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Les solutions vertes

24 février 2015 - Par Michel Crépault

Une récente étude de Navigant Research a dévoilé que moins de la moitié des véhicules automobiles qui seront vendus à travers le monde d’ici 2017 seront propulsés par un moteur à essence traditionnel.

C’est donc dire que les véhicules électriques, hybrides ou utilisant un carburant alternatif composeront plus de la moitié des moyens de transport de monsieur Tout-le-Monde. Les derniers salons de l’auto de Los Angeles et de Détroit ont d’ailleurs servi de vitrine à des constructeurs intéressés par la filière de l’hydrogène (la pile à combustible).

À ce sujet, Hyundai est le premier constructeur à offrir en location (pendant trois ans à 599 $ par mois) aux Canadiens (d’abord de Vancouver) un véhicule utilitaire Tucson FCEV (Fuel Cell Electric Vehicle) dont le plein d’hydrogène prend moins de cinq minutes et procure une autonomie estimée à 420 km, soit l’équivalent du petit cousin à essence.

Tucson FCEV

Cela dit, l’hydrogène a encore des choses à prouver avant de jouir de la popularité croissante que génèrent actuellement les véhicules verts utilisant des technologies de plus en plus appréciées par les consommateurs. La première de ces innovations : la motorisation hybride (quand un moteur électrique vient prêter assistance au moteur à essence).

Une révolution

Tout a commencé au début du siècle quand Honda et Toyota ont présenté respectivement leur modèle hybride, l’Insight biplace pour le premier et la Prius pour le deuxième. On connaît la suite : les hybrides de Honda, dont l’Insight, maintenant à cinq portes, et la CR-Z, une nouvelle biplace, ont eu un succès mitigé, tandis que la Prius, non contente de devenir la championne incontestée des hybrides à travers le monde, s’est transformée en tribu en ajoutant la petite c, la familiale v et la version rechargeable (plug-in).

Dans le cas d’une majorité de véhicules hybrides conventionnels (autos et utilitaires), le moteur électrique sert à donner un coup de pouce au moteur à combustion (par exemple, en montant une pente), soit pour optimiser l’économie du carburant, soit pour accroître les performances sans accroître la consommation. Par contre, le véhicule hybride rechargeable améliore considérablement cette économie grâce à sa batterie, qui est non seulement plus grosse, mais qui peut aussi être rechargée à partir d’une prise de courant de 120 volts. Concrètement, cela signifie qu’une Prius « normale » parcourt une poignée de kilomètres en mode purement électrique, tandis que sa sœur enfichable peut en franchir 24. Une fois la batterie vide, le moteur à essence prend la relève.

D’autres constructeurs ont rejoint Toyota dans l’arène des hybrides rechargeables ou s’apprêtent à le faire. Par exemple (l’autonomie théorique en kilomètres en mode électrique à 100 % est indiquée entre parenthèses), Ford propose le multisegment C-Max Energi (33) et la berline intermédiaire Fusion Energi (33). D’ici 2016, Mitsubishi importera chez nous l’utilitaire Outlander PHEV (50), alors que Hyundai nous offrira sa Sonata Plug-in Hybrid (35) dès cette année. Notons que la berline Honda Accord Plug-in Hybrid (21) n’est pour le moment vendue qu’aux États-Unis seulement.

Même les bolides ont succombé à la mode de la voiture enfichable. Ainsi, BMW mise sur sa fabuleuse i8 (37), tandis que Porsche vient d’ajouter le Cayenne S E-Hybrid (35) à la Panamera S E-Hybrid (32) et à l’extraordinaire 918 Spyder (19) qui coûte toutefois un million de dollars.

Chevrolet a, pour sa part, brillamment innové avec sa Volt (60) enfichable introduite au cours de l’été 2011. Une fois sa batterie presque vide, un quatre cylindres 1,4 L se réveille, mais – et c’est là toute la différence – ce n’est pas lui qui fait avancer l’auto ; il fait plutôt tourner une génératrice dans son rôle de « prolongateur d’autonomie ». La seconde génération de Volt avec une batterie à capacité supérieure, dévoilée au récent Salon de Détroit, affichera une autonomie tout électrique allongée à 80 km.

La Cadillac ELR (60) utilise exactement le même principe sous des atours plus luxueux et à un prix qui les reflète, tout comme le futur Outlander PHEV d’ailleurs, véhicule de vocation très différente qui sera plus familial.

Tout électrique

Après les modèles hybrides et hybrides enfichables, on passe tout naturellement aux véhicules tout électriques. Cette fois, zéro essence, zéro pollution. Et pour apprivoiser les prix qui peuvent parfois freiner les ardeurs des amis de la planète, le gouvernement provincial offre toujours des rabais applicables à l’achat d’un VÉ (véhicule électrique).

Au Québec, pour le moment, on compte très exactement sept modèles (l’autonomie moyenne prévue est indiquée entre parenthèses) : la Nissan Leaf (135), la Ford Focus Electric (120), la Smart Fortwo Electric Drive (100), la Mitsubishi i-MiEV (100), la Tesla S (420) et la Kia Soul EV (150). La BMW i3 (60) propose, pour sa part, l’option d’un petit moteur bicylindre à essence pour doubler son autonomie.

Nissan Leaf

D’autres véhicules électriques proposés par les grands constructeurs sont pour le moment cantonnés aux États-Unis : la Chevrolet Spark EV, la Fiat 500e, la Mercedes-Benz Classe B Electrice Drive et la Volkswagen E-Golf.

Comme vous le voyez, ce ne sont pas les solutions vertes qui manquent, et leur nombre ira en augmentant au fil des ans. Vous laisserez-vous tenter ?

 

 

 

 

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