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Essai routier du Lexus RX

5 avril 2012 - Par Frédéric Masse

Sage comme une image

Le RX remporte succès après succès depuis sa toute première version en 1999. La version hybride, qui existe depuis 2006, n’est pas en reste. Depuis trois ans, Lexus offre le RX 450h et j’en suis au troisième essai de la jolie machine. Chaque fois, j’en ressors avec le même constat : diable que ça roule bien et que c’est confortable ! Mais Dieu que c’est ennuyant à conduire… Et vous savez quoi ? C’est exactement à qui s’adresse ce VUS hybride. À ceux qui veulent se déplacer luxueusement, de façon sécuritaire et avec style, du point A au point B, tout en ne consommant pas trop de carburant.

La mécanique

C’est en 2010 que nous avons eu droit à la version 450h du RX avec une motorisation plus puissante, tout en proposant une meilleure économie d’essence. L’idée tient la route : plus de puissance pour moins d’essence. Pour ce faire, le RX utilise un 6 cylindres de type Atkinson (plus économique qu’un moteur conventionnel à cycle Otto) qui développe 265 chevaux et un couple de 234 lb-pi. Cette première mécanique est accompagnée de deux autres moteurs, électriques ceux-là. Le premier fonctionne en duo avec le moteur à essence et développe la bagatelle de 167 chevaux et beaucoup de couple (c’est le principe même des moteurs électriques). Combinée, la puissance totale du RX 450h est de 295 chevaux. Je sais, 265 + 167 devrait donner beaucoup plus, mais comme la puissance n’arrive pas au même régime, c’est le calcul total de la puissance qui amène de tels chiffres. Quant au second petit moteur, il permet au RX d’être une « traction intégrale », puisqu’il propulse les roues arrière en cas de pétrin. Et je dois vous avouer que le côté explorateur du RX hybride doit être pris avec légèreté, puisqu’il ne dispose pas de différentiel arrière, ce qui limite ses capacités. Est-ce les pneus ou une traction intégrale à l’efficacité très moyenne ? Une chose est certaine, il est peu convaincant dans une pente enneigée, où la plupart des autres VUS à traction intégrale auraient grimpé sans problème. Prenez-le donc comme un système de dépannage qui vous permet de vous sortir d’un petit banc neige lorsque la déneigeuse vient de passer.

La transmission du 450h est à rapports continuellement variables, comme c’est le cas dans les véhicules hybrides actuels. Elle aide à réduire la consommation de carburant en permettant une moyenne de 6,9 l/100 selon Transports Canada. Oubliez de tels chiffres dans la vraie vie, mais la consommation est tout de même impressionnante pour un VUS avec autant de puissance. En conditions hivernales, notamment, vous ajouterez facilement un bon trois ou quatre litres, résultat obtenu pendant mon essai. Comme les autres modèles hybrides, le RX utilise en grande partie l’énergie du freinage et de la décélération, appelée « énergie cinétique », pour régénérer ses piles qui sont situées sous la banquette arrière. D’ailleurs, comme tous les modèles hybrides de Lexus, le RX peut fonctionner uniquement grâce au moteur à essence ou au moteur électrique. Sous certaines conditions, et pendant une courte période, le RX peut avancer uniquement grâce à son moteur électrique à basse vitesse. C’est toujours impressionnant, même après tant d’essais de modèles hybrides.

Le confort

Tout dans le Lexus RX 450h est axé sur le confort. On débutera par une suspension qui met le paquet pour absorber chaque défaut de la route. Elle s’acquitte d’ailleurs parfaitement bien de sa tâche. Une suspension de ce type amène évidemment plus de tangage et de plongée, mais on lui pardonnera, compte tenu de sa nature. Vient ensuite la direction parfaitement déconnectée. Dans le style, on fait difficilement mieux. Elle permet au conducteur de manier le Lexus comme une très petite voiture. D’ailleurs, les conducteurs apprécieront la position de conduite et la très bonne surface vitrée. Dans un monde où le style prévaut sur la vision périphérique, le RX est demeuré beau tout en étant fonctionnel.

Tout dans le Lexus RX 450h est axé sur le confort.
Tout dans le Lexus RX 450h est axé sur le confort.

À l’intérieur, des sièges confortables et mous vous accueilleront. Ajustables d’à peu près toutes les manières et offrant un bon support, ils vous permettront d’y passer de longues heures sans ressentir de fatigue musculaire. À l’arrière, les passagers apprécieront l’espace, les réglages des sièges et le confort de la banquette. Pour leur part, la petite famille ou l’explorateur adoreront le grand coffre.

Côté finition, le RX offre ce qu’il y a de mieux. Il faut aimer le classique, mais sur ce plan, le Lexus obtient la note parfaite.
Côté finition, le RX offre ce qu’il y a de mieux. Il faut aimer le classique, mais sur ce plan, le Lexus obtient la note parfaite.

J’ai particulièrement aimé la chaîne stéréo Mark Levinson de 15 haut-parleurs proposée sur mon véhicule d’essai avec l’ensemble Ultra premium (une option de 7 000 $, qui comprend notamment le son Levinson, des roues 19 pouces, le système de navigation, des ajustements de sièges distinctifs, des cuirs de qualité supérieure et le système d’aide au stationnement). Sa sonorité est tout simplement merveilleuse. J’adore aussi le système de navigation qui, à l’aide d’une souris placée entre les deux sièges, permet d’y naviguer facilement. J’aime moins certains autres contrôles, comme la ventilation, qui demande de passer par le système de gestion des informations pour être réglée, entre autres choses. Les boutons directs, placés dans la console centrale, permettraient pourtant très facilement de régler ces petits irritants. Côté finition, le RX offre ce qu’il y a de mieux. Il faut aimer le classique, mais sur ce plan, le Lexus obtient la note parfaite. Côté insonorisation, je n’ai pas été totalement épaté, comme à chaque essai. Il est dans la bonne moyenne, mais je m’attends toujours à encore plus de Lexus.

J’arrive toujours au même constat avec le Lexus RX, qu’il soit hybride ou pas. On achète ce VUS si l’on recherche une machine très fiable (pour ceux que ça inquiète, sachez que la garantie transférable sur les composants hybrides – y compris la pile – est de 8 ans ou 160 000 km), pour l’expérience chez le concessionnaire, une valeur de revente carrément époustouflante et une conduite confortable et feutrée. En prime, la version hybride vous fera réellement économiser de l’essence (mais, au bout du compte, il vous faudra économiser beaucoup d’essence pour la surcharge de la version hybride) et vous permettra d’avoir plus de puissance que la version à six cylindres dite « conventionnelle ». Il faut mettre les choses en perspective : aucun VUS de la catégorie ne parvient à obtenir une telle moyenne de consommation. Pour les amateurs du genre, il ne se fait pas mieux ailleurs. Pour ceux qui cherchent plus de plaisir, tournez-vous vers la performante version hybride du BMW X5 ou encore, vers le merveilleux diesel d’Audi avec son Q7.

Ah oui, dernière chose. Au moment d’écrire ces lignes, le modèle 2013 du RX venait tout juste d’être montré lors du salon de Genève. Ayant eu droit à un rafraîchissement de mi-cycle, le fascia du RX rappelle celui de la nouvelle GS. Toutefois, côté mécanique, tout sera au diapason du modèle essayé dans cet article.

  • Modèle essayé  : Lexus RX 450h
  • Prix de base (PDSF)  : 59 700 $ (450h) 44 950 $ (RX 350)
  • Moteur : V6 3,5 l / 295 chevaux
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