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PERSPECTIVES 2022 : la croissance économique se poursuit

9 décembre 2021 - Par Johanne Martin

Au cours de la dernière année, un peu partout dans le monde, la reprise économique s’est avérée plus forte que prévu. En 2022, cette croissance hors de l’ordinaire est appelée à se poursuivre. Le Québec et la région de la capitale ne feront pas exception.

« Déjà, les États-Unis sont revenus à leur niveau de PIB prépandémique. Dès l’an prochain, on s’attend à une croissance de 4,5 %. En Europe et au Canada, on anticipe la même chose pour le début 2022. C’est une situation exceptionnelle. Après la crise financière mondiale de 2007-2008, la reprise avait été beaucoup plus longue. Chez nous, après avoir atteint un taux de chômage de 14 % l’an dernier, on sera bientôt de retour à un taux d’emploi similaire à celui de 2019 », note d’emblée Jules Boudreau, économiste chez Placements Mackenzie.

Si on compare les provinces canadiennes, la reprise économique a été encore plus forte au Québec qu’ailleurs au pays. Le domaine de la construction et celui du commerce de détail ont connu une croissance très rapide. Les ménages ont consommé abondamment, ce qui a tiré le PIB de la Belle Province vers des sommets inégalés, même avant la crise financière.

« L’envers de la médaille d’une croissance économique forte, c’est l’inflation. Et au Québec, elle est à 5,3 %, ce qui est un peu plus élevé que dans les autres provinces. » - Jules Boudreau, économiste chez Placements Mackenzie.

« À l’égard de l’emploi, en octobre, nous avions un taux de chômage de seulement 5,6 %, reprend M. Boudreau. L’envers de la médaille d’une croissance économique forte, c’est l’inflation. Et au Québec, elle est à 5,3 %, ce qui est un peu plus élevé que dans les autres provinces. Quand les gens achètent massivement, que la demande est aussi importante dans les secteurs du transport et du commerce de détail, ça tend à faire grimper le taux d’inflation ; c’est ce qu’on observe. »

Immigration, rareté de la main-d’œuvre et logement

Dans la grande région de Québec, deux éléments retiendront l’attention dans les mois à venir. La baisse de l’immigration et la rareté de la main-d’œuvre continuent d’exercer une pression, faisant en sorte de maintenir un phénomène de demande excédentaire par rapport à l’offre. D’autre part, les logements abordables, qui ont toujours constitué un avantage sur le territoire, pourraient perdre de leur force. Le taux d’inoccupation est en voie de passer sous la barre des 2 %. Depuis un an et demi, le marché de l’immobilier est également en hausse.

« Ce qui sera par ailleurs à surveiller, ce sont les taux d’intérêt avec la Banque du Canada. On prévoit une augmentation à quatre reprises l’an prochain. Il en résultera probablement, entre autres impacts, un ralentissement de la demande pour le logement en raison des taux hypothécaires qui vont croître. On pressent en outre qu’au cours de 2022, le dollar canadien s’appréciera par rapport à la devise américaine », tient à ajouter l’économiste de Placements Mackenzie.

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