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Jean Ravel

29 septembre 2011 - Par Marie-Josée Turcotte

Le rocker nostalgique

Si un jour vous croisez Jean Ravel dans la rue, il est peu probable que vous le reconnaissiez, à moins d’avoir assisté à l’un ou l’autre de ses spectacles, soit Rock Story ou Rock Lounge. Pourtant, ce chanteur énergique, qui roule sa bosse depuis maintenant 30 ans, possède un parcours des plus impressionnants, faisant la preuve qu’on peut mener une belle carrière derrière le micro, tout en demeurant à l’ombre des caméras.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jean Ravel gagne à être connu. Peu de gens le savent, mais l’artiste a joué dans trois mégaproductions : La légende de Jimmy, Starmania et Notre-Dame-de-Paris. Pas mal pour un petit gars de Québec qui, comme bien des artistes, a démarré sa carrière en arpentant les bars, avant de faire une rencontre cruciale qui allait changer le cours de sa vie. « C’était en janvier 1989, raconte-t-il. Par hasard, Marie-Denise Pelletier assistait à l’une de mes prestations. Elle a remarqué ma voix et m’a offert de devenir son choriste et de l’accompagner en tournée. » L’année suivante, Jean participe à son album Survivre et chante, en duo, la pièce thème, Survivre ensemble, qui se hissera dans le top-10. Mais le plus surprenant reste encore à venir…

Un jour, il reçoit une visite inattendue : celle du grand Luc Plamondon, qui lui propose de participer à la comédie musicale La légende de Jimmy. Nous sommes en 1992. Trois ans plus tard, Jean prend l’avion afin d’aller auditionner, à Paris, pour Starmania, en remplacement de Bruno Pelletier. Il sera de la distribution durant cinq ans et voyagera en France, en Suisse et en Belgique. Ce sera une période très fertile artistiquement, mais aussi très riche en apprentissages, puisqu’il y jouera, en alternance, trois rôles majeurs. Enfin, en 1999, Jean revient au Québec grâce à Notre-Dame-de-Paris… avant de repartir en tournée vers l’Europe et le Liban.

Après plusieurs années passées à boucler et à défaire ses valises, Jean rêve d’un peu de stabilité. C’est alors que l’idée de créer le spectacle Rock Story surgit, en 2004. De son propre aveu, Jean Ravel est un amoureux fou du rock classique des années 70 et 80, cette musique associée à tous ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Et de toute évidence, si l’on se fie au succès instantané remporté par cette première production, il n’est pas le seul à aimer vibrer au son des chansons de Styx, de Queen et de combien d’autres groupes légendaires. Après avoir présenté ce spectacle plus de 250 fois au Québec, dont au Théâtre du Capitole et aux Casinos de Montréal et de Hull, il crée, en 2010, une version plus feutrée avec Rock Lounge, un hommage à Phil Collins, Billy Joel, Supertramp, Air Supply…

Loin de se reposer sur ses lauriers, Jean Ravel travaille également sur d’autres projets, qui l’amèneront peut-être aux États-Unis, dont à Las Vegas, et même à travailler avec Dennis DeYoung, l’ex-chanteur de Styx, avec qui il a développé une belle complicité artistique. Enfin, comme tout artiste prudent qui se respecte, Jean a déjà son plan B de carrière, où il se transformerait en copropriétaire de resto-bar-spectacle. Devinez qui assurerait la partie entertainment ?

Rock Lounge

-* Quand : 19 novembre, 20 h 30

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