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Jean Brouillard - Parcours d’un grand communicateur

22 décembre 2022 - Par Marie-Josée Turcotte

©MC Photographe

Qui ne connait pas Jean Brouillard dans la grande région de Québec, et même au-delà ? Réputé pour sa personnalité charismatique à titre de journaliste puis de relationniste, le fondateur de BROUILLARD communication a été honoré en novembre dernier par Format Libre à l’occasion d’une soirée qui lui a rendu un vibrant hommage pour son parcours inspirant. Prestige a fait un bilan avec celui qui, voilà deux ans, a cédé les rênes de la direction générale de son entreprise à sa fille Florence.

Jean, d’où vient votre "amour" ou votre intérêt pour les relations publiques ?

En réalité, c’est d’abord l’amour des communications que j’avais dès mon plus jeune âge, et principalement l’amour du journalisme. J’ai étudié en lettres au Cégep Garneau (77-79) et en communication à l’Université Laval (79-82).

Mon rêve, c’était de devenir journaliste sportif, comme mon oncle Pierre Chatel (alias Jean-Pierre Brouillard), qui fut chanteur et animateur d’émissions musicales à Québec et au Saguenay dans les années 1960, qui fut également le premier directeur des relations publiques des Nordiques de Québec en 1972 et qui devint par la suite journaliste sportif et directeur des sports à CHRC et CKCV. Je rêvais de marcher dans ses pas.

En 1982, j’ai été « repêché » par CJRP alors que j’étais encore à l’université et j’ai pratiqué ce métier jusqu’en 1988, également à CHRC, puis à la radio et à la télévision de Radio-Canada à Québec. Après un court mais « intense » passage de deux ans à TVA Québec (réseau Pathonic), j’ai fondé, en novembre 1988, Jean Brouillard Communication et relations publiques à la suggestion de plusieurs amis qui voyaient en moi davantage un relationniste qu’un journaliste. Je les ai pris au mot !

Et comme il n’y a pas de hasard, l’hommage de carrière que m’a fait Format Libre le 17 novembre dernier tombait jour pour jour avec la création de ma firme de communication. Non, il n’y a vraiment jamais de hasard !

De quoi êtes-vous le plus fier lorsque vous songez à vos accomplissements de carrière ?

Difficile pour moi de ne pas être fier que ce soit ma fille unique, Florence Brouillard, qui soit désormais la directrice générale de BROUILLARD. Je suis fier de lui avoir légué, non seulement une génétique de qualité (rires), mais également un nom – BROUILLARD – synonyme de communication à Québec et au Québec.

Bien que Florence ait suivie mes traces au niveau scolaire (lettres au cégep et communication à l’université), elle n’était pas certaine de vouloir suivre mes traces au niveau professionnel, ayant d’autres champs d’horizon. Mais en avril 2023, cela fera 10 ans qu’elle est de l’épopée familiale. Et depuis son arrivée au poste de directrice générale, elle a amené l’entreprise à un autre niveau grâce à ses idées et à ses méthodologies nouvelles. Je fus souvent perplexe au moment de les accepter, mais avec le recul, je constate qu’elle avait tout bon. De plus, Florence a su former autour d’elle une équipe toute féminine, parmi les meilleures communicatrices de la province, et s’entourer d’une pléiade de fournisseurs de grand talent. Je suis de ceux qui voient en elle – et nous sommes nombreux – une femme de tête autant qu’une femme de cœur.

Qu’aimeriez-vous encore accomplir à présent que votre entreprise est entre bonnes mains ?

En premier lieu, j’aimerais pouvoir assister le plus longtemps possible à l’évolution de BROUILLARD. Je me plais à répéter ces jours-ci que je ne suis pas sûr de prendre un jour ma retraite. J’ai laissé les rênes à Florence, mais j’espère demeurer son mentor et un consultant intéressé, tout en la laissant développer la firme à sa guise avec son équipe. Mais il est certain qu’un beau matin, BROUILLARD lui appartiendra intégralement. Il n’y a pas le feu, mais tout ça est en préparation.

Sur la photo :
Derrière : Eva Gauthier, conseillère principale en communication et directrice de l’administration ; Florence Brouillard, directrice générale ; Camille Ouellet, conseillère en communication ; Jean Brouillard, président.
Devant : Sabrina Coutu, conseillère en communication ; Marie-Claude Bourque, conseillère principale en communication et coordonnatrice des opérations ; et Chloé Thibault, conseillère en communication.
©Mano Photographe

10 questions en rafale à Jean Brouillard

1. Quel autre métier ou profession auriez-vous aimé exercer ?

Outre le journalisme et les communications, j’aurais adoré avoir une maison d’édition. C’est sans doute pourquoi j’en ai créé une au début des années 2000 (Les Éditions du Brouillard, évidemment) afin que mon paternel et ma belle-maman, auteurs de manuscrits, puissent publier. Ce qui fut fait.

2. Un livre qui vous a passionné ?

Je pourrais vous parler longuement des meilleures bandes dessinées de l’histoire, car je suis un collectionneur et un lecteur boulimique. Mais je dois me rappeler ici que l’un des premiers « vrais » livres que j’ai lu d’un trait, en 1975, est le roman autobiographique Papillon d’Henri Charrière qui y raconte ses aventures (pas toujours véridiques semble-t-il), du temps où il fut bagnard en Guyane française.

3. Un film qui vous a marqué ?

St. Elmo’s Fire, en 1985, réalisé par Joël Schumaker et mettant en vedette Rob Lowe, Emilio Estevez, Andrew McCarthy, Demi Moore, et plusieurs autres. Après l’obtention de leur diplôme, une bande d’étudiants de l’université de Georgetown entrent dans l’âge adulte et doivent faire face à divers problèmes tout en se questionnant sur leur avenir. Je vivais à peu près la même chose à cette époque ; je me retrouve donc facilement dans ce film. Qui plus est, la trame sonore est magnifique.

4. La voiture de vos rêves ?

Celle que j’ai en 1981 : une merveilleuse Renault 5 TL rouge pompier payée comptant. (Merci, ‘pa, pour le prêt sans intérêt !) Ce fut ma première voiture neuve, après une ribambelle de « bazous » troués qui tenaient avec de la broche ! Je me rappelle la fabuleuse odeur de cuir neuf à l’intérieur. Ça ne s’oublie pas. J’ai aussi possédé trois ou quatre Range Rover qui m’ont fait rêver.

5. Votre mets préféré ?

Tout, tout, tout ! Mais la pizza arrive en tête de liste.

6. Le plus beau voyage de votre vie ?

Mon premier voyage à Paris en 1992 avec mon épouse Marick ainsi qu’un inoubliable séjour en Californie dans la Vallée de Napa en 1997.

7. Un pays où vous aimeriez vivre six mois par année ?

J’adore mon Île d’Orléans. Mais si je devais choisir un autre endroit, la Provence, évidemment.

8. Pour vous détendre, que faites-vous ?

J’ai quatre principaux hobbies ces années-ci : la rédaction (26 manuscrits sont en cours d’écriture simultanément… oui, merci, je sais, je suis fou !), la relecture des 20 000 pages de mon journal personnel que j’ai écrit de 1976 à 2017, la lecture de ma précieuse collection de 5000 bandes dessinées que je ne cesse de bonifier (oui, merci, j’avais compris, je suis fou !) et… la création d’énigmes. Durant la pandémie, pour passer le temps, j’ai en effet publié quelque 17 000 énigmes créées, trouvées et copiées dans des pages Facebook truffées d’amateurs. Je sais maintenant que je suis ceinture noire en créations d’énigmes ! J’aime aussi écouter encore et encore du Genesis et, bien sûr, déguster quelques fameuses fioles de vin rouge.

9. Que serait-on surpris d’apprendre sur vous ?

J’ai été un pro de squash au Club Entrain au début des années 1980 et j’ai collectionné quelques trophées du titre de « Meilleur joueur de la région » pendant quelques années.

10. Un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?

Mon épouse Marick et moi-même serions ravis de devenir grands-parents… Mais il ne faut pas mettre trop pression sur notre belle Florence ; elle en vit déjà pas mal ! (Rires)

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