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[FINANCE] Philanthropie : comment maximiser l’impact de votre générosité

4 novembre 2022 - Par Olivier B. Ampleman, Financière Banque Nationale

Votre générosité est sans doute régulièrement sollicitée par une multitude d’organismes de bienfaisance afin de soutenir leurs initiatives. Mais comme le reste de votre vie financière, les dons que vous effectuez peuvent être planifiés pour optimiser l’atteinte de vos objectifs.

À qui donner et comment

Il est avant tout important de comprendre que, contrairement à un mythe parfois évoqué, on ne s’enrichit pas en faisant des dons. Certaines mesures fiscales permettent d’atténuer leur coût. Cependant, dans tous les cas, vous vous retrouverez financièrement plus pauvre. Ici, le but recherché consiste plutôt à avoir un impact positif sur la société selon vos convictions.

Déterminez d’abord à quelles causes vous souhaitez donner. Comme plusieurs organismes peuvent les endosser, pensez à analyser comment chacun se distingue, ses réalisations et le pourcentage du don versé qui va réellement à la cause. Vérifiez aussi dans le site de l’Agence du revenu du Canada s’ils sont enregistrés en tant qu’organismes de bienfaisance, faute de quoi le don ne permettra pas d’obtenir un crédit (particulier) ou une déduction (compagnie) d’impôt.

Décidez ensuite combien donner et à quel moment. Si le montant est appréciable, il vaut mieux en discuter avec votre conseiller en gestion de patrimoine, qui pourra faire les calculs nécessaires pour s’assurer que vous ne manquiez pas de fonds pour financer votre retraite et vos autres projets. À cet égard, le don testamentaire est très utile puisqu’il vous permet de conserver la jouissance de vos biens jusqu’à votre décès. Votre conseiller en gestion de patrimoine pourra également vous renseigner sur les restrictions qui existent, en collaboration avec votre conseiller fiscal.

Qu’ils soient immédiats ou différés au décès, les biens pouvant faire l’objet d’un don sont variés : sommes d’argent, œuvres d’art, polices d’assurance-vie... Les valeurs mobilières détenues dans des comptes non enregistrés sont cependant les plus populaires : en plus de donner droit à un crédit ou à une déduction correspondant à leur juste valeur marchande, leur don fait en sorte d’éviter l’imposition du gain en capital, ce qui réduit, dans les faits, le coût réel.

Il est avant tout important de comprendre que, contrairement à un mythe parfois évoqué, on ne s’enrichit pas en faisant des dons. Certaines mesures fiscales permettent d’atténuer leur coût.

Impliquez vos proches

Si vous souhaitez intéresser vos enfants ou petits-enfants à redonner à la société, le fait de discuter avec eux de vos activités philanthropiques constitue une bonne façon de les initier, particulièrement lorsqu’ils sont jeunes. Partagez votre processus décisionnel, et si vous en avez l’occasion, visitez avec eux les organismes considérés afin de les impliquer plus concrètement.

Certaines familles vont même jusqu’à allouer un budget de dons pour lequel les enfants ont la possibilité de choisir les bénéficiaires, ce qui leur permet de s’intéresser à des causes et organismes divers, et de développer des valeurs philanthropiques. Ainsi, la création d’une fondation privée ou d’un fonds de bienfaisance est une option attrayante puisqu’elle offre l’occasion de garder constamment les enfants engagés et de continuer à donner au suivant.

*Olivier B. Ampleman, CFA, CAIA, M. Fisc., est conseiller en gestion de patrimoine et gestionnaire de portefeuille pour l’Équipe Ampleman chez la Financière Banque Nationale Gestion de patrimoine.

Pour en savoir davantage : fbngp.ca I equipeampleman.ca

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