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L’auto « verte » en plusieurs teintes

16 février 2012 - Par Luc Gagné

Depuis l’avènement de la Toyota Prius, en 1997, les constructeurs d’automobiles multiplient les types de groupes motopropulseurs produisant moins d’émissions polluantes et consommant moins de carburant. Après les hybrides, désormais classiques, voici maintenant qu’on nous offre des hybrides rechargeables en plus des « PZEV », des autos électriques « pures » et des modèles qui utilisent des moteurs diesel désormais qualifiés de propres. Pas surprenant que les consommateurs y perdent leur latin. Voici donc, en quelques mots, ce qui distingue ces différents types de véhicules éconergétiques.

Les hybrides « classiques »

Dans le monde animal, un hybride est le fruit du croisement de deux espèces différentes. Transposée au monde automobile, cette expression fait allusion aux véhicules animés par deux sources d’énergie : un moteur thermique (à essence) et un ou plusieurs moteurs électriques alimentés par une batterie. Ces véhicules, comme la Prius, sont qualifiés « d’hybrides en série », puisqu’ils utilisent soit la force motrice du moteur électrique, soit celle du moteur thermique, soit la combinaison des deux pour se déplacer. Si leur mode 100 % électrique permet de parcourir à peine quelques kilomètres, ces véhicules consomment cependant moins de carburant en usage urbain. On trouve désormais des voitures et des camionnettes hybrides de ce genre chez plusieurs constructeurs : Toyota, Honda, Mercedes-Benz, Lexus, BMW, Ford, Hyundai, Kia, etc.

Toyota Prius PHV
Toyota Prius PHV

Les hybrides rechargeables

La Chevrolet Volt a inauguré une nouvelle catégorie des voitures hybrides : l’hybride rechargeable. Cette voiture fait usage de deux types de moteurs qui fonctionnent en « parallèle ». Car la Volt est toujours entraînée uniquement par son moteur électrique. Son moteur thermique ne sert que de génératrice embarquée pour recharger la batterie lorsqu’on dépasse le seuil minimum de sa charge (correspondant à une autonomie d’environ 75 kilomètres). Le moteur thermique permet donc d’accroître l’autonomie de cette voiture à 1 400 kilomètres, selon le constructeur, si l’on n’est pas arrêté avant pour recharger la batterie en branchant la Volt, soit sur une prise résidentielle (plutôt lent), soit à une borne de recharge spécialement destinée à cette fin (plus rapide). Les hybrides parallèles vont se multiplier. GM prépare d’ailleurs une variante de la Volt : la Cadillac ELR. De son côté, cette année, Toyota lance la Prius PHV (pour Plug-in Hybrid Vehicle), une hybride dont la batterie de plus grande capacité permettra de parcourir jusqu’à 24 kilomètres avant que le moteur thermique n’entre en action. Et comme pour la Volt, la Prius PHEV est une voiture dont la batterie est rechargeable.

Cadillac ELR 2013
Cadillac ELR 2013

Les électriques « pures »

Nissan a fait acte de pionnier en lançant la berline compacte Leaf l’année dernière. Après tout, c’est la première voiture électrique « pure » de grande diffusion de l’ère moderne. Mitsubishi a emboîté le pas avec sa sous-compacte i-MiEV, et d’autres suivront, Ford entre autres. Bref, désormais il est possible de choisir entre l’auto à moteur thermique, l’hybride et l’électrique pure. Bien entendu, l’auto électrique ne convient pas encore à tout le monde à cause de son prix élevé et de son autonomie réduite (environ 130 à 160 kilomètres selon le véhicule). Cependant, pour une famille urbaine qui possède deux véhicules, il devient possible d’envisager la substitution de l’un d’eux par une auto électrique, qui servirait essentiellement aux déplacements locaux de courtes distances, par exemple, pour aller faire des emplettes ou reconduire les enfants à leurs réunions scoutes.

Le moteur diesel

Longtemps exclusif à Volkswagen et Mercedes-Benz, le moteur diesel pourrait bientôt devenir plus courant. Déjà, BMW l’a ajouté à certains modèles de sa gamme, en 2009, alors que Chevrolet promet une version diesel de la compacte Cruze, en 2013. D’autres constructeurs pourraient emboîter le pas, surtout si les automobilistes des États-Unis s’ouvrent à l’idée d’adopter ce moteur. Après tout, le diesel moderne ne manque pas d’attraits. Il est performant et développe beaucoup de couple. De plus, on a éliminé les problèmes d’odeur et de bruit. On a aussi développé des technologies, comme le filtre à particules, qui le rendent moins polluant. Et c’est sans compter l’autonomie impressionnante qu’il procure grâce à une consommation de pingre !

Volkswagen Beetle TDI
Volkswagen Beetle TDI

Et les PZEV...

Subaru, enfin, offre les seuls véhicules répondant à la norme californienne « PZEV » (pour Partial Zero Emission Vehicle). Pour les reconnaître, ces Legacy, Outback et Forester arborent d’ailleurs cet acronyme. Ces véhicules ressemblent aux autres versions de leur gamme respective et ils utilisent un moteur presque identique. Sauf que le leur est conçu pour laisser 90 % moins de composés organiques volatils (COV) s’échapper dans l’atmosphère. Il s’agit d’un polluant qui joue un grand rôle dans la formation du smog. Les Subaru PZEV ne consomment peut-être pas moins de carburant que leur contrepartie ordinaire, mais à leur façon, ils sont plus « verts » !

Subaru Outback PZEV
Subaru Outback PZEV
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