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La tradition des marchés de Noël

11 décembre 2019 - Par Jean Chouzenoux, correspondant européen

À l’origine

C’est au XIVe siècle que l’on a vu apparaître les premiers marchés de Noël, en Europe centrale. Ce qui allait devenir une joyeuse tradition s’est ensuite étendue en Autriche, avant de prendre une réelle expansion en Allemagne.

De là, que le Rhin à traverser pour prendre racine en Alsace avant de se propager à toutes les régions de France. Quoique la période varie ; il est de bon aloi de respecter la coutume religieuse associée à l’événement et de tenir échoppes et stands pendant la période de l’Avent qui, comme nous le savons tous (!?), débute le quatrième dimanche précédent Noël et se termine le 24 décembre.

Au Québec, c’est à Joliette, en 2007, qu’on a souhaité implanter la coutume qui essaime tranquillement vers d’autres régions de la province. En outre, à Québec depuis 2010, le Marché de Noël allemand est rapidement devenu un incontournable des célébrations précédant les fêtes de fin d’année.

À Québec depuis 2010, le Marché de Noël allemand est rapidement devenu un incontournable des célébrations précédant les fêtes de fin d’année.

Village de Noël à Nice

De tout pour tous

Au fil des ans, ces colorées manifestations sont devenues de réelles attractions touristiques et font partie de l’arsenal économique des cités qui les accueillent.

D’abord connu pour promouvoir l’artisanat local et la panoplie d’objets décoratifs associés à la fête de Noël, ces marchés proposent désormais au chaland multitudes d’objets et de produits régionaux. De la babiole à l’objet d’art, du tricot au cachemire, du Père Noël en peluche au santon provençal, chacun y trouve satisfaction.

D’abord connu pour promouvoir l’artisanat local et la panoplie d’objets décoratifs associés à la fête de Noël, ces marchés proposent désormais au chaland multitudes d’objets et de produits régionaux.

La gastronomie y tient également une large place et, à ce chapitre, dans un pays comme la France, les saveurs locales, qui sont d’une diversité inouïe, se démarquent amplement. La Tomme de chèvre, les rillettes de Tours, le nougat de Montélimar, le Kougelhopf de Strasbourg et, bien sûr, le vin chaud sont aux habitants du vieux pays ce que représentent le sirop d’érable de la Beauce, le Canard Goulu de St-Apolinaire, les fèves au lard ou les canneberges de St-Louis de Blandford pour les Québécois.

Enfin, l’animation musicale contribue à agrémenter les moments où vous déambulez à travers les allées. Tantôt de la musique de Noël ou des rigodons vous donneront des fourmis dans les jambes, ici un chœur d’enfants vous mènera à pousser la note et tout au fond, une crèche vivante apaisera pieusement votre esprit.

Village de Noël à Nice

D’où je suis…

Ici, à Nice, tout a débuté le 1er décembre au carrefour des deux immenses espaces que sont la Place Massena et la Promenade du Paillon. On accède au Village de Noël juste au pied de la grande roue installée pour l’occasion et, sécurité oblige depuis les attentats de juillet 2016, après avoir franchi les portiques de sécurité.

Une centaine de jolies cabanes de bois sont disposées le long du parcours et on y trouve à la fois tout ce qu’il faut pour orner le sapin ou décorer la demeure, des jouets, des bijoux artisanaux, des peluches, évidemment des fromages, saucissons, macarons et autres pains d’épices. C’est coloré, ça sent bon, c’est festif, on peut s’attabler, manger, prendre le café ou déguster un verre de Champagne.

Les enfants ne veulent plus partir, car on sait les retenir à la patinoire, dans les différents manèges ou sur les genoux du Père Noël.

Bref, on y trouve de tout sauf une grande absente…la neige !

Village de Noël à Nice
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