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BIENVENUE AU PARC TECHNO - Institut national d’optique

7 juillet 2011 - Par Gilles Levasseur

Le constant défi d’innover

Fleuron technologique de la région de Québec, autant sur les scènes canadienne que mondiale, l’Institut national d’optique est le porte-étendard de cette énergie qui a insufflé depuis deux décennies une nouvelle prospérité à la capitale : l’innovation. Mais pour l’INO, cette créativité n’a de sens que dans une profitable commercialisation des idées.

Originalité, audace et rapidité

Tel est le défi constant que relève l’Institut national d’optique depuis sa création, il y a près d’un quart de siècle. L’innovation révèle ici ses deux facettes : d’une part, les organisations découvrent leur capacité de créer pour mieux tirer leur épingle du jeu, mais d’autre part, l’environnement dans lequel elles évoluent modifie sans cesse la donne, ce qui les amène à rivaliser d’audace et d’originalité. « De plus, explique le président-directeur général de l’INO, Jean-Yves Roy, les domaines de l’optique et de la photonique agissent transversalement, c’est-à-dire qu’ils ont désormais des applications dans tous les secteurs d’activité, de sorte qu’on s’adresse en même temps à une foule de marchés potentiels. Et comme l’échiquier économique mondial est entièrement remodelé, la nécessité pour nos entreprises d’améliorer leur productivité a décuplé, ce qui force l’INO à accélérer d’autant sa rapidité d’innovation, car les fenêtres d’occasions d’affaires sont de plus en plus courtes. Notre modèle est fascinant, mais son coefficient de difficulté est élevé étant donné que nous gérons l’innovation en amont de la technologie. Notre mot d’ordre est simple : aller vers les projets les plus porteurs de résultats concrets, quitte à décider rapidement et de façon stratégique de mettre un terme à ceux qui ne remplissent pas leurs promesses, puisque c’est notre pérennité qui en dépend. »

Isabelle Noiseaux, chercheur biophotonique prépare une culture cellulaire.
Isabelle Noiseaux, chercheur biophotonique prépare une culture cellulaire.

Agir rapidement

Depuis 1988, l’INO est à l’origine de la création de près d’une trentaine d’entreprises et a effectué quelque 45 transferts technologiques à des organisations existantes, ce qui exclut les contrats ponctuels réalisés pour le compte de clients. L’histoire vécue par l’un d’eux illustre concrètement le rôle joué par l’Institut. Comme l’organisation assure maintenant une présence permanente à Montréal, Hamilton et Edmonton pour mieux offrir ses capacités aux entrepreneurs de partout au pays, un dentiste ontarien l’a contactée pour valider son hypothèse d’utiliser avec succès le laser pour la détection précoce des lésions de l’émail dentaire, avant même l’apparition des caries. En tout juste huit mois, l’équipe de l’INO a non seulement confirmé la faisabilité du projet, mais aussi livré un prototype alpha, puis d’autres ont été fabriqués pour des essais que le client voulait réaliser. Puisque l’expérience était concluante et que le carnet de commandes commençait déjà à se remplir, le dentiste a commandé une cinquantaine d’appareils supplémentaires et a pu obtenir le financement désiré. « Les retombées de ce projet mené tambour battant sont très intéressantes, explique M. Roy, car cette technologie ne vise rien de moins qu’à remplacer, un jour ou l’autre, les rayons X dans les cabinets de dentistes. »

Marc Terroux, technologue, fait une démonstration de la caméra infra rouge développée à Québec dans les laboratoires de l’INO.
Marc Terroux, technologue, fait une démonstration de la caméra infra rouge développée à Québec dans les laboratoires de l’INO.

Une vigie de tous les instants

Faire les choix appropriés parmi toutes les possibilités – voire celles qui n’existent pas encore – requiert non seulement le déploiement continuel d’un radar stratégique pointé sur l’environnement externe et les autres technologies, mais aussi une connaissance très pointue des entreprises, de leur plan d’affaires, de leur écosystème, de leurs concurrents ainsi que de leurs objectifs stratégiques. « Cela dit, ajoute Jean-Yves Roy, notre point de départ consiste à analyser attentivement les grandes tendances sociales, comme l’environnement ou le vieillissement. Ce phénomène, par exemple, finira par forcer la prise de diagnostic hors des centres hospitaliers, déjà pleins. Il est donc logique de penser que des instruments portables pour usage dans les cliniques ou à domicile trouveront une place de choix au palmarès des biotechnologies de demain. Ensuite, nous déterminons quelle sera la technologie utilisée et quels marchés lui feront le mieux écho. Chose certaine, nous n’optons que pour des innovations apportant une vraie valeur ajoutée. Mais chaque fois qu’on transfère une technologie, celle-ci doit aussitôt être remplacée par une nouvelle idée applicable, et le processus recommence. Le défi de la régénération de l’innovation est sans fin à l’INO. »

Des partenariats profitables

Dans le but d’accélérer davantage sa rapidité à innover, l’INO a conclu plusieurs partenariats avec des universités et autres centres de recherche au Canada et dans le monde. Plus récemment, par exemple, l’INO a conclu une entente avec la University of Health Center. Ce partenariat aboutira notamment à la réalisation d’un projet conjoint qui permettra de développer un dosimètre visant à calibrer les doses dans les traitements contre le cancer pour en minimiser les effets secondaires. Un positionnement stratégique a aussi été confirmé avec le Centre de microélectronique de Bromont en collaboration avec l’Université de Sherbrooke. Dans la même veine, un échange de ressources a été réalisé avec deux centres de recherche européens, notamment en Bavière, au cours de 2010. « C’est crucial dans le déploiement de notre modèle d’affaires », conclut M. Roy.

Et demain ? « Fondamentalement, il convient de poursuivre nos efforts dans la course à l’innovation commercialisable. Cela demeure notre préoccupation incontournable. C’est aussi de faire en sorte que Québec demeure un pôle majeur de la nouvelle économie. Et l’INO continuera à y prendre part activement. »

  • Information
  • Siège social :
  • 2740, rue Einstein, Québec
  • Tél. : 418 657-7006
  • Succursales : Montréal, Hamilton et Edmonton
  • Site Internet : www.ino.ca
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