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Aéroport international Jean-Lesage de Québec - Moteur de développement économique

29 mai 2013 - Par Gilles Levasseur

Au fil des ans, l’Aéroport internati onal Jean-Lesage de Québec est devenu un moteur socio-économique majeur pour la région de Québec. Sur le seul plan des emplois directs, par exemple, un millier de personnes y travaillaient lors de la privatisati on en 2000 ; aujourd’hui, ce chiffre a presque triplé et on estime qu’il atteindra 5 000 en 2020.

Visionnez l'entrevue qu'a accordée Gaëtan Gagné, président et chef de la direction de l'aéroport de Québec, à PRESTIGE TÉLÉVISION en juin 2013.

 

Dans une récente étude, dont les résultats ont été publiés en avril 2013, le Conference Board du Canada évalue à 425 millions de dollars de PIB (produit intérieur brut) les retombées économiques générées par l’aéroport. Sa présence produit un revenu de travail de 98 millions de dollars dans la région de Québec et de 95 millions dans le reste du Québec. Quelque 4 450 emplois directs et indirects découlent de ses activités, 1 500 dans la région et le reste, ailleurs au Québec et en Ontario. Quant à l’impact économique annuel sur l’industrie touristique régionale, il est estimé à près de 100 millions.

 

M. Gaëtan Gagné, président et chef de la  direction de Aéroport de Québec inc. (AQi)

M. Gaëtan Gagné, président et chef de la direction de Aéroport de Québec inc. (AQi)

« On observe un intérêt croissant pour notre région en raison de l’amélioration du lien aérien, en l’occurrence 350 vols par semaine actuellement, précise le président et chef de la direction de Aéroport de Québec inc. (AQi), M. Gaëtan Gagné. Et ce n’est qu’un début, car plus le nombre de voyageurs augmentera, plus les retombées économiques seront importantes ; il s’agit d’une spirale ascendante. Et le sentiment de fierté des gens de Québec à l’égard de l’aéroport est très élevé, comme l’a confirmé un sondage que nous avons commandé ; en effet, le taux de satisfaction de la population atteint 93 % et une proportion tout aussi grande se dit favorable à l’agrandissement et à la modernisation de nos installations. N’oublions pas que le transport de cargaison est aussi à un fort développement, avec tout ce que cela implique en termes de capacité d’entreposage et d’attraction pour des immeubles à bureaux sur le site de l’aéroport en lien relativement aux parcs industriels de la région. »

 

UNE CROISSANCE EXCEPTIONNELLE

Depuis sa privatisation en 2000, l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec a le vent sous les ailes, avec une croissance de 121 %, dont près de la moitié a suivi l’ouverture de la nouvelle aérogare en 2008. Mais l’achalandage ne cesse d’augmenter, de sorte que pour desservir les deux millions de passagers annuels prévus en 2020, l’aéroport devra investir quelque 225 millions de dollars d’ici la fin de 2016.

Cette nouvelle réactualisation des installations est capitale pour l’aéroport. En effet, la planète se conjugue de plus en plus à la cinquième grande vague de transport, celle des aéroports. « D’ici 2030, on prévoit que le trafic mondial aura doublé avec 36 000 appareils et 12 milliards de voyageurs annuellement, précise Gaëtan Gagné. Nous n’avons donc pas le choix de monter à bord. Aujourd’hui, les aéroports dépassent la simple notion d’aérogares, ils sont désormais le coeur et l’âme du développement économique d’une région qui aspire à la prospérité et à la pérennité de son développement. »

Le président et chef de la direction va plus loin en parlant des aéroports comme de véritables « villes » reflétant les valeurs et les aspirations d’une société. « Ils nous permettent de nous inscrire parmi les sociétés modernes, visionnaires, en constante interaction et résolument tournées vers l’avenir. Plus que de simples points de départ et d’arrivée, ils sont devenus des lieux de destination, constituent de véritables leviers de vitalité économique et des pôles d’attraction favorisant le développement commercial, immobilier, industriel et résidentiel. On parle alors de parcs technologiques, de centres de distribution, d’usines, d’hôtels, de logements, d’attractions touristiques, d’établissements d’enseignement, de soins de santé et autres situés à proximité. Après les métropoles, nous voici rendus à l’ère des aérotropoles. »

 

DES TRAVAUX MAJEURS

La première étape des travaux prévus consiste en la construction d’un stationnement étagé (en cours), un projet de près de 40 millions de dollars qui sera achevé d’ici l’an prochain et qui ajoutera 940 places nettes aux 1 254 espaces présentement disponibles. « Nous ne disposions pas d’un stationnement couvert, atout si important, notamment en période hivernale, explique M. Gagné, surtout que le développement du Nord entraînera davantage de déplacements fréquents de travailleurs à partir de Québec. » D’ici la fin des travaux, un stationnement secondaire avec navette sera utilisé.

La clé de voûte de cette réactualisation est l’agrandissement de la section des vols internationaux. Les travaux, qui doivent commencer au printemps 2014, doubleront l’actuelle superficie de 25 000 mètres carrés d’ici le début de 2017. « Pour les passagers, le nombre accru de portes d’embarquement signifiera plus de vols internationaux, de meilleures dessertes, l’ajout de routes et davantage de départs en début de journée ; bref, une offre nettement améliorée, se réjouit Gaëtan Gagné. Nous devons nous préparer dès maintenant en vue du niveau annuel de 3,5 millions de voyageurs prévu en 2035. Depuis le début, une planification sur au moins deux décennies a été nécessaire pour répondre aux besoins des voyageurs d’affaires autant que de loisirs. Je rappelle que les gouvernements provincial et fédéral contribueront à hauteur de 100 millions de dollars, soit 50 millions chacun, des 225 millions nécessaires à la concrétisation de cette importante phase. »

 

Puisque la nouvelle portion de l’aérogare empiétera sur l’actuelle caserne à incendie, un nouveau bâtiment sera érigé ainsi qu’un centre d’entretien pour les véhicules de l’aérogare. De plus, des voies de circulation seront améliorées, certains tabliers élargis et des stationnements pour aéronefs ajoutés.

Cette nouvelle phase d’amélioration des installations vise l’horizon de 2017. Avec une capacité ainsi doublée, l'aéroport pourra gérer la croissance prévue à plus long terme, laquelle générera des retombées de l’ordre d’un milliard de dollars en plus des 9 000 emplois directs et indirects qui en découleront. « C’est bien suffisant pour transformer radicalement et positivement le visage économique de la région de Québec, conclut M. Gagné. Chose certaine, nous aurons le sentiment d’y avoir fortement contribué. »

 

L’AÉROPORT INTERNATIONAL JEAN-LESAGE DE QUÉBEC EN QUELQUES CHIFFRES :
  • Nombre de vols par semaine : 350
  • Nombre d’employés : près de 3 000
  • Salaires versés au personnel : 100 M$
  • Retombées économiques : 425 M$
  • Impact économique : 100 M$
Information : aeroportdequebec.com

 

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