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Perspectives économiques 2018 - Croissance synchronisée des économies mondiales

1er mars 2018 - Par Gilles Levasseur

Il pourrait se passer bien des choses d’ici la fin de l’année 2018 et les prévisions pourraient être ajustées selon les conditions économiques. Néanmoins, c’est un portrait positif que dresse le Groupe Brunet Gilbert Paquet de la Financière Banque Nationale, à Québec. Malgré quelques préoccupations entourant l’ALENA et la hausse des taux d’intérêt, les perspectives sont à l’image d’une économie mondiale tournant à plein régime.

Les économistes de la Financière Banque Nationale estiment que cette légère hausse des taux d’intérêt pourrait surtout avoir un impact sur le marché immobilier. Heureusement, dans la région de Québec, la vigueur économique et le faible taux de chômage devraient en amoindrir de beaucoup les effets.


SCÉNARIO 2018-2019
(basé sur un faible risque de dérapage des négociations commerciales Canada-USA)
PIB canadien : ▲ 2,5 % (2018) ▲ 1,5 % (2019)
PIB québécois : ▲ 2,3 % (2018) ▲ 1,3 % (2019)
Taux d’intérêt, Banque du Canada : 2 % (fin 2018)
Inflation : légèrement supérieure à 2 %
(2e moitié d’année 2018, 1,9 % en 2017).

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Après une série de statistiques économiques positives, la Banque du Canada a augmenté, en janvier, pour la troisième fois, le taux d’intérêt à un jour, qui passe de 1 % à 1,25 %. D’ailleurs, il est probable que les taux demeureront accommodants pendant un certain temps, car les économies doivent composer avec beaucoup de tensions sous-jacentes, notamment, au pays, l’impact du niveau d’endettement des ménages. Les obligations du Canada sur 10 ans, qui affichaient un taux de 2,33 % en début d’année, pourraient terminer 2018 dans une fourchette de 2,7 % à 2,85 %.

INVESTISSEMENTS ET BOURSES

L’année 2018 a démarré sur les chapeaux de roues, les actions américaines enregistrant le meilleur mois de janvier depuis 1989 même si février a débuté avec une baisse des marchés. « Les leçons à tirer sont qu’après un tel début, nous devrions anticiper un retour de la volatilité, indique Richard Brunet, conseiller en placement et gestionnaire de portefeuille. Cependant, le repli observé en février semble davantage technique que le reflet d’un ralentissement économique. Nous nous attendons donc à ce que les marchés reprennent une tendance haussière en cours d’année en raison de la vigueur de l’économie mondiale, de sorte que les anticipations de bénéfices ont été fortement révisées à la hausse. Par ailleurs, aux États-Unis, l’un des dangers pour les actifs risqués pourrait être la hausse des taux d’intérêt nominaux. Tout porte à croire que l’inflation sera plus élevée au cours des prochains mois ; la Réserve fédérale resserra sans doute un peu plus sa politique monétaire en 2018. »

OÙ INVESTIR ?

En termes d’actions, en Amérique du Nord, l’équipe Brunet Gilbert Paquet s’efforce d’identifier les leaders dans chaque secteur. « Nous suggérons de viser des compagnies capables d’accroître leur bénéfice peu importe l’état de l’économie, et de s’assurer que les dividendes soient soutenus par un bilan de haute qualité, explique David Gilbert, conseiller en placement et gestionnaire de portefeuille. Il est important de choisir des compagnies canadiennes et américaines ayant une exposition à l’international et dotées d’un management et d’un actionnariat solides. De plus, nous considérons judicieux d’inclure des entreprises étrangères pour une autre raison ; en effet, les secteurs de l’énergie, de la finance et des matériaux comptent pour plus des deux tiers de l’indice canadien. En revanche, l’ampleur de l’économie américaine surpasse de beaucoup la nôtre à ce point de vue. On trouve un large éventail d’entreprises de consommation de base ou discrétionnaires, en haute technologie, santé, industrielles et autres », conclut M. Gilbert.

SE PROTÉGER CONTRE LA HAUSSE DES TAUX D’INTÉRÊT

« Du côté des obligations, quand les taux d’intérêt montent, les prix baissent, et la diminution du prix des obligations occasionnera une perte si vous devez vendre avant l’échéance », explique Sophie Paquet, conseillère en placement et gestionnaire de portefeuille. À cet effet, les gestionnaires de portefeuille suggèrent des obligations gouvernementales à échéances courtes, pour la majeure partie, ainsi qu’une bonne diversification des titres à revenu fixe. Pour maximiser le rendement tout en se protégeant d’une hausse de taux, ils recommandent, pour une portion du portefeuille, des actions privilégiées à taux rajustés, des obligations corporatives de qualité, des prêts à taux variables, des bons du trésor protégés contre l’inflation (TIPS) ainsi que des obligations à taux variables ou flottants.

PLACEMENTS « ALTERNATIFS »

Outre les actions ordinaires et les placements à revenu fixe, l’investisseur peut envisager les actifs dits non traditionnels baptisés « placements alternatifs », tels que l’immobilier, les infrastructures, les fonds de couvertures et les placements privés. « Ces solutions offrent une source de revenus supplémentaires tout en réduisant le niveau de risque de l’ensemble, précise Sophie Paquet. En effet, leur comportement diffère des deux autres catégories en raison de leur faible corrélation aux marchés boursiers et obligataires. Il faut préciser que nous recourons à des gestionnaires externes en ce qui a trait aux placements « alternatifs » et marchés étrangers hors de nos champs d’expertise, en vérifiant toutefois que leurs façons de procéder reflètent nos convictions. »

Pour en savoir davantage : brunetgilbertpaquet.ca

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