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Pour minimiser l’impôt : les bons placements aux bons endroits !

25 février 2021 - Par Olivier B. Ampleman, Financière Banque Nationale , Antoine Boulanger, Financière Banque Nationale

Votre conseiller en placement ou votre gestionnaire de portefeuille tente constamment de maximiser la valeur de votre patrimoine en sélectionnant des titres et stratégies appropriés, de même qu’en modifiant la répartition entre les différentes catégories d’actifs que vous possédez. Il existe cependant une approche supplémentaire, encore peu utilisée, pour y parvenir : l’optimisation fiscale des placements. Et si vous laissiez de l’argent sur la table ?

L’optimisation fiscale des placements consiste à utiliser des techniques faisant en sorte de minimiser l’imposition des rendements, notamment en répartissant les bons placements dans les bons comptes (REER/FERR, CELI, REEE, compte non enregistré, société de gestion, etc.). On doit tenir compte de l’espérance de rendement des différents placements, de la manière dont ils sont générés, mais aussi du traitement fiscal propre à chaque compte.

Il faut savoir que tous vos revenus ne sont pas imposés de la même façon. Si les revenus d’intérêt et les dividendes étrangers sont des revenus ordinaires, pleinement imposables comme l’est un salaire, les dividendes déterminés versés par les entreprises publiques canadiennes bénéficient d’un traitement préférentiel. Encore plus avantageux, vos gains en capital ne sont quant à eux imposables qu’en partie en raison d’un taux d’inclusion de 50 %.

Les comptes ont des modes d’imposition qui diffèrent. Dans vos comptes non enregistrés personnels, les revenus sont imposés annuellement, alors que vos rendements sont non imposables dans le CELI. Le REER et le FERR permettent pour leur part de reporter l’imposition au moment des retraits. Si les rendements et les retraits sont plus élevés, le taux d’imposition effectif risque de l’être aussi, affectant également vos crédits sociofiscaux.

Il faut savoir que tous vos revenus ne sont pas imposés de la même façon.

Notre stratégie

Pour ces motifs, tout en nous assurant de bien respecter votre profil d’investisseur – et considérant votre situation personnelle –, nous privilégions généralement le déploiement de stratégies de revenu fixe, versant des revenus d’intérêt pleinement imposables et offrant un potentiel de rendement plus limité, dans les REER et FERR. Par ailleurs, nous concentrons plutôt la partie « croissance » du portefeuille dans le CELI, là où elle sera la moins imposée.

On doit, de plus, prêter attention à l’impact des revenus annuels dans les comptes non enregistrés, et tenter d’abaisser ceux-ci afin de maximiser l’effet des rendements composés. L’utilisation de fonds en structure corporative sera donc de mise. Ces fonds permettent de réduire les distributions de revenus imposables, en commençant par ceux qui sont les plus imposés, et de différer une partie de l’imposition dans le temps, sous la forme de gains en capital.

D’autres techniques, telles que la planification des décaissements, les prêts entre conjoints et le fractionnement du revenu peuvent vous aider, en tant qu’investisseur, à réduire votre facture fiscale. Toutefois, le simple fait de mieux répartir les placements dans les différents comptes pourrait assez facilement vous faire gagner des dizaines de milliers de dollars à long terme.


Un exemple

En supposant que votre profil d’investisseur est équilibré et que vous possédez un REER et un CELI de 100 000 $ chacun, mieux vaut concentrer vos revenus fixes et obligations dans le REER, et placer vos actions dans le CELI. La répartition d’actifs globale demeure la même, mais au bout de 10 ans, l’effet de l’optimisation fiscale pourrait vous faire gagner plus de 10 000 $ après impôts, selon vos rendements et votre taux d’imposition.

Pour en savoir davantage : fbngp.ca | gestionpatrimoineabl.ca

*Olivier B. Ampleman, CFA, CAIA, M. Fisc., conseiller en placement associé, et Antoine Boulanger, CFA, MBA, conseiller en placement associé et gestionnaire de portefeuille, font partie de l’Équipe Gestion de patrimoine Ampleman Boulanger Le Bon de la Financière Banque Nationale.

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