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Résidences pour personnes en perte d’autonomie - L’avenir est dans la mixité

16 septembre 2021 - Par Mélanie Larouche

L’industrie des résidences pour aînés est en plein essor et ne cesse d’innover pour répondre aux besoins grandissants de sa clientèle. Les soins et la qualité de vie des résidents demeurent au cœur du développement de ce marché. En ce qui a trait aux résidences conçues pour les personnes en perte d’autonomie, l’heure est aux formules évolutives, dans la mixité des clientèles.

Pour Yves Desjardins, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), un organisme sans but lucratif qui réunit 800 membres pour près de 100 000 unités locatives partout au Québec, l’industrie des résidences pour aînés en perte d’autonomie répond bien aux attentes et préoccupations des aînés et leur famille.

« Ce type de résidence est encadré par une réglementation qui classe les établissements en quatre catégories, numérotées de 1 à 4, la première étant celle où très peu de services et de soins sont offerts, et 4, qui se positionne à la porte d’entrée des CHSLD, avec des soins infirmiers, l’aide à l’alimentation, l’hygiène, l’habillement, etc., explique le PDG. La tendance est marquée pour les résidences de prévoir une offre de service "évolutive " permettant aux résidents de demeurer sur place même si leur état de santé décline progressivement, ce qui nécessite davantage de soins. »

« L’avenir de l’industrie est à la croissance des résidences pour aînés en perte d’autonomie dans une formule mixte. » - Yves Desjardins, PDG du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA).

La mixité des clientèles

Depuis 2007-2008, le concept de mixité des clientèles a fait son apparition sur le marché, jumelant des clientèles autonomes et non autonomes afin d’accommoder les couples qui n’ont pas les mêmes besoins en termes de soins de santé. « L’avenir de l’industrie est incontestablement à la croissance des résidences pour aînés en perte d’autonomie dans une formule mixte, insiste M. Desjardins. La réalité du vieillissement accentué de la population et la volonté des familles de permettre le plus longtemps possible aux couples d’être ensemble imposent cette mixité, qui répond à de fortes valeurs humaines. »

Des besoins croissants

On compte actuellement 1 712 résidences privées pour aînés au Québec, pour un total de 140 000 unités d’habitation. L’âge moyen des résidents est de 84 ans. « En 2000, on dénombrait quelque 50 000 unités de location pour aînés ; aujourd’hui, ce chiffre atteint 140 000 et on prend du retard au regard de la croissance des besoins, souligne Yves Desjardins. Le taux de pénétration de la clientèle se situe autour de 18-19 %, c’est-à-dire que près d’un aîné sur cinq vit en résidence privée. Si on veut suivre le rythme qu’impose le marché, il nous faut bâtir 55 000 unités supplémentaires d’ici 2028. On doit y voir rapidement ! »

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