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Quand le sommeil fuit…

1er novembre 2019 - Par Johanne Martin

Bien dormir est essentiel. En plus de contribuer au maintien de la santé, le sommeil est souvent associé à la bonne forme et à l’humeur d’une personne. On estime toutefois qu’entre 30 et 40 % des adultes éprouvent des difficultés à dormir à un moment ou à un autre au cours d’une année. Pour cesser de compter les moutons…

Difficulté de concentration, fatigue et endormissement, irritabilité, maux de tête : les effets d’une mauvaise nuit peuvent être pénibles. Très courants dans notre société, les troubles du sommeil incluent l’insomnie, laquelle se subdivise en deux catégories : passagère et chronique. La première survient en présence d’un facteur qui compromet temporairement sa capacité à bien dormir, alors que la deuxième évoque un problème fréquent et durable.

« Selon les études, l’insomnie chronique affecterait environ 10 % de la population. Il faut par ailleurs savoir que 50 à 60 % des gens disent être en manque de sommeil. Nombreux sont ceux qui souffrent d’une privation malgré le fait qu’ils ont l’occasion de dormir », relate Charles M. Morin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les troubles du sommeil et professeur en médecine comportementale du sommeil à l’Université Laval.

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« Selon les études, l’insomnie chronique affecterait environ 10 % de la population. Il faut par ailleurs savoir que 50 à 60 % des gens disent être en manque de sommeil. » ‒ Charles M. Morin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les troubles du sommeil et professeur en médecine comportementale du sommeil à l’Université Laval.

De nos jours, l’exposition prolongée à l’écran d’un appareil électronique ou du téléviseur dans la chambre à coucher est notamment ciblée, l’individu devenant la principale cause de son manque de sommeil par son comportement. La véritable insomnie se caractérise quant à elle par un sommeil qui n’est pas réparateur plusieurs nuits par semaine pendant une période prolongée et elle ne concerne pas les personnes qui, naturellement, dorment peu.

Manifestations, causes et solutions

« Si le besoin de sommeil est variable d’un individu à l’autre, l’insomnie telle qu’elle est définie se manifeste de différentes façons : difficulté à s’endormir, réveils fréquents durant la nuit, réveil précoce le matin, difficulté à se rendormir et sensation de fatigue au lever même si l’on croit avoir suffisamment dormi en sont les signes prédominants », formule en résumé l’expert qui a fondé, en 1995, le Centre d’études des troubles du sommeil (CETS).

Une multitude de facteurs peuvent intervenir dans les troubles du sommeil ou encore les expliquer. Le décalage horaire, l’angoisse et l’anxiété, la sédentarité, le manque d’activité physique, le stress, certains problèmes de santé, le tabagisme, la consommation d’alcool, de café ou d’autres stimulants avant de se mettre au lit, de même que la prise de médicaments (cortisone, décongestionnants, antidépresseurs, etc.) en sont des exemples.

« On doit faire du sommeil une priorité ! déclare l’auteur du livre Vaincre les ennemis du sommeil. Maintenir un horaire régulier, réserver le lit pour dormir – et en sortir lorsqu’on n’y arrive pas – et consulter au besoin un psychologue formé en thérapie comportementale sont conseillés. » La médication, qui peut créer une dépendance, devrait être réservée aux situations de stress aigu à la plus faible dose et durant la plus courte période possible.


L’importance d’un bon matelas

Une personne passe en moyenne le tiers de sa vie au lit. Trop souvent, l’importance d’un bon matelas est négligée. Si celui-ci doit soutenir certains points de pression – hanches, épaules et bas du dos –, il faut également qu’il permette d’atteindre les phases de sommeil profond, celles qui favorisent un repos qualifié de récupérateur.

« Un bon matelas fait notamment en sorte que son utilisateur est moins porté à se tourner et à se réveiller. Selon certaines conditions – apnée du sommeil pour une meilleure respiration, reflux gastrique –, il peut s’avérer indiqué d’opter pour un lit articulé, lequel élève la tête. En cas de budget plus restreint, il est possible d’acheter des coussins en biseau », conseille Marc Savard, superviseur de la vente au détail chez Matelas Dauphin.

Une personne passe en moyenne le tiers de sa vie au lit. Trop souvent, l’importance d’un bon matelas est négligée.

Si on veut limiter les mouvements, surtout lorsqu’on dort à deux, le spécialiste recommande de choisir un lit à ressorts ensachés ou à mousse mémoire. « Quant à sa fermeté, il dépend des préférences. Suivant sa qualité, ajoutons qu’un matelas peut durer jusqu’à 20 ans », note M. Savard. Un bon oreiller, approprié à sa physionomie et à sa position de sommeil, a aussi son importance. Ce dernier doit maintenir la nuque ni trop relevée ni trop rabattue.

Pour en savoir davantage : matelasdauphin.com

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