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Cuvées de soif pour la saison estivale

7 juillet 2011 - Par Jean-Sébastien Delisle

Un style de vin délaissé durant l’hiver fait un retour en force et habille nos coupes d’une couleur florale. Il s’agit, bien sûr, du vin rosé, qui garnit généreusement les étalages des succursales SAQ en ce moment. J’aimerais donc, ce mois-ci, vous faire découvrir des vins rosés plus secrets, moins connus que leurs homologues de Provence, par exemple.

Les immenses progrès des 20 dernières années en matière d’œnologie — la science et la technique de la fabrication et de la conservation des vins — n’ont pas épargné le vin rosé, et c’est tant mieux ! Il n’est plus permis de parler des rosés comme de petits vins, encore moins de les comparer à des vins rouges dilués. Ils ont désormais leur place à part entière dans votre cellier et sur les cartes des restaurants. Mais surtout, ils sont sortis de la triste réputation que leur ont faite certains produits, comme le fameux Mateus, si populaire hier.

C’est bien connu, le pinot noir produit des vins d’une finesse remarquable lorsque vinifié en rouge. Mais saviez-vous que ce cépage produit des vins rosés d’une aussi grande distinction ? Deux cuvées attirent particulièrement mon attention. D’abord, la cuvée de Marsannay rosé de Bruno Clair. D’une teinte saumoné pâle, ce nectar offre une acidité rafraîchissante, un nez de cerises des bois et une élégance que je qualifierais de féminine. Conçu pour l’apéro et les entrées, il est d’une facture tout à fait bourguignonne.

Pour ceux qui préfèrent les vins du Nouveau Monde, voici une belle surprise. Le célèbre vignoble Caymus, en Californie, produit lui aussi un pinot noir rosé, nommé Pinot Noir Belle Glos Œil de Perdrix, ce qui fait référence à la couleur de ce vin (œil de perdrix). Plus costaud, tout en restant digeste, aux arômes de framboises mûres et à la bouche plus généreuse, voire crémeuse, il se situe à mi-chemin entre le vin d’apéritif et le vin de table. Le saumon et la volaille lui conviennent parfaitement.

Vous voulez vous procurer un rosé de table et sortir du sempiternel Tavel ? J’ai la solution pour vous ! Une appellation italienne, qui ne produit que du rosé adapté à la nourriture : la cuvée Rosamara, sur l’appellation Garda Chiaretto Classico, de la maison Costaripa. Élaboré uniquement avec des cépages autochtones (marzemino, sangiovese et barbera) aux abords du spectaculaire lac de Garde, c’est le grand rosé de gastronomie, avec de la chair et de la soif, du panache à l’italienne en prime.

Pour terminer, voici le vin par excellence pour les produits de la mer, un blanc du Jura, sur l’appellation Arbois Pupillin : la cuvée Jurassique de Jean-Michel Petit, du domaine de la Renardière. Il exhale des notes classiques de ce terroir (iode, curry, noix) sans pêcher par excès, avec une vibrante acidité et un corps ne manquant pas de matière. Régalez-vous avec des pétoncles, crevettes, poissons goûteux, huîtres et autres. Il supportera également la marque de gril de votre barbecue. Fantastique !

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