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Démystifier les épreuves du ministère

23 février 2026| Nathalie Roy

Démystifier les épreuves du ministère

Les épreuves ministérielles peuvent soulever des questions et parfois de l’inquiétude. Ce texte vise à démystifier ces examens afin d’en clarifier le sens, le déroulement et l’importance pour aider les élèves et les parents à les aborder avec plus de confiance et de sérénité.

Comme j’ai acquis mon expérience d’enseignement au primaire, les informations présentées dans cette chronique seront surtout concentrées sur les épreuves du primaire, même si vous pourrez aussi y retrouver un minimum d’information concernant le secondaire.

Ce qui peut surtout susciter de l’anxiété chez les élèves, c’est le discours qui circule autour d’eux. Les mots « examens du ministère » peuvent faire peur, alors qu’en réalité, ils ne représentent qu’une évaluation parmi tant d’autres.

QUI

Ces épreuves, autant au public qu’au privé, ont lieu principalement en 4e et 6e année du primaire, et en 2e, 4e et 5e du secondaire.

QUOI

En ce qui a trait aux épreuves du primaire, les matières concernées sont celles de base, comme le français (lecture et écriture) ainsi que les mathématiques et l’anglais (6e).

Il y a deux épreuves de compréhension en lecture, une avec un texte courant et l’autre avec un texte littéraire. Jusqu’à maintenant, ces épreuves, ainsi que celle d’écriture, portaient sur un sujet commun. Pour ce qui est des mathématiques, quelques résolutions de problèmes sont au menu, ainsi qu’un test de connaissances sur les notions apprises et une épreuve visant à évaluer la compétence à « résoudre », ce qui est plus complexe qu’un simple problème, derrière lequel plusieurs étapes et notions doivent être appliquées.

QUAND

Toutes les épreuves ont généralement lieu vers la fin de l’année scolaire, sauf en janvier pour des cas d’exception. Le ministère fixe habituellement des dates précises pour ces examens, et ce, pour l’ensemble des élèves du Québec. Cette procédure vise notamment à éviter que le contenu des épreuves ou leurs solutions ne circulent avant qu’elles soient complétées dans tous les établissements. Les enseignants doivent respecter ces dates, sauf en cas d’empêchement majeur, et ce, seulement si la direction donne son autorisation.

ABSENCES

Les établissements ne peuvent autoriser les absences à ces examens. Seules certaines circonstances exceptionnelles prévues par le ministère peuvent les justifier, par exemple une maladie attestée par un certificat médical. La situation s’explique par le fait que tous les établissements scolaires doivent respecter les règles et les dates imposées par le ministère. Ainsi, si vous vous demandez si votre enfant peut s’absenter pour participer à un tournoi sportif, peu importe lequel, la réponse demeure la même : l’examen ne pourra être repris et la note zéro sera attribuée.

LA CORRECTION

Les enseignants reçoivent les consignes directement du ministère pour la passation des épreuves. Dans ce document, la grille de correction y est présentée et expliquée afin que tous l’appliquent de façon uniforme. On y retrouve aussi les outils que l’élève peut ou non utiliser.

Pour le primaire, ce sont les enseignants qui sont majoritairement responsables de la correction des épreuves.

Au primaire et en 2e secondaire, la note que l’élève aura obtenue correspondra à 20 % de la note finale du bulletin, et à 50 % en 4e et 5e secondaire.

COMMENT

Comment pouvons-nous aider notre enfant à réussir ses examens ? La meilleure façon de se préparer est d’être attentif à ce qui est enseigné en classe et à effectuer les travaux demandés. Une bonne révision de ce qui lui a été enseigné est recommandée, au besoin, mais on oublie souvent que de simples gestes peuvent faire une grosse différence dans le parcours stressant des évaluations de fin d’année. Voici des exemples que je considère comme très utiles, en tant que mère autant que comme enseignante au primaire. Premièrement, des enfants reposés avec un ventre juste assez rempli performent toujours mieux ! Il est donc important de poursuivre la routine installée depuis le début de l’année scolaire en ce qui concerne l’heure du coucher, même si l’été approche et que votre enfant s’amuse dehors. Deuxièmement, évitez de lui mettre de la pression. Selon le type d’enfant, certains placent déjà la barre haute et désirent vous plaire. Sans le vouloir, lorsque vous fixez un objectif de notes à atteindre, vous contribuez peut-être à le rendre anxieux.

La peur de ne pas réussir est fréquente chez les élèves en général, même ceux qui sont habitués à obtenir de bons résultats.

Fixez plutôt un objectif axé sur l’effort et non sur la note.

Dites à votre enfant que vous savez de quoi il est capable et que tout ce que vous attendez de lui, c’est qu’il déploie tous les efforts possibles. Bref, qu’il s’assure de donner son 100 %.

Cela devient alors une marque de confiance à son égard plutôt qu’une attente de performance. De plus, si jamais il vous avoue ne pas avoir fourni tous les efforts nécessaires, vous serez en mesure de lui répondre : « Tu n’as pas donné ton 100 % ? Tu auras donc le résultat correspondant. Si tu souhaites faire mieux la prochaine fois, tu sauras quels efforts fournir pour y arriver. » Sans être magique, cette façon de dire les choses a toujours eu un impact positif sur l’anxiété des enfants.

Troisièmement, renforcez sa confiance personnelle en lui rappelant toutes les connaissances et les compétences qu’il a acquises. De petits mots d’encouragement glissés dans la boîte à goûter peuvent également faire une grande différence pour apaiser son anxiété.

Par ailleurs, il est possible de travailler de façon plus précise sur certains points, comme dans les exemples suivants :

Lecture : prenez l’habitude de le questionner sur ses lectures à la maison. Il est important qu’il sache fournir des réponses complètes.

Écriture : encouragez votre enfant à écrire le plus souvent possible, et, surtout, habituez-le à se relire et se corriger avant de remettre son texte.

Mathématiques : révisez la compréhension des notions à l’aide de son matériel scolaire. Il est aussi possible d’établir une routine agréable, un petit défi, un genre d’énigme qui lui permettra d’exercer son raisonnement mathématique. Vous pouvez le faire oralement en utilisant les événements du quotidien à la maison.

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