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« Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage, au moins, semons des fleurs. »

17 juin 2022 - Par Marie-Josée Turcotte, éditrice

©Marjorie Roy, Optique Photo

J’aurais bien aimé que cette citation d’une grande sagesse soit de moi. Mais on la doit à un philosophe français du 16e siècle, Michel Montaigne. Elle a traversé les siècles pour se rendre jusqu’à nous, toujours d’actualité et criante de vérité.

Je ne sais pas pour vous, mais depuis que la pandémie a frappé, je ne suis plus tout à fait la même personne. Comme plusieurs d’entre vous sans doute, j’ai perdu plusieurs de mes repères. J’ai l’impression de marcher sur une glace de plus en plus mince, comme si tout ce que j’avais construit au fil des années ne tenait qu’à un fil.

Et alors que la pandémie se résorbe, voilà que la guerre frappe et que l’inflation monte en flèche, affectant encore le moral des troupes. Difficile de semer des fleurs sur un tel passage existentiel, me direz-vous. Je suis d’accord. Et pourtant…

Je relisais dernièrement un éditorial publié dans l’édition février 2012 du magazine Prestige, donc il y a plus de 10 ans. Cet éditorial, à l’époque écrit par l’éditeur Denys Paul-Hus, s’intitulait : « L’optimisme : une philosophie ou un devoir ? » En résumé, le propos nous rappelait le bien-fondé de l’optimisme. Je cite ici l’éditeur, car il n’y a pas meilleure manière de le dire : « À mes yeux, il ne s’agit pas seulement d’une philosophie qui prétend que tout est pour le mieux dans le monde. L’optimisme est un devoir. Un devoir en tant que dirigeant d’entreprise et citoyen, mais aussi un devoir en tant que parent et grand-parent. De fait, qui veut vivre dans un monde qui stipule que le mal l’emporte sur le bien ? Qui veut se partir en affaires avec l’idée préconçue que les choses ne peuvent que mal tourner ? Personne. Alors restons optimistes. Et continuons de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Si la prudence est la sagesse, l’optimisme est l’eau de vie. »

J’ai expérimenté personnellement ce précepte auprès de ma fille, qui vit une certaine anxiété lorsqu’elle pense à son avenir. À force de se faire dire que la planète est en danger et que l’économie risque de s’effondrer, il n’est pas étonnant qu’elle soit craintive à l’idée de mettre des enfants au monde ou de se partir en affaires. Elle aimerait un jour avoir son restaurant… Or, au lieu de la décourager, j’ai fait preuve d’optimisme et je lui ai recommandé de suivre son rêve. Les défis seront nombreux, cela va de soi. Mais nous aurons toujours besoin de restaurateurs, non ? Quant au sort de la planète, j’ai foi en l’humanité, qui trouve souvent des solutions en période de crise. C’est ce qui s’est produit lors de la pandémie. En un an, un vaccin a été développé. Une telle chose ne serait jamais arrivée en temps normal.

Alors que l’été se pointe le bout du nez et que, pour la première fois depuis deux ans, vous serez totalement libres de faire ce que vous voulez, je vous souhaite un immense jardin de fleurs à semer, mais surtout, à humer à pleins poumons. La belle saison est si courte, profitez bien de chaque instant ! On se retrouve cet automne !

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