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Santé intime féminine : la technologie à la rescousse

10 février 2025| Dre Maude Lebel MDCM, MU Omnipraticienne

Santé intime féminine : la technologie à la rescousse

Les années qui passent laissent inévitablement des traces. La physiologie féminine n’y échappe pas, surtout en ce qui a trait aux changements touchant la zone génitale. Incontinence et urgence urinaire, sécheresse vaginale, douleurs ou hyposensibilité lors des relations intimes, relâchement des tissus et atrophie : autant de désagréments gynécologiques pouvant être traités grâce aux plus récentes percées technologiques.

Offertes depuis un an, au moment d’écrire ces lignes, à notre clinique Eye Am, ces thérapies homologuées par Santé Canada ont démontré leur efficacité et représentent, pour des femmes de tout âge, une avantageuse solution complémentaire ou de rechange à la chirurgie ou à l’hormonothérapie, notamment pour celles chez qui ces traitements s’avéreraient contre-indiqués ou insuffisants.

Quelques séances suffisent à donner des résultats, à l’interne autant qu’extérieurement, en raison du resserrement des tissus relâchés. Voilà pourquoi je constate avec étonnement qu’encore aujourd’hui, ce service soit peu connu, d’où le sujet de cette chronique.

Deux technologies sont mises à profit, soit la radiofréquence et l’électrostimulation, la première pouvant aussi être combinée avec le microneedling pour un effet plus marqué, car ce procédé réchauffe les tissus plus en profondeur. C’est le cas de l’appareil utilisé à l’intérieur du vagin et qui stimule la vascularisation ainsi que la production d’élastine et de collagène, ce qui se traduit par une lubrification accrue ainsi qu’une augmentation de l’épaisseur et du tonus des parois vaginales et des lèvres. Le confort est assuré par une anesthésie locale au besoin. La radiofréquence peut aussi être combinée avec un appareil qui génère des impulsions électriques provoquant des contractions des muscles du plancher pelvien. Celles-ci sont plus intenses et rapides que les exercices de Kegel. Le raffermissement de ces muscles a un impact positif sur les fuites urinaires.

Un troisième appareil utilise une technologie non invasive de radiofréquence en surface, sans microaiguilles, pour améliorer le bien-être vaginal. Il combine à la fois un chauffage volumétrique doux et une coagulation fractionnée des tissus. Tout au long du traitement, la température de la muqueuse est constamment contrôlée pour garantir un confort optimal et des résultats positifs principalement dans les cas de manque de lubrification et de sensibilité.

De façon générale, nous recommandons au départ une série de trois séances espacées chacune d’environ six semaines, après quoi l’effet maximal se fait sentir deux mois après la fin du traitement. Par la suite, un rythme d’entretien d’une à deux séances par année suffit à maintenir les résultats. Le traitement est effectué par un médecin ou une infirmière à la suite d’un examen gynécologique lors de la première séance. Il est à noter que les intéressées doivent avoir eu une cytologie du col de l’utérus (pap test) négative au cours des deux années précédentes. Peu importe l’appareil utilisé, les paramètres sont en tout temps ajustés pour s’adapter à chaque personne. Enfin, on a aussi observé dans nombre de cas une rééquilibration du pH, permettant ainsi de réduire l’incidence des infections vaginales et urinaires. Bref, ces technologies gagnent à être davantage connues !

Pour plus d’information :

1020, rue Bouvier, #110 (soins esthétiques)

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