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Deux Québécois autour du monde - Dépêchez-vous de visiter l’Ouzbékistan !

3 octobre 2019 - Par Cendrine Chénel et Claude Trudel

Nous venons de quitter l’Ouzbékistan. Plus de deux semaines à découvrir le pays, sa culture, ses habitants, sa gastronomie, ses trésors et ses couleurs. C’est incontestablement un sublime pays qui a réussi le pari qu’il s’est donné, soit celui de devenir une nouvelle destination tendance.

Cette république d’Asie centrale située sur l’ancienne route de la Soie a pour objectif d’accueillir 10 millions de visiteurs d’ici 2030. Bonne ou mauvaise nouvelle ? En ce qui nous concerne, c’est une mauvaise qui nous laisse un goût mi amer-mi sucré en quittant le pays.

Nous ne nous attendions absolument pas à tant de monde ! L’ouverture des frontières, par l’exemption de visa pour plus d’une quarantaine de pays, a fait exploser le tourisme sans que les infrastructures soient là. Trop de monde, trop vite.

Le tourisme est en plein boom dans le pays, mais le pays n’est pas encore prêt et beaucoup d’hôteliers avouent que c’est un défi pour les habitants et les commerçants . « Nous n’avons pas assez de lits pour les visiteurs », « Il n’y a pas assez de trains pour répondre à la demande avec les touristes qui arrivent par centaines dans des charters pas chers »...

En effet, pour faire le trajet Boukhara-Khiva (la ville est en voie d’être la plus visitée avant Samarcande), il n’y a qu’un train par jour, alors que les touristes affluent. Nous avons dû attendre un jour de plus, à Boukhara, pour obtenir notre place.

Les vieux bazars se sont transformés en marchés à touristes. On y retrouve les mêmes marchandises, les mêmes vêtements faits en Chine, à la chaîne et en usine, les mêmes imprimés, les mêmes souvenirs de pacotille qu’on nous vend pour de l’artisanat local. Les vrais artisans, car il y en a, sont eux-mêmes désespérés par la situation qui dérape.

La capitale Tachkent et la ville de Noukous échappent encore à cette euphorie. L’une n’était pas encore considérée comme assez attrayante (et pourtant) et l’autre, trop loin vers la mer d’Aral ; seuls les plus téméraires et aventureux s’y rendent, car à partir de Khiva, plus de tourisme de masse, celui du vrai explorateur.

Loin de moi l’envie de vous décourager d’y aller, car l’Ouzbékistan mérite indéniablement sa réputation : une merveille sur la route de la Soie. Les mille et une mosquées, les médersas et les palais sont tout simplement sublimes. Les mosaïques colorées vous éblouissent les unes après les autres. Les dômes turquoises scintillants de la place du Registan à Samarcande, les époustouflants minarets des anciennes villes de Boukhara et Khiva subjuguent… Les plats savoureux ravissent les gourmets et comblent les gourmands. L’hospitalité et l’accueil chaleureux vous font vite sentir presque comme chez vous.

L’Ouzbékistan, c’est à vivre ! Alors partez votre voyage en Ouzbékistan dès maintenant !


Tachkent

Ancienne capitale soviétique, Tashkent offre un contraste architectural unique entre les lieux religieux historiques, les monuments soviétiques, les places commémoratives et son gigantesque marché.
À voir :
/ Le Chorsu Bazar
/ Le Hazrat Imam Ensemble
/ Le musée Amir Timur
/ Le métro

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Hazrat Imam Ensemble
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Hazrat Imam Ensemble
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Marché
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Marché
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Musée Amir Timur

Samarcande

Fondée au VIième siècle avant J.-C, Samarcande, qui signifie "Fort de Pierre" en persan, compte parmi les plus beaux ensembles architecturaux musulmans au monde et peut s’enorgueillir d’être considérée comme l’une des plus anciennes villes au monde. Le centre et le coeur de la ville, aussi ancien que Rome ou Babylone a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. On comprend pourquoi en flânant à travers la cité.
À voir :
/ La Place du Régistan
/ Le Mausolée Gour Emir
/ La Nécropole Shah-i-Zinda
/ La Mosquée Bibi-Khanym

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À gauche : la Mausolée Gour Émir. À droite : la Mosaïque Régistan
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La Mosquée Bibi Khanym
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Plats ouzbeks
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Régistan la nuit
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Shah i Zinda

Boukhara

Considérée comme la ville des érudits, Boukhara compte plus de 350 mosquées et 100 Médersas (universités coraniques). La vieille ville est un labyrinthe de ruelles étroites, de parcs, de monuments historiques de différentes époques, magnifiquement préservés ! Un pur bonheur que de s’y balader aux petites heures du matin quand la ville est encore endormie et les échoppes, closes.
À voir :
/ La citadelle d’Ark
/ La mosquée Bolo Haouz
/ Les médersas
/ La mosquée de Po i Kalyan
/ Le Tchor Minor

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Citadelle Ark
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Mosquée Bolo Haouz
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Artisanat
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Médrésa
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Minaret Kalyan
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Mosaïque
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Mosquée Po i Kalyan
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Tchor Minor

Khiva

Pour savourer les beautés de la ville, il faut se lever tôt et vivre une immersion dans une ville antique d’Asie centrale entièrement préservée, transformée presque intégralement en musée, joyau de l’Ouzbékistan. Un décor unique, à l’ambiance magique, surtout au coucher du soleil lorsque les rayons font jaillir l’ocre des briques et le turquoise des dômes. Un spectacle unique et inoubliable !
À voir :
/ La Médersa Mohammed Amin Khan
/ Le minaret Kalta Minor
/ La mosquée Juma
/ La Médersa Islam Khodja et son minaret
/ En dehors de la ville, un peu plus loin les forteresses de Toprak-Kala et d’Ayaz Kala

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Coucher de soleil à Khiva
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Femme artisane
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Forteresse
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Forteresse
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Kalta Minor
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Mosquée Juma
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Place Khiva
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Ruelle et Islam Khoja Minaret

Noukous

La ville n’offre pas grand-chose, mais ce qu’elle offre est riche : un extraordinaire musée. En effet, le Musée Igor Stravinsky est l’œuvre de toute une vie, celle d’Igor Savitsky , collectionneur d’œuvres interdites pendant l’ère soviétique. Il a rassemblé 50 000 unités d’œuvres d’avant-garde. Aujourd’hui, le musée possède une riche collection de plus de 90 000 oeuvres d’artistes russes d’avant-garde.

Mais on vient surtout à Noukous pour aller visiter Moynaq, cet ancien port de la mer d’Aral, aujourd’hui tristement disparu. Avant la disparition de ses eaux, la mer d’Aral était le quatrième plus grand lac du monde. Il y avait des ports, des usines de poissons et des bateaux de pêche. Pour y aller, pas de transport organisé, il faut s’arranger avec un taxi qui, moyennant un certain montant, vous emmènera là-bas, à plus de deux heures de Noukous.

Aujourd’hui, Moynaq est entourée de kilomètres de sable et d’un cimetière de bateaux… On sent que la ville est en train de reprendre un nouveau souffle grâce à une nouvelle opportunité : le tourisme … les hôtels se construisent. Pour les amateurs de lieux inusités, dépêchez-vous d’y aller avant que, là aussi, les bus de circuits organisés ne se pointent le nez.
À voir :
/ Le Musée Igor Stravinsky
/ La nécropole Mizdakhan
/ Le cimetière des bateaux de la mer d’Aral

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Cimetière de bateaux
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Musée Igor Stravinsky
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Une oeuvre du Musée Igor Stravinsky

Pour suivre « Deux Québécois autour du monde » :

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