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Supplément croisières / Trois questions à Carl Robitaille, président de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent

6 septembre 2017 - Par Gilles Levasseur

Carl Robitaille

Supplément croisière

Comme pour tous les bâtiments naviguant sur le Saint-Laurent, la venue des transatlantiques à Québec ne serait pas possible sans l’intervention des pilotes québécois. À bord de ces hôtels des mers, ils travaillent toujours en duo pour les mener à bon port, se relayant à la barre et contre-vérifiant tout constamment afin de réduire au minimum le risque d’erreur humaine.

1/ La navigation sur le fleuve Saint-Laurent serait l’une des plus périlleuses au monde. Pour quelle raison ?

La zone comprise entre Les Escoumins et Québec comporte son lot de singularités. Outre les glaces, qui concernent moins la saison des croisières, ce sont surtout les grandes marées qui requièrent de la vigilance. En effet, le courant ne s’écoule jamais dans le même sens et avec des vélocités qui varient constamment ; sans compter les profondeurs différentes de la colonne d’eau, notamment les hauts fonds devant Cap-Tourmente. Il nous faut donc travailler avec la marée.

2/ Quel est le principal défi que vous devez relever quand des navires, petits ou gros, accostent en ville  ?

Lors de l’accostage à Québec, la force du courant et des vents ainsi que l’espace à quai régulièrement restreint constituent les principaux défis. La plupart du temps, les systèmes de propulsion sophistiqués de ces géants suffisent pour exécuter les manœuvres d’approche. Les remorqueurs n’interviennent que par grands vents, leur présence étant alors obligatoire.

3/ Quel est le navire ou la situation qui vous a donné le plus de fil à retordre jusqu’à maintenant ?

Aucun ! Le bilan de nos pilotes est très positif, car dans les 20 dernières années, aucun incident impliquant un paquebot n’a mis en cause la sécurité maritime. Nous allons faire en sorte que cela continue.

Pour plus d’informations : cpbsl.ca

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