PUBLICITÉ

TOUJOURS PLUS HAUT - Le témoignage de Marie-Hélène Bouchard, enseignante au Collège des Hauts Sommets

13 novembre 2018 - Par - Magazine PRESTIGE -

Marie-Hélène Bouchard, enseignante, en compagnie de Marie-Ève, élève graduée du Collège des Hauts Sommets.

Ceci est le cinquième volet d’une série de témoignages visant à mettre en valeur la mission particulière qui distingue le Collège des Hauts Sommets, une école secondaire privée mixte avec résidences scolaires située à Saint-Tite-des-Caps. Par son approche éducative axée sur l’aide aux élèves en difficulté d’apprentissage et d’adaptation, le Collège permet d’accomplir de petits miracles au quotidien. Ce n’est pas sans raison que sa devise est « Toujours plus haut ».

Le témoignage de Marie-Hélène Bouchard, enseignante au Collège des Hauts Sommets

Une carrière non préméditée

« Dans ma famille, le métier d’enseignante se transmet depuis plusieurs générations. On remonte à mon arrière-grand-mère, ma grand-mère, ma mère et, finalement, moi.

Jeune, je n’ai jamais envisagé de faire ma vie dans l’enseignement. Cependant, chaque fois que je passais devant l’école secondaire près de chez moi, là où mes frères ont étudié, j’avais une pensée folle : si un jour je devenais enseignante, c’est à cet endroit que j’aimerais travailler l

Les années ont passé, mon collégial s’est terminé et j’ai dû m’inscrire à l’université. Le cauchemar ! Dans quel programme allais-je m’inscrire ? Finalement, j’optai pour des études en géographie et devins spécialiste en géographie physique. Études très intéressantes, mais côté carrière, pas grand avenir. Afin de mettre à profit mes études, je décidai donc, après trois ans sur le marché du travail, de retourner sur les bancs d’école et de me spécialiser en histoire, en français et, finalement, en enseignement. Arriva le moment des stages : je cognai à la porte de cette fameuse école, on m’accueillit très gentiment, j’y fis mes stages et on m’offrit un poste… voilà 26 ans déjà !

« Après toutes ces années, ma passion est toujours au rendez-vous. Cette flamme se ravive d’année en année et je ne regrette aucunement mon choix de vie, car l’enseignement, c’est une vocation ! »

Après toutes ces années, ma passion est toujours au rendez-vous. Cette flamme se ravive d’année en année et je ne regrette aucunement mon choix de vie. Oui, un choix de vie, car l’enseignement, c’est une vocation ! Durant toutes ces années, j’en ai côtoyé des adolescents de toutes sortes ! Chaque élève, peu importe son bagage, est unique. Celui ou celle à qui tu transmets ton savoir et que tu vois cheminer, réussir, s’épanouir... c’est le plus beau de notre métier. Comme je le dis souvent : « Ma vraie paie, c’est ça ! » Le passage de ces élèves dans ma vie professionnelle sera immortalisé comme des moments magiques et magnifiques. Laissez-moi vous raconter l’une de ces belles histoires que seul le Collège peut offrir, celle de Marie-Ève.

L’histoire de Marie-Ève

Un matin, mon directeur me rencontre et me parle d’une jeune qu’on s’apprête à accueillir. Le profil qu’on m’en fait est peu rassurant : troubles multiples, dyslexie, dysorthographie, déficit d’attention, etc. Le type de jeune que l’on dirige trop souvent vers des classes spéciales, celui qu’on étiquette et qu’on isole des élèves « réguliers ». On avait même été jusqu’à lui proposer d’arrêter l’école et de poursuivre sur le marché du travail, elle qui n’a que 16 ans et n’a pas encore son secondaire 2. « J’aimerais que vous soyez son tuteur », me demande mon directeur. J’accepte, mais avec méfiance. J’anticipe beaucoup cette première rencontre.

Arrive alors devant moi une belle grande fille, douce, polie, souriante ! Mais aussi, une fille anxieuse, inquiète, avec très peu d’estime d’elle-même. Or, même avec son air timide, elle dégage une telle force ! Elle me démontre un immense désir de réussir. C’est pour moi un coup de cœur professionnel ! Il est clair dans ma tête que je vais tout faire pour aider cette jeune adolescente. J’accompagne donc Marie-Ève pendant 4 ans, malgré des hauts et des bas, de multiples embûches, des découragements, des abandons, des larmes côtoyant la motivation, les encouragements, le soutien moral, l’accompagnement, le réconfort...

De la phrase : « Madame, je ne suis plus capable, j’abandonne ! » à : « Madame, j’ai réussi mon cinquième secondaire et je suis fière de moi ! », il y en a eu des tempêtes, je peux vous le dire, et de très grosses !

En 2016, Marie-Ève a été finaliste lors du Gala Forces Avenir pour sa persévérance : tout un exploit ! Mais le plus beau, c’est qu’elle a été notre finissante au Collège des Hauts Sommets. Son nom est gravé dans le Grand Livre des réussites et des petits miracles que le Collège des Hauts Sommets réalise chaque année.

Aujourd’hui, elle va très bien et a repris confiance en elle. Elle travaille et elle a des projets d’étude. Nous sommes restées en contact. Je suis toujours aussi fière d’elle.

Une carrière non préméditée, mais ô combien appréciée après toutes ces années ! Les gènes familiaux m’auront finalement été bien profitables… »

PUBLICITÉ
X