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EN ROUTE VERS LE 25e ANNIVERSAIRE DE PRESTIGE : Volume UN, numéro DEUX

2 mai 2020 - Par Marie-Josée Turcotte

Bravant la période d’incertitude économique qui prédominait à cette époque, Denys et Pierre Paul-Hus, père et fils, décident de lancer le magazine PRESTIGE et sortent leur deuxième numéro en octobre 1996. Rétrospective d’une histoire à succès et des acteurs qui y ont joué un premier rôle.

PRESTIGE s’enflamme

Après avoir opté pour une première page couverture très sobre, tant sur le plan de la signature que de la couleur, PRESTIGE ose le rouge pour son deuxième numéro. L’édition octobre – novembre 1996 prend du galon, à la suite d’un accueil favorable du lectorat. Les annonceurs se multiplient, parmi lesquels on trouve le restaurant Laurie Raphaël, la Salle Albert-Rousseau, Boulevard Lexus Toyota, la boutique Cheïkha L’intempor’Elle et Langlois Opticien, pour ne nommer que ceux-là. Certains annonceurs renouvellent également leur présence : Chatel Automobiles, Nourcy, la Caisse populaire Desjardins, Pomerleau Maître-traiteur et le Restaurant Apsara. PRESTIGE se taille une place dans le cœur des résidents de Québec.

Personnalité de PRESTIGE

Dans l’édition octobre-novembre 1996, Mme Danielle Dussault est la personnalité de PRESTIGE en vedette. Intitulé « Danielle Dussault ou rêver les deux pieds sur terre », le reportage, signé par Manon Lavoie, relate le parcours de cette femme d’affaires qui a dû assurer la pérennité de l’entreprise Délicatesse Nourcy à la suite du décès de son époux, le cofondateur, Antoine Nourcy, survenu quelques mois plus tôt, soit en mars 1996, à l’âge de 43 ans. « C’était tout naturel de continuer la route que nous nous étions tracée. Ma passion n’a pas changé », avait-elle confié à la journaliste. Vingt-cinq plus tard, force est d’admettre que Mme Dussault ne s’est jamais éloignée de cette route. Créé en 1977, Délicatesse Nourcy est devenu Nourcy comptoir et traiteur. L’entreprise a ensuite été rachetée par l’homme d’affaires Michel Bellavance, mais a malheureusement fermé ses portes à la fin de l’année 2018. Quant à cela ne tienne : Danielle Dussault et son fils, Nicolas Nourcy, ont ouvert Origine café/traiteur par Nicolas Nourcy, poursuivant une tradition d’excellence en restauration depuis 40 ans.

Danielle Dussault

Tchin-tchin !

Alors que les articles du premier numéro se trouvaient majoritairement signés par le journaliste Pierre Champagne, le deuxième numéro se dote de nouveaux collaborateurs de « prestige ». Parmi ceux-ci, Jean-Gilles Jutras, un œnologue bien connu, nommé ambassadeur du vin au Québec par la SAQ en 1993. L’expert signe ainsi une première chronique officielle en vin intitulée « Dans une île déserte… ». Publiée dans l’édition octobre – novembre 1996, elle raconte une anecdote savoureuse survenue lors d’une entrevue télévisée. « Et si vous deviez vous exiler dans une île, quel vin apporteriez-vous ? » lui avait demandé l’animateur. Sans hésitation, M. Jutras avait répondu : « Romanée-Conti », un vin de Bourgogne rare qui, à l’époque, se vendait près de 8 000 dollars le flacon ! Aujourd’hui, la SAQ offre toujours ce produit, dont le prix varie entre 2 565 $ (code 11644127) et 2895 $ (code 12159191) la bouteille. Mentionnons que M. Jean-Gilles Jutras a été un collaborateur très fidèle du magazine PRESTIGE jusqu’en décembre 2010, où il a signé sa dernière chronique sur les vins italiens et la Toscane. Il a rendu l’âme le 10 août 2013 à l’âge de 86 ans.

Jean-Gilles Jutras en 2011

Le premier chroniqueur automobile de PRESTIGE

M. Jacques Arteau, vous connaissez ? Expert en automobile depuis de très nombreuses années, il détient le titre de premier chroniqueur automobile du magazine PRESTIGE. Il signe son premier reportage sur les « sportives de prestige » dans l’édition Octobre – Novembre 1996. M. Arteau a aussi collaboré à l’édition hors série du Salon international de l’auto de Québec, produite par PRESTIGE Groupe Média de 2012 à 2018.

Un dossier sur… les cigares !

Avouons que les « Cigar Rooms » se font plutôt rares à Québec en 2020. Hormis le bar Société Cigare, toujours en activité sur Grande Allée (du moins, avant la COVID-19), les endroits où il est possible de s’adonner à cette pratique sont à peu près inexistants. Mais, en 1996, c’est tout autre chose ! Ce deuxième numéro du magazine PRESTIGE consacre d’ailleurs un dossier spécial au culte du cigare. On apprend, entre autres choses, qu’il existe un réel engouement pour le cigare haut de gamme depuis quelques années et que jamais les amateurs de cigares n’ont été aussi nombreux ; au point où les producteurs ne suffisent plus à la demande… À Québec, en 1996, ces établissements sont reconnus pour leur salon de cigare : l’Aviatic Club / Le Pavillon, le bar digestif Charlotte de Chez Maurice, le Buona Notte et le Pub Liverpool. Tous ont fermé leurs portes depuis. La boutique Louis La Rochelle, spécialisée en vente de cigares et de tabac fins, n’existe plus non plus.

Denis Pelletier, propriétaire de Chez Maurice en 1996.
Louis La Rochelle, propriétaire de la boutique du même nom, en 1996.

De 1996 à 2020… toujours parmi les meilleurs !

La réputation du restaurant Le Champlain du Fairmont Le Château Frontenac n’est plus à faire en 2020. Eh bien, sachez qu’il en était déjà ainsi en 1996 ! En effet, cette année-là, l’établissement a remporté le prestigieux Grand prix du tourisme québécois au niveau régional. Depuis, comme on le sait, l’établissement s’est refait une beauté spectaculaire à l’occasion des grandes rénovations effectuées en 2013 et 2014 au coût de 75 millions de dollars, lesquelles ont permis à l’emblématique Château de se repositionner en tant que destination touristique, mais aussi locale.

Le Champlain en 1996 et en 2020.

Les tendances mode automne-hiver 1996

Le titre de premier chroniqueur mode chez PRESTIGE appartient à Georges Gay, aujourd’hui à l’emploi de Banque Nationale à Montréal. Mais quelles étaient donc ces tendances vestimentaires à l’honneur voilà deux décennies ? En tête de lice, on retrouvait le manteau, élevé au rang des éléments clés du style, et non en tant que simple nécessité de saison. Il se portait en tandem avec jupe ou pantalon. Le look militaire s’exprimait aussi, mais de manière chic, alors qu’en 1996, la fourrure et les cardigans longs figuraient parmi les tendances à suivre. Enfin, le col roulé se faisait polyvalent et élégant, de jour comme de soir.

Internet et la technologie en 1996

S’il est un domaine qui a évolué à la vitesse grand V au cours des 20 dernières années, c’est bien celui de la technologie. En 1996, les termes « autoroute de l’information », « Internet » et « commerce électronique » étaient bien connus, mais leur pouvoir s’avérait encore insoupçonné. On évaluait alors à 60 millions le nombre d’internautes à travers le monde, 3,2 milliards en 2015... et nous sommes rendus à 4,54 milliards en 2020 !

Au Québec seulement, des données du CEFRIO révèlent que 91% des foyers québécois sont actuellement branchés à Internet. En 1996, c’était 250 000 clients… Enfin, il y a 20 ans, on évaluait à environ 4 % les entreprises et les gens d’affaires qui utilisaient Internet ou une technologie d’Internet pour faire du commerce (par exemple : envoyer et recevoir un courriel, faire des recherches sur le Web, etc.). Nommez-moi aujourd’hui une seule entreprise qui n’utilise aucune technologie au travail. Enfin, là où l’évolution se fait plus lentement, c’est sur le plan du commerce électronique. Selon CEFRIO, en 2014, seulement 12,3 % des entreprises québécoises faisaient des affaires sur le Net. En contrepartie, les achats en ligne, eux, ont connu une hausse fulgurante depuis 1996, si bien qu’en 2019, on évalue à 63 % les adultes qui ont fait au moins un achat en ligne au cours de la dernière année. Autrement dit, la technologie est bien loin d’avoir dit son dernier mot…

Les trois mousquetaires de l’information

Jean Martin, Josée Turmel et Pierre Jobin.

Devinez qui étaient les trois mousquetaires de l’information en 1996 . Nul autre que Jean Martin de Radio-Canada, Josée Turmel de TQS et Pierre Jobin de Télé-4. Alors que Jean Martin est décédé en 2016 et que Josée Turmel a renoncé à sa carrière dans le domaine de l’information mais demeure très active dans le domaine des communications, Pierre Jobin tient toujours le phare à l’antenne de TVA.

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