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LÉVIS HORS SÉRIE - L’économie à Lévis

24 octobre 2012 - Par Donald Charette

Des chiffres à faire rougir

Les statistiques économiques de la ville de Lévis ont de quoi faire rougir sa voisine, Québec, qui, pourtant, est sur une lancée exceptionnelle. C’est dire.

En examinant les chiffres, on réalise que Lévis vient doper le portrait global de la grande région de Québec. Si le chômage est à 6,2 % sur la rive nord, ce qui est déjà remarquable, il est de 4,2 % sur la rive sud, le plus bas taux au Canada !

Cette performance ne date pas d’hier puisque, en 2006, Lévis faisait la barbe à toutes les villes canadiennes avec un taux de sans-emploi de 3,6 %. Son taux de population active est l’un des plus élevés au Québec, la croissance de la population se maintient au-dessus de 6 % depuis 10 ans, sa richesse foncière a cru, en moyenne, de 13,1 % et ainsi de suite. Pas étonnant donc que cette performance ait été reconnue par le Conference Board qui lui conférait le 1er rang en tant que ville la plus attrayante au Québec (17e au Canada).

Cette croissance ne s’est pas faite au détriment de la qualité de vie. Le magazine Money Sense la désignait, l’an dernier, comme la 2e ville où il fait bon vivre au Québec.

Bien que dans l’ombre de la ville de Québec, Lévis s’accommode bien de la situation. « Non, le succès de Québec n’a pas pour effet de cacher notre performance économique, tranche la mairesse Danielle Roy Marinelli. On sait ce qui se passe et Lévis aide à faire baisser le taux de chômage régional. Je ne suis pas jalouse et il n’y a pas de place pour la rivalité. Tant mieux si la région se porte bien. » Elle ajoute qu’en matière d’économie, « nous n’avons rien à envier à la rive nord. Il faut que les deux rives aillent bien ».

C’est un discours qui trouve écho à la Chambre de commerce de Lévis. Son président, Jean-Philipe Grondin, mentionne qu’il y a de gros projets dans l’air : agrandissement du centre des congrès, rapatriement de 1 500 emplois à la tour Desjardins, mégacentre commercial à l’entrée des ponts, réaménagement des bretelles, etc. « Nous avons de super bonnes statistiques, mais un taux de chômage à 4,2 %, c’est un frein au développement », note-t-il au passage.

Les entreprises se butent à un problème de pénurie de main-d’œuvre. La Chambre de commerce croit qu’il faut prioriser trois axes : la formation spécialisée faite en entreprise, le transport en commun et la circulation, et l’achat local. « Il faut être motivé, car nous avons des problèmes de circulation sérieux et le transport en commun fait partie de l’équation », mentionne M. Grondin

À la Chambre de commerce, on souhaite réduire les « fuites commerciales » causées par le fait que les gens traversent les ponts pour dépenser. « On parle de fuites de 260 millions de dollars. Des citoyens de Saint-Nicolas ou Saint-Rédempteur vont traverser les ponts, alors qu’ils pourraient faire leurs achats ici. Il faut les capter à l’entrée des ponts », poursuit M. Grondin.

Si la grande région de Québec a une telle force de frappe aujourd’hui, elle le doit, pour une bonne part, au dynamisme économique de Lévis.

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