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Je t’aime moi non plus…

28 février 2012 - Par Marie-Josée Turcotte

Lui et moi, nous sommes en relation depuis de très nombreuses années. Depuis près de 25 ans, pour être plus précise. Je l’admets, depuis qu’il est dans ma vie, il m’a rendue de fiers services. Il m’a parfois laissée tomber, c’est vrai, mais il a toujours su se racheter en m’offrant une version améliorée de lui-même. Et au fil du temps, petit à petit, il est devenu indispensable. Et parce que nous sommes en étroit contact plusieurs heures par jour, il est presque devenu indissociable de ma personne.

Or, comme dans toute relation de longue date, il m’irrite parfois au plus haut point. C’est vrai, je ne suis pas la patience incarnée – quand elle est passée, j’étais absente –, mais il est loin d’être parfait de son côté, agissant quelquefois de manière un peu sadique. On dirait qu’il prend plaisir à tester mes limites, surtout quand il sent que je suis pressée. Il se met alors à ralentir… il prend tout son temps… allant même jusqu’à paralyser complètement. Bref, il me met dans tous mes états !

Qui plus est, avec lui, le paradoxe est complet : plus il vieillit, plus il devient performant, mais d’autre part, plus il requiert d’entretien et de douceur. On dit parfois que les vieux couples n’ont plus rien à se dire. Dans son cas, c’est tout le contraire. Il jacasse sans arrêt, il envoie des messages à répétition pour m’avertir qu’il est trop « plein », qu’il faut faire du ménage, qu’il faut le mettre à jour, qu’il court un danger… C’est qu’il est fragile aux virus, ce pauvre petit, et il n’est pas toujours bien armé pour se défendre. Car en plus de manquer de patience, je suis parfois négligente à son égard…

En toute franchise, si je n’avais pas tant besoin de lui, je romprais. Il est devenu trop exigeant, trop accaparant et franchement déplaisant à certaines occasions. À l’instar de bien des relations humaines, je l’adore et je le déteste à la fois ! Mais voilà… Comme des millions de personnes, il m’a rendue complètement accro et dépendante, au point de ne plus pouvoir imaginer quelle serait la vie sans lui. J’en ai bien peur, mais c’est la réalité, mon ordi et moi, c’est pour la vie…

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