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[SONDAGE] Conjoncture 2023 : l’optimisme est-il encore au rendez-vous ?

20 janvier 2023 - Par - Magazine PRESTIGE -

La guerre en Ukraine, les sanctions qui en ont résulté pour la Russie, l’important ralentissement de l’économie en Chine, les pressions inflationnistes et les fortes hausses de taux d’intérêt ont assurément influé sur la croissance mondiale de la dernière année. Bien que l’économie canadienne et québécoise se montrent résilientes, l’année 2023 sera marquée par la prudence.

Dans le contexte actuel, l’Agence de développement économique Québec International s’est associée à la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis (CCIGL) et à la Jeune Chambre de commerce de Québec (JCCQ) pour sonder, en collaboration avec Léger, les gestionnaires et les dirigeants d’entreprise des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches quant aux perspectives économiques 2023.

Cette enquête, à l’instar des éditions précédentes, mesure la perception des gestionnaires et des dirigeants au regard des perspectives économiques, des investissements et des ressources humaines, avec en nouveauté, le développement durable. Les données de ce sondage Web ont été recueillies du 7 au 25 novembre 2022, et incluent les réponses de 270 gestionnaires et dirigeants d’entreprise de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.

FAITS SAILLANTS

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

L’enquête révèle que 76 % des dirigeants d’entreprise estiment que 2022 a été une bonne année pour leur secteur d’activité, ce qui est comparable à l’année précédente (74 % en 2021). Cette évaluation se reflète dans l’indice moyen d’évaluation réel, stable lui aussi par rapport à la dernière mesure (71,9).

• Près du trois quarts des gestionnaires (72 %) sont optimistes pour l’année 2023 en ce qui concerne la situation économique de leur secteur d’activité. Cet optimisme est toutefois plus contenu que par le passé.
• Tout comme en 2021, le récent sondage montre aussi que la dernière année a été plus favorable pour les entreprises des secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que de la construction/fabrication.
• Le degré d’optimisme, qui varie en fonction des marchés géographiques évalués, a régressé sur l’ensemble. Malgré cela, l’indice reste le plus élevé au Québec (64,2), au Canada (58,8) et aux États-Unis (56,9). Il est plus faible pour l’Union européenne (49,4) et le reste du monde (48,5).

INVESTISSEMENTS

La diminution de l’optimisme ne semble pas avoir affecté les prévisions d’investissements, qui sont demeurées stables, avec 56 % des dirigeants interrogés prévoyant réaliser des investissements dans leur entreprise en 2023. Toutefois, cette proportion reste en deçà des chiffres précédant la période pandémique.

• La recherche et le développement (46 %) et l’achat d’équipement informatique (38 %) demeurent prioritaires en matière d’investissements prévus.
• Davantage d’entreprises envisagent d’investir dans la transformation numérique, l’automatisation et/ou la robotisation (38 %) ; une proportion qui grimpe à 53 % parmi les entreprises comptant au moins 50 employés.
• Un quart des entreprises ont des projets d’acquisition et d’expansion dans leur mire.

RESSOURCES HUMAINES

Les enjeux entourant le recrutement et la rétention de main-d’œuvre devraient demeurer prioritaires pour les entreprises en 2023, alors même qu’une majorité d’entreprises comptent toujours augmenter leurs effectifs.

• Une proportion croissante de chefs d’entreprise affirme avoir présentement un nombre d’employés égal (44 %) ou supérieur (41 %) à celui de janvier 2022. D’ailleurs, le pourcentage d’entreprises ayant moins d’employés a diminué, soit 16 %, comparativement à 21 % lors de l’édition précédente du sondage.
• Environ une entreprise sur dix a effectué des mises à pied. Cette proportion a considérablement diminué depuis deux ans, passant de 46 % en 2020 à 20 % en 2021, puis fléchissant à 11 % en 2022.
• Environ six employeurs sur dix estiment devoir augmenter le nombre d’employés en 2023, et 13 % envisagent des mises à pied.
• 82 % des dirigeants d’entreprise sondés prévoient faire des embauches en 2023, notamment pour répondre aux besoins liés à la croissance de leurs activités (55 %) et au roulement de personnel (41 %).

Recrutement et rétention de main-d’œuvre

Depuis 2014, la proportion d’entreprises rencontrant des difficultés de recrutement s’est toujours située au-dessus de 80 %. En 2023, la tendance se maintient, avec 85 % des employeurs étant aux prises avec cette problématique, et ce, dans un contexte où le taux de chômage s’établissait à 3 % en décembre 2022, soit l’un des plus faibles parmi les principales régions canadiennes.

• Des sept mesures évoquées dans le questionnaire pour composer avec la rareté de main -d’œuvre, l’allègement des processus et des délais d’immigration (24 %) est celle perçue comme la plus efficace pour faire face au besoin de main-d’œuvre. S’ensuivent les mesures incitatives favorisant la transformation numérique (14 %), celles permettant l’intégration ou le maintien en emploi de divers bassins de travailleurs (13 %) et celles destiné es à la formation (13 %).
• Près d’un tiers des dirigeants (31 %) s’est déjà tourné vers le recrutement à l’international pour pourvoir des postes vacants. Aussi, 8 % des personnes sondées affirment n’avoir jamais eu recours à cette mesure par le passé, mais envisagent de le faire en 2023.
• Le recrutement de main-d’œuvre reste en tête des préoccupations des gestionnaires pour l’année 2023, bien qu’il ait diminué (38 %). Inversement, la situation économique mondiale (28 %), le coût des opérations (28 %), ainsi que l’accès au financement et les exigences financières (17 %) préoccupent davantage les gestionnaires.

Santé mentale et télétravail

• Plus de six dirigeants d’entreprise sur dix qualifient leur santé mentale de très bonne ou excellente. Ils sont 31 % à la qualifier de bonne et 7 % de mauvaise ou très mauvaise.
• Les horaires flexibles et les congés (70 %) arrivent en tête de liste parmi les mesures visant à favoriser la santé mentale des employés, suivis par les programmes d’aide aux employés et avantages sociaux (47 %), ainsi que le travail en mode hybride (46 %). Près d’une entreprise sur dix n’offrait aucune mesure favorisant la santé mentale des employés.
• Les trois quarts des entreprises autorisent le télétravail chez leurs employés. La portion d’employés en télétravail a toutefois diminué (55 %).

DÉVELOPPEMENT DURABLE

En nouveauté cette année, le sondage s’est penché sur les initiatives de développement durable en entreprise.

• Près de la moitié des entreprises (46 %) sondées ont mis en place des initiatives en lien avec l’aspect social du développement durable et un tiers d’entre elles a pris des actions en matière d’environnement (33 %) et de gouvernance (33 %). Ces proportions étaient plus importantes pour les entreprises de 50 employés et plus.
• Parmi les répondants, 42 % prévoyaient implanter de nouvelles initiatives en développement durable au cours de la prochaine année, notamment en lien avec l’environnement et l’aspect social.
• Le manque de temps arrivait au premier rang des freins à la mise en place d’actions en développement durable.

Pour en savoir plus, consultez le quebecinternational.ca.

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