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Un Québécois parmi les Français

2 février 2012 - Par Jean Chouzenoux

Vous êtes-vous déjà demandé : « Si j’avais le choix, dans quelle partie du monde irais-je vivre ? » Allez, fermez les yeux et pensez-y dix secondes… Voilà. Avez-vous trouvé ? Je soupçonne une étincelle dans votre regard et un sourire sur vos lèvres ! Maintenant, dites-vous : « Et pourquoi pas ? »

 

 

Vue de la ville de Nice et de la Méditerranée à partir de ma terrasse, située dans le quartier Fabron, avec un ballon rouge à la main… pour faire passer les émotions.

Vue de la ville de Nice et de la Méditerranée à partir de ma terrasse, située dans le quartier Fabron, avec un ballon rouge à la main… pour faire passer les émotions.

Du rêve à la réalité Cette question, je n’ai pas eu à me la poser franchement, tant la réponse s’est imposée d’elle-même, au fil des dernières années. En effet, à force de voyages répétés en France pour arpenter les régions viticoles (travail oblige !), j’ai pu apprécier un art de vivre qui me convenait parfaitement. Ensuite, ce sont des vacances sur la Côte d’Azur qui m’ont confirmé que soleil et mer se conjuguaient bien avec retraite. Et voilà ! Sans renier mon Québec, et encore moins la ville de Québec dont je suis originaire, un matin d’octobre 2010, un conteneur se trouvait devant ma porte afin d’entasser les meubles et les babioles qui construisent nos souvenirs.

 

La baie des Anges au crépuscule

La baie des Anges au crépuscule

Mais d’où sort-il, ce nouveau chroniqueur du magazine PRESTIGE ? Et que nous veut-il ?

Je me présente en quelques phrases. J’ai passé ma vie à Québec. J’ai travaillé à la Société des alcools du Québec (SAQ) près de 37 ans, tour à tour comme directeur de LA Maison des vins de la place Royale, directeur des communications et directeur des ventes. J’ai été activement impliqué dans les associations bachiques et gastronomiques, en plus d’être membre du C.A. de la Fondation de l’Opéra de Québec. Ce travail et ces engagements passionnants m’ont permis de connaître une vie trépidante, de rencontrer des gens de tous horizons et d’être impliqué dans la plupart des activités sociales et culturelles de la capitale nationale.

Mon nouveau défi : être vos yeux et vos oreilles de l’autre côté de l’Atlantique. Chaque mois, je vous entretiendrai au sujet des parfums, du climat et de la lumière de la côte azuréenne et des coteaux de Provence. Je vous ferai découvrir une région riche en histoire, aux contours méditerranéens et aux envolées alpines, habitée par des gens dont le rythme de vie est très différent de celui du Québec. Je ferai même, à l’occasion, quelques incursions dans le joyeux monde de la politique telle qu’on la vit là-bas, et je compte bien vous présenter le maire de Nice, la ville où j’habite depuis maintenant 16 mois, juché sur la colline du quartier Fabron, qui offre une vue imprenable sur la mer bleu azur. Je taperai sur mon MacBook Air afin de vous vanter les mérites culturels et gastronomiques du midi de la France. Et qui sait, je vous aiderai peut-être à planifier vos prochaines vacances de rêve ! Commençons donc dès maintenant !

Le Carnaval de Nice

Contrairement au Carnaval de Québec, où le blanc est la couleur emblématique, le Carnaval de Nice, quant à lui, propose une féerie de couleurs tous les ans. Seuls rapprochements : la période des réjouissances a lieu en février et est animée par la même folie qui envahit les festivaliers. Pourquoi un Carnaval ? Eh bien, semble-t-il, c’est une tradition religieuse que de fêter et de s’amuser avant d’entreprendre la période d’austérité qu’impose le carême. Parions qu’aujourd’hui, ce sont plutôt les impératifs économiques qui motivent les organisateurs…

 

Le Carnaval de Nice avec ses marionnettes géantes et ses énormes écrans de projection.

Le Carnaval de Nice avec ses marionnettes géantes et ses énormes écrans de projection.

Quoi qu’il en soit, depuis plus de 135 ans, pendant plus de 15 jours, la Promenade des Anglais (ce réputé boulevard du bord de mer) et la place Masséna se parent de mille couleurs pour accueillir un million de touristes venus du monde entier afin d’assister aux différentes manifestations. Parmi celles-ci, notons le Corso, soit l’équivalent de notre défilé de Bonhomme. Une vingtaine de chars allégoriques défilent dans les rues, entourés de fanfares, de clowns et des colorés géants. Mais le clou du spectacle demeure la bataille de fleurs, où les animateurs de foules, les habitants et les touristes se balancent, à qui mieux mieux, plus de 100 000 fleurs fraîches ! Avouez que cela fait moins mal que des balles de neige… Cette année, la fête se déroulera du 17 février au 4 mars, et aura pour thème Le Roi du Sport… Eh oui, nous sommes dans une année olympique, alors que Londres accueillera les prochains Jeux d’été.

 

Le tramway qui traverse la place Masséna. En janvier, les sapins artificiels et une féerie de couleurs animent la ville. Il ne manque que le blanc de la neige pour nous sentir en hiver.

Le tramway qui traverse la place Masséna. En janvier, les sapins artificiels et une féerie de couleurs animent la ville. Il ne manque que le blanc de la neige pour nous sentir en hiver.

En terminant, une petite réflexion… J’ai souvent entendu (et vous aussi, sans doute) : « Vous savez, c’est bien beau ici, mais les gens de la place ne sont pas très accueillants. » Mon expérience de vie m’a confirmé que les gens sont très souvent le reflet de ce que nous projetons. Pour ma part, je n’ai rencontré que des individus sympathiques partout où je suis allé, et je n’ai eu aucune difficulté à m’intégrer à la vie niçoise. Tout est une question d’attitude ! Malgré tout, est-ce que le Québec me manque parfois ? Évidemment ! Les Plaines, la Grande Allée ainsi que le Château Frontenac font partie de mon ADN… de même que le magazine PRESTIGE, que j’ai toujours continué de consulter en version virtuelle. Loin des yeux, loin du cœur ? Pas toujours…

 

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