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EN PAGE COUVERTURE - À la tête de Siemens Mobilité Canada, un Québécois veut propulser notre transport en commun

18 juin 2021 - Par Marc Jean

Sur la photo : Yves Desjardins-Siciliano, président-directeur général de Siemens Mobilité Canada. © Marjorie Roy, Optique Photo

En mai 2020, Yves Desjardins-Siciliano devient président-directeur général de Siemens Mobilité Canada. Un an plus tard, pandémie oblige, il n’a toujours pas rencontré la plupart de ses employés en personne. Malgré cette contrainte, en mai 2021, il fait l’acquisition de RailTerm : une société d’entretien d’infrastructure ferroviaire ayant des activités principalement au Québec et en Ontario. Fort de cette première acquisition, ce Québécois entend faire de Siemens Mobilité Canada un chef de file dans la modernisation du transport collectif canadien.

Il explique sa motivation par l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Au Québec, près de 25 % des GES sont produits par nos voitures et camions légers. Pour changer cette habitude, on doit mettre en place des transports collectifs électrifiés qui sont accessibles, abordables, et surtout fréquents. Le développement de réseaux de transport en commun est une solution aux nombreux problèmes de notre société, et notre pays est mûr pour moderniser ses infrastructures. Chez Siemens Mobilité, nous avons des solutions et des technologies innovantes pour faire partie de la solution », indique-t-il.

© Marjorie Roy, Optique Photo

« Le développement de réseaux de transport en commun est une solution aux nombreux problèmes de notre société, et notre pays est mûr pour moderniser ses infrastructures. Chez Siemens Mobilité, nous avons des solutions et des technologies innovantes pour faire partie de la solution. » - Yves Desjardins-Siciliano, président-directeur général de Siemens Mobilité Canada.

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Passionné, tenace et ambitieux. Trois adjectifs qui reviennent souvent pour décrire Yves Desjardins-Siciliano. Ses amis et collègues disent de lui qu’il est attentionné et toujours en mode solution. « J’aime les défis, et plus ils sont imposants, plus ils m’intéressent. Développer l’empreinte de notre entreprise au Canada est un défi comme je les aime. Cependant, ce serait impossible si j’étais seul là-dedans ! Ici, je peux compter sur une belle équipe, une équipe qui s’agrandit d’ailleurs, parce que des projets, on en a plein ! Chez Siemens, nous souhaitons faire une différence et faire bénéficier les villes du Québec et du Canada des meilleures technologies et du meilleur savoir-faire pour propulser le transport en commun vers ce qui se fait de mieux dans le monde. »

L’Avenio est un tramway moderne, confortable, fiable et accessible qui répond parfaitement aux exigences de certaines des plus grandes villes du monde.
Metro Transit Minneapolis – St. Paul. Siemens Mobilité relie les villes jumelles toute l’année grâce à son véhicule léger sur rail S70 personnalisable.
Calgary Transit. Siemens Mobilité a livré plus de 270 véhicules pour le système de métro léger de Calgary, ces véhicules gardent la ville en mouvement depuis près de quatre décennies.

Un PDG du Québec et un ancrage à Québec

Originaire de Montréal, M. Desjardins-Siciliano est avocat de formation. Communicateur né, il a vu sa carrière progresser rapidement au sein de grandes entreprises telles que Bell Mobilité et IBM, en plus d’avoir dirigé une entreprise de conseil privé. Depuis 2017, il est lieutenant-colonel honoraire du Régiment de Maisonneuve, un titre honorifique qu’il a accepté afin de représenter les membres et les réservistes des Forces armées canadiennes dans la société civile.

Yves Desjardins-Siciliano a participé à une conversation avec le ministre des Transports François Bonnardel lors d’un événement de Trajectoire Québec.

Soucieux de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, M. Desjardins-Siciliano a reçu un prix de La Gouvernance au Féminin reconnaissant son apport exceptionnel pour l’avancement de la femme dans des rôles de gouvernance. Celui que ses employés appellent tout simplement « Yves » possède aussi une longue feuille de route dans le secteur public. En plus des différentes fonctions exécutives, dont celle de président-directeur général qu’il a occupée chez VIA Rail, il a été chef de cabinet d’un ministre fédéral du Travail et des Transports. Si tout au long de sa carrière, il s’est promené entre les villes de Montréal et de Toronto, M. Desjardins-Siciliano a choisi de demeurer à Montréal pour occuper ses fonctions de PDG de Siemens Mobilité Canada.

« J’aime les défis, et plus ils sont imposants, plus ils m’intéressent. Développer l’empreinte de notre entreprise au Canada est un défi comme je les aime. »

M. Desjardins-Siciliano avoue avoir toujours eu un attachement particulier pour Québec, ville d’une beauté exceptionnelle. « J’adore Québec et je viens souvent ici pour affaires ou pour les loisirs. Lorsque j’étais chef de cabinet d’un ministre fédéral, j’ai contribué à l’amélioration des infrastructures de l’Aéroport de Québec, qui souhaitait accueillir davantage de vols internationaux ». Au cours des dernières semaines, le PDG de Siemens Mobilité au Canada a d’ailleurs pris part à quelques activités à Québec. « J’ai eu le plaisir d’être le président honoraire d’un événement de la Jeune Chambre de commerce de Québec et j’ai aussi eu l’occasion de m’adresser à des étudiants de l’Université Laval. De plus, je m’assure de garder contact avec la communauté d’affaires de Québec, et d’être ainsi à l’affût des occasions et de ce qui se passe sur le terrain. »

Yves Desjardins-Siciliano a participé, à titre de président d’honneur, à la soirée Bourse Jeune Entreprise de la Jeune Chambre de commerce de Québec. © Stéphane Audet, Audet Photo

Une expertise unique et orientée vers l’utilisateur

L’avenir de la mobilité des zones urbaines à forte densité passe par le transport en commun. « Les jeunes font le choix d’obtenir un permis de conduire plus tard dans leur vie qu’auparavant. Certains ne veulent simplement pas conduire. Les villes sont de plus en plus denses et nous perdons un temps précieux dans nos voitures, en plus d’augmenter les risques pour notre sécurité et les émissions de gaz à effet de serre. La solution d’avenir passe par le transport collectif, nonobstant les effets de la pandémie. » Mais attention, l’expérience client doit être en constante évolution. « Il faut savoir adapter son offre pour attirer les utilisateurs. C’est la base d’un système de transport en commun en bonne santé. Siemens possède une expertise unique au monde en termes de numérisation des services et de solutions de transport », explique-t-il avec passion.

Un partenaire pour la relance économique

Pour le dirigeant, il est clair que Siemens Mobilité doit faire partie de l’effort collectif pour la relance économique du Canada. « Au Québec, Siemens Mobilité et ses sociétés affiliées emploient plus de 1 200 personnes. Nous avons le matériel roulant et la capacité d’exécuter non seulement des projets d’infrastructure complexes, mais aussi de les financer. Nous disposons de systèmes performants d’électrification, de signalisation, de communication ferroviaire et de contrôle routier pour rendre les intersections urbaines plus efficaces et plus sécuritaires. Et maintenant, avec l’acquisition de RailTerm, nous pouvons offrir l’entretien de l’ensemble de l’infrastructure ferroviaire. C’est une offre unique dans le marché et elle prend son origine ici au Québec. C’est pourquoi nous sommes engagés à travailler de concert avec les gouvernements et leurs agences de transport pour contribuer au développement des réseaux de transport en commun et continuer de créer des emplois ici. »

M. Desjardins-Siciliano explique que les Canadiens s’attendent à ce que les projets majeurs d’infrastructure créent des emplois locaux. « Or, ils s’attendent aussi à ce que les fournisseurs apportent de l’innovation, qu’ils améliorent l’expérience pour les passagers, qu’ils proposent des solutions de transport plus sécuritaires et durables. Chez Siemens Mobilité, nous avons de grandes ambitions d’investissements au Québec et au Canada », conclut M. Desjardins-Siciliano. Clairement, la pandémie n’aura pas ralenti ce passionné de la transformation et du progrès.


Questions en rafale à Yves Desjardins-Siciliano

© Marjorie Roy, Optique Photo

Plusieurs personnes croient qu’un tramway n’est pas une solution réaliste pour les hivers québécois et canadiens. Que répondez-vous à cela ?
Je comprends la préoccupation, parce que nous ne sommes pas habitués à cette technologie au Québec. Nos technologies sont adaptées pour faire face à nos hivers québécois. Siemens a construit des systèmes de tramway dans des villes où les hivers sont parmi les plus rigoureux, comme Edmonton et Calgary. Nous avons développé des solutions pour relier les villes de St. Paul et de Minneapolis, ainsi que des trains légers en Russie où les hivers sont très froids et enneigés.

Pour vous, quelles sont les qualités d’un bon fabricant et exploitant de grands projets de transport collectif ?
Je définirai un bon fabricant et exploitant par sa fiabilité, par ses capacités à livrer un projet dans les budgets et les délais prévus, à innover dans les solutions offertes et à transférer les connaissances et les technologies une fois que le projet est complété. J’ajouterais aussi sa capacité financière de mener à bien ses projets, sans dépendre des contribuables, et de créer des emplois localement tout au long du cycle de vie d’un projet majeur qui durera plusieurs décennies.

Parlons en terminant de l’éléphant dans la pièce, soit l’achat de Bombardier Transport par Alstom. La Caisse de dépôt et placement du Québec est devenue actionnaire d’Alstom, le gouvernement du Québec a offert une contribution financière à Alstom pour son usine de La Pocatière, et le premier ministre du Québec a récemment rapporté sur les réseaux sociaux avoir rencontré le PDG d’Alstom et d’avoir « discuté de projets de développement au Québec » avec lui. Un observateur externe pourrait légitimement se demander si les dés ne sont pas pipés en faveur d’Alstom pour les prochains grands projets de transport collectif au Québec. N’êtes-vous pas inconfortable devant cette situation qui fait certainement jaser dans le milieu ?
La vérité, c’est qu’un symbole québécois est maintenant une société étrangère tout comme Siemens et tous les autres joueurs de l’industrie ferroviaire. La relance économique post-pandémie exige que les gouvernements maximisent la création d’emplois locaux. Par leur nature, les projets d’infrastructure de transport collectif sont des créateurs d’emplois locaux d’ingénierie et de construction. D’ailleurs, le volet ingénierie et construction représente souvent plus de 75 % des coûts du projet. Par contre, quand il s’agit du matériel roulant et des systèmes ferroviaires, ces technologies et leurs composantes sont développées partout dans le monde. Pour moderniser nos transports dans le respect des contribuables, on doit exiger l’adoption des meilleures technologies, au meilleur prix, dans les meilleures conditions contractuelles, nonobstant leur origine. Ce faisant, d’une part, on importe les meilleures connaissances mondiales pour former le personnel technique local et faire progresser leur savoir-faire. D’autre part, on introduit nos fournisseurs et sous-traitants locaux au réseau de distribution international de Siemens Mobilité. Cela dit, chez Siemens Mobilité, nous avons de grandes ambitions d’investissements au Québec et partout au Canada. Notre acquisition de RailTerm n’est que le début. Quant aux perceptions de favoritisme pour certains concurrents, nous sommes confiants que les processus de sélection pour ces grands projets et leurs évaluateurs sont rigoureux, objectifs et impartiaux, et que si nous offrons les meilleurs produits avec la meilleure valeur qualité-prix pour les contribuables et les utilisateurs, nous avons confiance que la meilleure proposition remportera le privilège de servir nos communautés.

Pour en savoir davantage : mobility.siemens.com

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