement du cancer du poumon de stade 4. « Tout le personnel du Département de pathologie de l’Institut a été à l’écoute de mes besoins et a adapté les traitements en fonction de mes projets. Oui, même avec unefin annoncée et de la douleur, on peut avoir des projets et les réaliser ! » mentionne M. Thibault. Quinze mois plus tard, M. Thibault ne regrette aucunement d’avoir suivi l’équipe de l’Institut. Il espère que son expérience pourra servir à documenter et améliorer les soins offerts.


Quelques statistiques :

// 1 Canadien sur 12 aura un cancer du poumon dans sa vie.

// Le tabagisme est responsable de 85 % des cas de cancer du poumon.

// Chaque jour, environ 78 Canadiens recevront un diagnostic de cancer du poumon.

// En moyenne, chaque jour, 58 Canadiens mourront d’un cancer du poumon.


Les précieux partenaires de la Fondation IUCPQ pour le Mois de la sensibilisation au cancer du poumon : Boehringer/ Bristol Myers Squibb/ Merck / Pfizer

Donnez une 2e vie, un 2e souffle en soutenant la recherche à l’Institut : fondation-iucpq.org

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