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Marie-Pierre Grenier - Contrôle de risque... à Singapour

6 juillet 2016 - Par Jean Chouzenoux

Pourquoi choisit-on de s’exiler à l’autre bout du monde à l’âge de 33 ans ? Raison personnelle ou motivation professionnelle ? On veut bien croire à la situation géographique équatoriale avantageuse de la cité-État de Singapour, qui lui confère une végétation luxuriante et un climat tropical avantageux, mais Marie-Pierre Grenier confirme que, depuis janvier dernier, elle est directrice associée pour le territoire de l’Asie-Pacifique de l’entreprise britannique Control Risks.

Pour la jeune femme originaire de Québec, qui a longtemps vécu dans le quartier Montcalm, débarquer à Singapour n’a pas provoqué un choc culturel particulier. « J’y avais déjà effectué un séjour lors d’un échange universitaire, en plus de travailler quelque temps au sein d’une ONG à Bangkok. De ces aventures est sans doute né mon attachement pour le continent asiatique. »

Larguez les amours !

« Dès mon embauche chez Control Risks, j’ai réservé un conteneur, dit au revoir à mes parents (que j’adore !), serré bien fort contre moi mon frère et ma petite nièce, pour ensuite me caler au creux de mon siège et m’envoler sur les ailes d’Air Canada. » Première mission en posant le pied sur le sol singapourien : dénicher un logis. Et pas question d’habiter dans « une boîte à savon » ! Elle veut pouvoir recevoir parents et amis, qui meubleront ces moments d’éloignement. Un mois plus tard, elle emménage au cœur du quartier River Valley, près d’un joli canal bordé d’une piste cyclable avec, en prime, une vue imprenable sur la ville. Seconde étape : obtenir son permis de travail à titre de Canadienne travaillant à l’étranger ; procédure qui s’est avérée tout aussi aisée.

De l’appartement de Marie-Pierre, la fenêtre s’ouvre sur ce canal et la cité-État de Singapour.


La vie à Singapour

Le principal effort d’adaptation a-t-il été la langue ? Que nenni ! C’est plutôt la chaleur tropicale qui indispose la nouvelle immigrante. Température moyenne : 35 degrés Celsius. Sans compter un taux d’humidité effarant et Éole, dieu du vent, régulièrement aux abonnés absents. Même aux aurores, la chaleur est accablante. Il lui faut alors reprendre progressivement la pratique de son activité favorite, la course à pied.

Marie-Pierre précise par ailleurs que pour communiquer, au travail comme dans la vie en général, l’anglais demeure la langue véhiculaire. Dans les années 1960, Singapour et ses environs constituaient un immense marécage. C’est devenu aujourd’hui un pôle technologique et financier international majeur, qu’anime une cohorte de professionnels, expatriés pour la plupart, d’où ce tronc commun constitué autour de la langue des affaires, devenue aussi la langue officielle de Singapour depuis son accession à l’indépendance.

« Sortir de sa zone de confort et aller à la rencontre de nouvelles cultures est un beau cadeau à s’offrir. »

Outre, bien sûr, le multiculturalisme et l’exotisme qui animent la « Ville Jardin », comme on la surnomme, Marie-Pierre est enchantée par la qualité et la diversité de la cuisine malaisienne, mais surtout, par son urbanisme réfléchi. En effet, dans la frénésie liée à l’essor fulgurant de la ville, le développement urbanistique n’a pas été conçu de manière débridée. Le tout s’est façonné avec une vision axée sur la famille, avec pléthore de jardins, d’aquariums, de parcs animaliers et d’aires d’amusement. De nombreux espaces verts ont été aménagés en opposition aux îlots de chaleur provoqués par des zones de construction parfois trop denses. L’élan de curiosité de Marie-Pierre est également assouvi par la visite des musées et des nombreux temples religieux.

Cette passionaria des langues maîtrise déjà l’anglais, l’espagnol et le portugais. Elle souhaite maintenant approfondir ses connaissances en indonésien, mais laissera tomber le mandarin, qui est « l’œuvre d’une vie », ajoute-t-elle. Bien sûr, il lui faut aussi voir du pays ! Sans attache, elle se promet de consacrer ses vacances à étancher sa soif du voyage. « Sortir de sa zone de confort et aller à la rencontre de nouvelles cultures est un beau cadeau à s’offrir. En fait, j’aurais aimé que mes parents soient diplomates ; cela m’aurait permis d’entreprendre plus tôt la visite de nouveaux pays. » 

La mosquée du Sultan, située dans le quartier Kampong Glam.


Gestion de risques

Rappelons quand même que Marie-Pierre est avant tout à Singapour pour des raisons professionnelles. Chez Control Risks, le mandat de la bachelière en droit, diplômée de l’Université McGill, est de soutenir les entreprises multinationales qui font affaire en Asie du Sud-Est, en procédant à l’analyse des risques politiques et éthiques et en s’assurant du respect des lois en matière d’intégrité et de corruption. Ça vous dit quelque chose… ? Avec la mise au jour de nombreux scandales financiers de haute voltige reliés à la corruption, les règles éthiques se resserrent partout et l’entreprise britannique apporte son concours à l’assainissement des mœurs financières. La société se déploie autour d’une trentaine de bureaux à travers le monde et celui de Singapour compte désormais sur la compétence et l’acuité d’une brillante et douée Québécoise, Marie-Pierre Grenier.

 

 

 

 

 

 

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