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Yachts de luxe

2 juin 2011 - Par Frédéric Masse

Un univers nautique parallèle

Wow ! Je viens littéralement d’être emporté par la vague, à la suite de mon entrevue avec M. Guy Bolduc, directeur des ventes chez Nautique International. Impossible de ne pas rêver en écoutant ce passionné personnage qui parle de ses embarcations avec un tel enthousiasme que je me suis laissé prendre au jeu. Mais il faut dire que ce ne sont pas n’importe quelles embarcations, mais bien les yachts Azimut, soit la plus grande marque italienne de bateaux de grand luxe.

L’univers de la démesure

Enlevez toute forme de rationalité à votre pensée avant d’entrer dans l’univers des yachts de luxe, un monde parallèle où l’argent n’est plus un facteur. Et la marque Azimut est le summum du luxe. Elle représente, en fait, ce que Ferrari est à l’automobile. D’ailleurs, Azimut a été nommé, pour une douzième année d’affilée, le plus grand constructeur d’embarcations de luxe du monde. Quand on parle de domination…

Sachez qu’un bateau « d’entrée de gamme » chez Azimut vous coûtera entre 1,3 et 1,5 million de dollars US et ce, pour une embarcation de 53 pieds de type Flybridge (la taille des embarcations débute toutefois à 38 pieds). Il s’agit du marché principal pour le Québec et le Canada, mais si le portefeuille (et le cœur) vous en dit, vous pourrez dépasser les 300 pieds de longueur et les 300 000 millions de dollars. Dans bien des cas, par exemple, un propriétaire peut facilement dépenser plus de 60 000 $ pour un système audio, tel un cinéma maison, dans un bateau de 70 pieds. Alors, imaginez dans un 300 pieds !

Il existe trois grandes usines chez Azimut, m’explique M. Bolduc. La première est réservée aux embarcations de moins de 75 pieds, la seconde, où l’on fait aussi du sur mesure, se consacre aux bateaux de 76 à 116 pieds, alors que la dernière est exclusivement destinée aux grandes embarcations de 116 pieds et plus, où là, tout est fait sur mesure. Il faut savoir qu’avec ce dernier type d’embarcations, le coût de construction est d’environ 1 million de dollars par pied, et que tout ce qui s’y trouve dépasse l’entendement, tant en ce qui concerne la qualité que le luxe.

Le profil de l’acheteur

Certains se demandent sûrement qui peut bien acheter ce type de bateau au Québec… Eh bien, sachez que l’an dernier, Nautique international, qui est le seul détaillant Azimut au Canada, a réalisé sa meilleure année de ventes depuis sa création en 2006. Qui a dit qu’il y avait récession ? « Nous avons, entre autres, vendu un bateau de 82 pieds au coût de 6,9 millions de dollars à un Montréalais, raconte Guy Bolduc. C’est le plus grand yacht de luxe vendu au Québec. Un de nos clients de Candiac s’est également procuré le tout nouveau Magellano, un bateau de 52 pieds à motorisation hybride, qui pourra naviguer deux heures uniquement grâce à l’électricité. Il s’agit du tout premier du genre vendu en Amérique du Nord. Nous l’avions invité, parmi trois de nos clients, au Salon de Gênes afin de présenter cette embarcation et, visiblement, il l’a appréciée. Et cette année, un client de la ville de Québec s’est procuré un nouvel Azimut de 70 pieds, d’une valeur approximative de 4 millions de dollars. Il s’agit d’un bateau magnifique, qui génère automatiquement un wow ! L’embarcation possède un pont supérieur extrêmement vaste, dispose de deux cabines de marin où l’équipage peut y séjourner ainsi que de quatre chambres à coucher. »

Un petit voyage avec ça ?

Le luxe, dans l’automobile, dans l’aviation ou dans la navigation, se vit aussi dans tout ce qui accompagne l’achat. Dans le cas d’Azimut, les clients peuvent prendre possession de leur bateau directement en Italie. « Et certains de nos clients prennent carrément l’année pour profiter de leur nouvelle embarcation sur la mer Méditerranée », ajoute le directeur des ventes, qui engage alors un capitaine, francophone de préférence, pour apprendre à ses clients à naviguer. « Contrairement à l’Europe, où les clients ne conduisent jamais ou presque leur embarcation, nous, les Québécois, souhaitons la conduire. Désormais, avec toute la technologie offerte, comme la vision de nuit et la météo par satellite, il devient facile de conduire un si grand yacht. »

Après ces vacances de familiarisation, les clients ont également la possibilité de faire livrer leur embarcation en Amérique du Nord, que ce soit à Montréal, à New York ou à Miami. Le coût de la livraison est d’ailleurs compris dans le prix d’achat.

Un problème mécanique ?

Le labrador, la race de chien la plus adoptée.

Relaxez ! Dans un monde où le luxe est roi, le client l’est évidemment aussi. Peu importe où le plaisancier se trouve dans le monde, s’il advient un problème, une équipe volante accourt afin de réparer l’ennui. Autrement dit, « ce n’est pas le client qui se rend au service, mais bien le service qui se rend à lui », conclut M. Bolduc. Appelez cela du service suprême !

*Remerciement spécial à mon ami Pierre Harvey, éditeur de la Presse Nautique, qui m’a mis en contact avec Guy Bolduc, directeur des ventes chez Nautique International.

La domination des Italiens

  • Saviez-vous que dans un bateau de grand luxe, 25 % de la facture est lié au coût du moteur ?
  • 80 % des bateaux de grand luxe sont italiens.
  • Les trois plus grands constructeurs — Azimut, Ferretti et Rodriguez — proviennent de l’Italie.
  • Le luxe et les bateaux sont tellement associés à l’Italie que lorsqu’un constructeur américain ou anglais vend l’une de ses embarcations, il se dépêche de dire que le design est italien.
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