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Essai routier de la Volvo S60

8 décembre 2011 - Par Frédéric Masse

Une grande routière au tempérament sportif

Il n’y a pas si longtemps, j’oubliais souvent de mentionner la marque Volvo lorsqu’une personne me disait rechercher une berline de luxe intermédiaire d’entrée de gamme… à moins qu’elle ne me parle de l’aspect de la sécurité à tout prix ou de la conduite hermétique. Mais depuis que la S60 a subi une cure de jouvence, elle a retrouvé sa place dans ma liste « coups de cœur ».

De toute évidence, Volvo a revu en entier sa façon de construire des voitures. Nous sommes aujourd’hui à mille lieues de la voiture qu’appréciaient nos grands-pères. Amorcé par Ford, ce changement s’est davantage accentué depuis que la marque appartient à Geely, un constructeur chinois d’automobiles.

Trois choix possibles

Avant d’aller plus loin, il faut que vous sachiez qu’il existe 3 choix pour animer la S60 : le 5 cylindres turbo de 250 chevaux de la T5, qui n’est offert qu’avec la traction avant pour l’instant ; une version R avec moteur 6 cylindres, 3 litres turbo de 325 chevaux ; et la T6, ma version d’essai, qui possède le même moteur, mais de 300 chevaux. Ces deux dernières versions proposent la traction intégrale de série.

Une voiture qui a du souffle

En matière de puissance, la T6 suffit amplement. On ne sent d’ailleurs pratiquement pas de délai de turbo en accélération. La seule transmission qui l’accompagne, une automatique à six rapports, est parfaitement adaptée au type de voiture. Ses changements sont vifs et bien étagés, ce qui permet d’obtenir des accélérations franches en tout temps. Qu’on parte de la position arrêtée ou qu’on soit en pleine accélération lors d’un dépassement, la S60 ne manque jamais de souffle. Il est d’ailleurs très facile de se faire prendre au jeu et de repartir un peu trop rapidement après un arrêt complet, ou de rouler à trop haute vitesse sur l’autoroute. Avec une consommation de 9 litres/100 km, ce n’est ni mieux ni pire que la concurrence. Sachez, à ce titre, que la Volvo S60 accepte l’essence sans plomb ordinaire.

Malgré un tableau de bord un peu chargé, la Volvo S60 propose des commandes simples.
Malgré un tableau de bord un peu chargé, la Volvo S60 propose des commandes simples.

Sa suspension de base (sans l’optionnel 4C), notamment, est ferme sans être raide. On sent les imperfections, mais le tout est acceptable. À basse vitesse, et lorsqu’on est poli dans les courbes, la conduite et la direction sont gratifiantes. La Volvo est amusante, surtout avec la traction intégrale. Toutefois, lorsqu’on la pousse un peu plus fort, que l’on va (trop) vite ou qu’on lui demande de prendre une courbe avec trop de G, on sent ses limites. En contrepartie, sa conduite sur l’autoroute est tout ce qu’il y a de plus confortable. En fait, il s’agit d’une grande routière, mais avec un tempérament sportif : telle est la façon la plus simple de la décrire.

L’habitacle

Du côté de l’habitacle, j’aime la simplicité des commandes. La ventilation, par exemple, est illustrée et simple à comprendre. La radio se manipule aisément. Certaines personnes trouveront néanmoins le tableau de bord un peu trop chargé. Personnellement, il m’a fallu trois jours avant de m’y habituer, mais certains n’y arriveront peut-être pas aussi rapidement. Ma voiture d’essai n’étant pas munie du système de navigation, je n’ai pu le tester.

En ce qui a trait à la finition et à l’assemblage, mon modèle d’essai proposait des matériaux de qualité et une belle apparence luxueuse. Et que dire des sièges, qui semblaient parfaitement moulés à mon corps ! J’ignore comment font ces Suédois pour construire des assises aussi divines, mais j’aimerais bien avoir leur recette afin de produire une chaise de bureau aussi confortable !

Soulignons aussi la bonne vision périphérique, qui améliore la position de conduite, déjà excellente par ailleurs. De plus, comme si ce n’était pas suffisant, mon véhicule d’essai disposait d’un système de détection d’angle mort fort efficace. J’ai aussi apprécié l’espace pour la tête et les jambes dont disposent les passagers avant. Vos comparses situés à l’arrière, surtout s’ils sont de grande taille, n’auront toutefois pas autant de chance…

Sécurité et insonorisation

Enfin, du côté de la sécurité, saviez-vous que la S60 dispose d’un système qui actionne les freins si un impact humain est imminent ? Par contre, l’insonorisation générale est moins bien réussie que celle que l’on retrouvait dans les anciennes générations. Les bruits de route, du vent, et même de la suspension ont quelquefois traversé l’habitacle. C’était peu commun dans le passé.

Conclusion

En incluant l’ancienne génération de la S60R, je dois avouer qu’il s’agit de la Volvo que j’ai eu le plus de plaisir à conduire jusqu’à ce jour. Luxueuse, belle à regarder et offerte en plusieurs versions, donc à prix variables, la S60 entre dans une nouvelle ère, alors que son renouvellement était attendu depuis 2001. Avec son look résolument sexy, ses matériaux riches, sa conduite vraiment plus inspirée et tout son attirail, nul doute que les concessionnaires Volvo auront tôt fait d’attirer de nouveaux acheteurs.

Fiche technique

  • Modèle d’essai : Volvo T6 A AWD
  • Prix de base : 38 300 $ (T5)
  • Prix de base du modèle essayé : 45 450 $
  • Moteur : V6 de 3 litres turbo ; 300 chevaux à 5 600 tr/min ; 325 lb-pi entre 2 100 et 4 200 tr/min
  • Transmission : automatique à six rapports
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