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Relève et transfert d’entreprise

2 juin 2014 - Par Frédérick Masson

Quatre experts à la rescousse pour assurer de manière adéquate ce processus bien souvent délicat.

LE SPÉCIALISTE EN ACHAT ET VENTE D’ENTREPRISES À LA RESCOUSSE
L’expertise est indispensable

Contrairement à la croyance populaire, force est de constater que le marché actuel compte beaucoup plus d'entrepreneurs-repreneurs que d'entreprises de qualité à vendre. Bien que ce débalancement puisse s'avérer favorable pour le vendeur, il ne diminue en rien les défis auxquels font face les deux parties afin d'assurer la réussite de leur transaction.

Peu importe le contexte de transfert d’une entreprise, qu’il soit question d’une relève familiale, d’un rachat par la direction ou l’acquisition par un tiers, il est de mise d’assurer le dénouement optimal de l’opération. Quoique des connaissances financières approfondies s’avèrent essentielles, le succès d’une transaction repose également sur la confiance. Une confiance à laquelle peut contribuer un expert possédant les acquis nécessaires en matière de négociation, de vérification diligente, d’évaluation d’entreprise, de financement, de fiscalité, de droit, ainsi que de nombreuses subtilités pouvant faire la différence entre un succès et un échec.

« Tel un athlète inscrit au 110 mètres haies, on risque de franchir la ligne d’arrivée plus rapidement et dans de meilleures conditions si l’on procède une étape à la fois. » – Daniel Sanfaçon, président fondateur d’Ascension, achat et vente d’entreprises

Pour que la transaction soit gagnante pour les deux parties, il devient impératif de trouver un juste équilibre entre les aspects financiers, stratégiques et humains tout en assurant le respect du processus de transaction. « C’est pourquoi, tel un athlète inscrit au 110 mètres haies, on risque de franchir la ligne d’arrivée plus rapidement et dans de meilleures conditions si l’on procède une étape à la fois », mentionne Daniel Sanfaçon, CPA, CA, M. Sc., président fondateur d’Ascension, achat et vente d’entreprises, dont la mission est de réaliser les transactions de ses clients dans les meilleures conditions et les meilleurs délais possible.

Outre la mise en place d’un bon plan de relève, comprenant notamment les compétences à remplacer à la suite du départ du vendeur, une transaction réussie devra miser sur une évaluation juste et adéquate du profil de l’acheteur. À cet égard, il s’avère important pour les deux parties que le repreneur ait les qualités requises pour poursuivre les opérations de l’entreprise. Le succès d’une transaction repose également sur des informations financières et opérationnelles claires et de qualité, sur une bonne évaluation de la valeur de l’entreprise, et surtout, sur la considération accordée à la notion de confidentialité.

« Plusieurs personnes sont touchées par la vente d’une entreprise, que l’on pense aux employés, aux fournisseurs ou, encore, aux clients. En ce sens, il en va du respect de ces derniers de bien les informer, et ce, au bon moment », poursuit Daniel Sanfaçon.

Trop souvent, une transaction achoppe en raison de petits détails. Voilà où l’expertise, la compréhension des enjeux et la créativité à trouver des solutions contribuent assurément au succès d’une transaction.

 

L’AVOCAT À LA RESCOUSSE
L’importance d’un bon plan de relève

En matière de relève et de transfert, les défis sont nombreux et il est nécessaire de s’y préparer.

En l’absence d’une planification adéquate, les dirigeants pourraient être obligés de vendre leur entreprise au rabais, de la laisser à des successeurs qui n’ont pas les compétences nécessaires pour assurer sa survie ou, tout simplement, de fermer boutique. Ces risques peuvent toutefois se transformer en occasions pour les propriétaires d’entreprise, leurs employés et l’économie en général grâce à une préparation adéquate.

Photo : Caroline Grégoire

« La mise sur pied d’un bon plan de relève peut s’échelonner sur une période variant entre cinq et 10 ans. En réalisant un plan de relève à la dernière minute, on accentue les risques d’échec. » – Me Sylvain Tassé, associé principal au cabinet Tassé Bertrand Avocats

« La mise sur pied d’un bon plan de relève peut s’échelonner sur une période variant entre cinq et 10 ans, explique Me Sylvain Tassé, associé principal au cabinet Tassé Bertrand Avocats. En réalisant un plan de relève à la dernière minute, on accentue les risques d’échec. »

Plusieurs étapes sont nécessaires et chacune d’elles aura un rôle impératif dans le succès ou non de l’opération. Au-delà des aspects légaux, la rétention de personnes-clés, la transmission du savoir et la désignation de dirigeants aux postes importants sont des volets qui ne doivent pas être pris à la légère. Si tel était le cas, la transaction pourrait en souffrir.

« Plusieurs dirigeants désirent vendre, mais trouvent difficile le moment venu de lâcher le morceau. C’est pourquoi une bonne planification du mécanisme de sortie devient essentielle, tant pour celui qui part que pour celui qui acquiert une entreprise », précise Me Tassé, ajoutant qu’une transaction comporte non seulement un volet financier, mais aussi une foule d’autres détails d’une importance capitale. Il cite en exemple la rédaction de contrats d’emploi avec les membres-clés du personnel, ce qui permettra de rassurer ces derniers, mais aussi l’institution prêteuse.

Une étude de la Fondation canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) réalisée en 2005 démontre que 70 000 chefs d’entreprise du Québec étaient alors âgés de 50 ans et plus. À l’aube de 2015, on peut s’attendre à ce que ces derniers passent très bientôt le flambeau. Dans ce contexte, entreprendre la démarche d’élaboration d’un plan de relève le plus tôt possible, si ce n’est déjà fait, est la priorité absolue. Il ne s’agit pas d’un exercice ponctuel, mais d’un processus continu, qui se doit d’évoluer au rythme des changements.

 

L’INSTITUTION FINANCIÈRE À LA RESCOUSSE
Conjuguer avoir... et êtres humains

Pour réussir en affaires, il est impératif d’avoir du flair. Non seulement pour dénicher les meilleures occasions, mais aussi pour savoir reconnaître la force du capital humain qui est à la base des plus belles réussites entrepreneuriales.

On dit que derrière chaque grand homme, il y a une femme. Il est aussi vrai que derrière chaque homme d’affaires à succès, il y a une équipe. C’est au cœur même de cette relève que se situe la véritable valeur de l’entreprise. Témoin du passé et tournée vers l’avenir, cette mémoire vive est d’une richesse inestimable lorsqu’il est question de financement en matière de transfert ou de relève.

« Il va de soi que lorsque vient le moment de procéder au montage financier, le capital humain sera considéré, puisque son expertise est à la source d’une pérennité dans le temps », explique Michel Leclerc, vice-président Dette subordonnée, Nord et Est du Québec chez Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif.

« Les entrepreneurs ont tout intérêt à opter pour un transfert progressif, question d’assurer la transmission des connaissances, mais aussi de valider les orientations choisies. » - Michel Leclerc, vice-président Dette subordonnée, Nord et Est du Québec chez Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif

Dans un contexte où pas moins de deux millions d’emplois seront menacés au cours des 20 prochaines années si le processus de planification de la relève n’est pas géré de façon adéquate dans les PME canadiennes, M. Leclerc est d’avis que les entrepreneurs ont tout intérêt à opter pour un transfert progressif, question d’assurer une meilleure transmission des connaissances, d’apprendre à mieux se connaître et évaluer les partenaires, mais aussi de valider les orientations choisies. Tous ces éléments permettent d’éviter nombre d’écueils pouvant être dommageables lors d’un transfert non planifié ou précipité.

« Le succès d’une entreprise, c’est d’autant plus vrai en région, rayonne sur l’ensemble de la communauté. En matière d’emplois, qu’ils soient directs ou indirects, mais aussi en matière de notoriété régionale. Si la transaction proprement dite se limite bien souvent à deux parties, sur le terrain, le portrait de la situation est tout autre », ajoute M. Leclerc.

S’il perçoit depuis déjà près de cinq ans la croissance du nombre d’entrepreneurs qui choisissent de céder leur siège, M. Leclerc ne manque pas de souligner que l’entrepreneur d’aujourd’hui est bien différent de celui d’hier. Il remarque que la nouvelle génération, qui tend à prendre les rênes, propose une forme de gestion plus ouverte au partage à l’actionnariat, n’hésitant pas à s’entourer de gens aux expertises diverses et aux forces complémentaires, maximisant par le fait même les sources de capitaux et bien évidemment les chances de succès.

« Un plan de relève adapté, un capital humain engagé et un montage financier personnalisé : c’est là le chemin menant tout droit à la réussite », conclut M. Leclerc.

 

LE NOTAIRE À LA RESCOUSSE
Assurer une transmission harmonieuse

Les dossiers portant sur la relève ou le transfert d’une entreprise comportent plusieurs volets importants et souvent très complexes. C’est pourquoi chaque situation doit être abordée avec doigté et minutie, tout en tenant compte des facteurs émotifs qui peuvent entrer en ligne de compte.

La réalité d’un transfert en milieu familial implique des conséquences qui peuvent créer un impact à très long terme, en raison des risques importants de dérapages et de ruptures à l’intérieur du noyau familial.

Photo : Francis Fontaine

Qu’il s’agisse d’une relève ou d’un transfert d’entreprise, les aspects stratégiques et financiers sont clairement primordiaux. Mais au-delà de ces aspects, c’est le côté humain qui, bien que délicat, doit être privilégié. - Me Louis Philippe Baillargeon et Me Claude Samson, notaires et associés chez Côté Taschereau Samson Demers. 

« Une bonne connaissance des membres de la famille et des rapports entre ceux-ci peut ainsi permettre d’éviter les situations susceptibles de fragiliser l’ensemble du dossier, voire de le faire échouer dans certains cas, explique Me Louis Philippe Baillargeon, notaire associé chez Côté Taschereau Samson Demers. Le notaire a à sa disposition des informations privilégiées qu’il a pu obtenir au cours des années, voire des décennies, à titre de conseiller juridique de la famille, ce qui lui confère un avantage stratégique et une connaissance du facteur humain lui permettant de déterminer la meilleure façon d’aborder chacune des parties en regard des aspects juridiques à caractère plus sensible. »

Qu’il s’agisse d’une relève ou d’un transfert d’entreprise, les aspects stratégiques et financiers sont clairement primordiaux. Mais au-delà de ces aspects, c’est le côté humain qui, bien que délicat, doit être privilégié. « Il est essentiel de bien comprendre les enjeux et les intérêts de chacune des parties concernées avant d’aborder le cadre juridique et financier et aussi prévoir un échéancier raisonnable pour en assurer le succès, indique pour sa part Me Claude Samson, notaire également associé au sein de l’étude Côté Taschereau Samson Demers. Cette notion est d’autant plus vraie dans les dossiers à caractère familial, où les cas d’exploitation d’aînés sont possibles. C’est pourquoi il faut bien encadrer juridiquement l’exercice de transition et en assurer le suivi global. »

En raison de ses compétences et de sa connaissance du domaine, le notaire est particulièrement bien placé pour prendre acte des préoccupations de tout un chacun avec diligence et respect. Lorsque les intérêts de toutes les parties concernées dans une transaction doivent être pris en compte, sa capacité à poser un regard externe éclairé afin de proposer des solutions réalistes constitue un outil indéniable, voire essentiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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