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Nathalie Parent, présidente de la CCARQ et du Salon de l’auto de Québec 2012

24 février 2012 - Par Gilles Levasseur

« Réussir, c’est faire une différence dans la communauté. »

L’expression consacrée lui va très bien : le monde de l’auto, Nathalie Parent est tombée dedans quand elle était toute petite ! Son père, Maurice, était alors propriétaire de Chatel Automobiles, sur Arago. Celle qui est aujourd’hui présidente de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de la régionale de Québec (CCARQ) et présidente du 31e Salon de l’auto de Québec 2012 connaît donc à fond tous les rouages de cet univers particulier, majoritairement masculin. Et elle entend y apporter sa vision toute personnelle…

Nathalie Parent
Nathalie Parent

Même si les voitures ont accompagné sa jeunesse, Nathalie Parent a connu un long intermède avant d’y revenir, au début des années 2000. Baccalauréat en enseignement en poche, elle répond à l’appel de l’Ouest pour passer près d’une décennie à Whistler, où elle évolue dans le milieu de l’hôtellerie et de la restauration. Son rêve ? Gérer son propre hôtel. « Un jour, je me suis ennuyée de ne plus admirer les levers et couchers de soleil à cause du paysage montagneux, se souvient-elle. Il suffira d’un bref séjour à Québec auprès de ma famille pour retomber amoureuse de la ville et y revenir pour de bon. » Elle songeait à poursuivre sa carrière dans l’hôtellerie lorsque son cousin lui offre un poste de gestionnaire chez Mazda Chatel. Pourquoi pas ? Mais elle devra s’initier à toutes les facettes d’une concession automobile, passant de la cour à la réception puis aux ventes, avant d’entrer comme conseillère chez Mercedes-Benz de Québec. Elle y multipliera les apprentissages pour atteindre la direction générale en 2004. Et depuis le début de l’automne 2011, elle occupe la vice-présidence de la concession, qui est en pleines expansion et restructuration, tant physiques qu’organisationnelles. « Mais ne se dit pas relève qui veut, raconte-t-elle ; j’ai beau être la fille de…, si mon constructeur décide que je ne fais pas l’affaire, ça ne passe pas. J’ai donc dû faire valider ma nomination en effectuant un stage de quelques semaines dans la Ville Reine. »

Les acrobaties de la conciliation famille-travail

Les défis professionnels de Nathalie Parent requièrent d’autant plus d’implication qu’un garçonnet de cinq ans partage sa vie à temps plein, que son conjoint travaille dans la métropole et que le trio se retrouve les fins de semaine en Estrie ! Voilà certes qui nécessite de la haute voltige en termes de conciliation de deux univers. « Quand j’arrive au bureau, ma journée est déjà largement entamée et mon fils m’y rejoint de nouveau en fin d’après-midi, j’y travaille avec lui et nous soupons ensemble. Cela apporte une dimension particulière à ma carrière, plus d’humanité, je dirais… »

Un monde d’hommes ?

Peut-on encore parler des défis pour une femme d’évoluer dans un milieu d’affaires encore majoritairement occupé par des hommes ? Nathalie Parent trouve la question moins pertinente que par le passé. « Cela dit, j’aime beaucoup travailler dans un environnement masculin ! Néanmoins, nous y sommes de plus en plus présentes. Il est certain que l’accession des femmes à des postes-clés apporte une façon nouvelle de percevoir et de gérer le monde de l’automobile, tandis que la clientèle féminine est de plus en plus avertie. Fait à noter, dans notre région, la présidence du Salon de l’auto doit être précédée d’une bonne expérience du conseil d’administration de la Corporation et d’une connaissance approfondie des défis qu’ont à relever les 129 concessionnaires de l’immense région couverte, notamment les difficultés liées au recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée, l’enjeu majeur présentement. Voilà pourquoi j’ai le goût d’un Salon qui en mettra non seulement plein la vue avec les véhicules, mais qui informera également les visiteurs sur les coulisses du monde de l’automobile et lèvera le voile sur la réalité de ses artisans. »

Donner au suivant !

Mais la véritable passion de Nathalie Parent a davantage trait au cœur qu’à l’automobile, car la souffrance humaine la touche beaucoup. « La vie est bonne pour moi, il convient donc que je redonne à la vie. L’implication communautaire fait vibrer en moi une corde très sensible, ce qui explique tout le temps que j’aime consacrer à des causes caritatives ; je le ferais volontiers à temps plein ! Les concessionnaires de la région sont très généreux à cet égard et à la Corporation, la Fondation Mobilis de la CCARQ permet justement d’améliorer la vie de gens aux prises avec des restrictions de mobilité dans un sens large. Je suis heureuse de pouvoir compter sur un tel levier afin de donner plus d’élan à mon désir d’aider. En effet, à mes yeux, la plus belle réussite, c’est d’avoir le bonheur de pouvoir faire une différence dans notre milieu… »

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