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Consulat honoraire de la République de Madagascar à Québec

7 septembre 2012 - Par Johanne Martin

Ceci est le premier volet d’une série de reportages consacrés aux consulats honoraires à Québec. PRESTIGE vous propose de découvrir l’engagement remarquable dont font preuve certains d’entre eux et le rôle de premier plan qu’ils jouent dans les relations qu’entretiennent deux pays.

Un partenariat gagnant-gagnant

Un pays – Madagascar – qui présente certains besoins et une ville – Québec – bien pourvue en expertises de toutes sortes. Il n’en fallait pas plus pour que le consul honoraire de la République de Madagascar à Québec, Augustin Raharolahy, saisisse l’occasion d’apporter sa contribution à une collaboration fort prometteuse entre deux régions du globe qui partagent bien plus qu’il n’y paraît à première vue…

« Il y avait des avantages indéniables de part et d’autre. À la base, il faut dire que Québec, comme province francophone, possède une structure économique qui intéresse beaucoup Madagascar. L’arrimage potentiel était donc bien réel », commence le consul, lui-même d’origine malgache, mais très bien intégré dans la fonction diplomatique qu’il occupe ici, dans la capitale.

À la jonction des intérêts des deux communautés : le Comité Québec Madagascar pour la coopération internationale (CQMCI). Coprésidée par le consulat de la République de Madagascar à Québec et par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, cette structure créée sur mesure intervient, tant sur le plan économique et commercial que sur le plan institutionnel, en encourageant le transfert de connaissances et d’expertises.

« Il s’agit en fait d’une formule de diplomatie économique, d’une façon pour un consul honoraire d’être présent dans la sphère économique avec l’appui, bien entendu, de partenaires », précise Augustin Raharolahy, particulièrement enchanté des résultats obtenus lors de la mission économique qui s’est tenue, il y a quelques mois, en territoire malgache et, plus récemment, lors de la visite à Québec du représentant officiel du CQMCI à Madagascar, Simon Rakotondrahova.

Les deux activités ont en effet pavé la voie à une collaboration dans divers secteurs d’activité. Concrètement, le tourisme, l’aéronautique, l’énergie, la gouvernance et la santé, auxquels s’ajoutent des possibilités de partenariat dans les domaines maritime et de l’agroalimentaire, ont été au cœur des échanges.

Des projets en voie de se réaliser

Vital pour Madagascar, le tourisme fait l’objet d’une attention particulière de la part du Comité. Plus particulièrement, l’écotourisme de même que le tourisme urbain et de villégiature sont visés. Si on souhaite faire de Madagascar une destination plus prisée en ayant notamment recours à l’expertise québécoise pour former, sur place, des formateurs pour les guides touristiques, on veut aussi offrir des vols plus directs à des prix plus intéressants à partir de la capitale.

« En ce qui concerne l’aéronautique, la formation est également dans notre mire : formation des mécaniciens, formation en avionique et formation continue en pilotage, enchaîne M. Raharolahy. Avec Air Madagascar, il y a par ailleurs des discussions autour de l’achat d’avions pour la desserte nationale du pays. Le même objectif de formation est poursuivi en matière de transport maritime, où on entrevoit, au surplus, une aide à apporter en ce qui a trait à la planification portuaire et au développement maritime. »

Au chapitre de l’énergie, une analyse du potentiel des cours d’eau a permis de déterminer que 7 000 mégawatts dormaient dans les rivières malgaches, selon le consul. « Des centrales hydroélectriques pourraient être construites à au moins deux endroits. Actuellement, au Canada, il y a recherche de partenaires dans ce dossier. »

La formation des fonctionnaires figure aussi parmi les priorités de la République de Madagascar. Les efforts consentis ici dans la gestion de l’État intéressent grandement les autorités de l’île Rouge. Pour renforcer les compétences de la fonction publique malgache, on mise entre autres sur le resserrement des liens entre l’École nationale d’administration de Madagascar et l’École nationale d’administration publique, qui a pignon sur rue dans le quartier Saint-Roch.

« Dans le domaine de l’enseignement supérieur, mentionnons au passage que la Faculté de médecine de l’Université Laval et celle des sciences de l’administration ont signé, l’an dernier, des accords-cadres avec les entités malgaches. Les facultés de médecine d’Antananarivo et de Mahajanga et l’Institut national des sciences comptables et de l’administration d’entreprises collaborent ainsi avec l’Université Laval à des échanges d’étudiants inscrits au doctorat », lance pour sa part Liantsoa Andriamahenina, une étudiante malgache qui participe aux activités du Comité Québec Madagascar.

Enfin, dans le secteur de l’agroalimentaire, ce que le consul honoraire qualifie de « renforcement des capacités locales par l’exportation d’expertises » est également au centre de discussions prometteuses. Un producteur d’huiles essentielles de la région de Québec de même que le Groupe Lassonde, en Montérégie, ont été rencontrés dernièrement et se sont montrés intéressés à partager leur savoir-faire afin d’aider des entreprises de Madagascar à optimiser leur production.

« On pourrait être porté à croire que les avantages ne se situent que d’un côté, mais il ne faut pas oublier que Québec et le Québec préparent leurs relations avec Madagascar. Pour les entreprises d’ici, il y a tout un potentiel de développement de marché à aller chercher là-bas », conclut Frédéric Couttet, directeur des Affaires internationales à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Madagascar… en bref

La capitale, Antananarivo, dont la population frôle les deux millions d’habitants.
La capitale, Antananarivo, dont la population frôle les deux millions d’habitants.

Située au sud de l’équateur, dans l’océan Indien, Madagascar est la cinquième île du monde en superficie. Ancienne colonie française ayant obtenu son indépendance en 1960, le pays, administré par un gouvernement de transition, compte aujourd’hui un peu plus de 21 millions d’habitants. Après le malgache, le français est la deuxième langue officielle de celle qu’on appelle aussi l’île Rouge.

Membres du Comité Québec Madagascar :
Liantsoa Andriamahenina, stagiaire ; Frédéric Couttet, directeur des Affaires internationales à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec ; Alice Raharolahy, épouse du consul honoraire de la République de Madagascar ; Augustin Raharolahy, consul honoraire ; et Isabelle Déry, présidente de la firme ID Entrepreneurship et membre du comité international de la Francophonie économique.

Absente sur la photo : Guylaine Leclerc, vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

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