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Restaurant Apsara et Auberge La Chouette

6 décembre 2012 - Par Gilles Levasseur

À deux pas du parc de l’Esplanade, le réputé
restaurant Apsara et l’Auberge La Chouette
partagent, au 71 d’Auteuil, les quatre étages de la
maison d’inspiration londonienne érigée en 1846
pour l’avocat James Motz. Les artisans de cette
belle aventure, membres de la famille Khuong,
soufflent déjà 35 bougies dans le monde de la
restauration de Québec !

Le parcours de vie de cette grande famille d’origine
cambodgienne force l’admiration. En 1975, l’homme d’affaires
Beng An Khuong, sa femme, 12 de ses 16 enfants, ses brus,
gendres et petits-enfants — en tout une quarantaine de
personnes — émigrent à Québec pour échapper au dur régime
communiste des Khmers rouges. Ce n’est que quelques années
plus tard, en Thaïlande, que le paternel finira par retrouver
ses quatre enfants manquants, dont le président actuel de
l’entreprise, Bun Tean Khuong. Le français étant une langue
seconde au Cambodge, les réfugiés voient leur changement de
culture facilité, mais le défi de l’emploi est de taille.
En 1977, M. Khuong ouvre, près du Grand Théâtre, le restaurant
Apsara (en hommage à la déesse de la danse cambodgienne),
principalement pour fournir du travail aux femmes de la famille,
tandis que les hommes trouvent ailleurs leur gagne-pain. À cette
époque où la clientèle ne connaît que les mets chinois, la cuisine
cambodgienne, vietnamienne et thaïlandaise n’en est qu’à ses
premiers balbutiements. Puis, le 3 juin 1980, le feu endommage
l’établissement, ce qui oblige le fondateur à acquérir la bâtisse
actuelle, qui abrite déjà l’Auberge La Chouette. La famille, qui en
a vu d’autres, retrousse vite ses manches.

Bun Tean Khuong, propriétaire, Sin Beng Khuong
Bun Tean Khuong, propriétaire, Sin Beng Khuong

Une expérience qui vaut le détour

La cuisine du restaurant Apsara n’a plus
besoin de présentation. Qu’il suffise
de mentionner que le menu offre une
incroyable variété de plats délicieux
préparés à partir de produits frais et que
chacun d’eux a sa personnalité propre
pour une expérience gustative unique qui
vaut à coup sûr le détour. Par ailleurs, le
resto est l’un des rares au Québec à avoir
depuis son ouverture une chef cuisinière,
Mouy Youk Chau, la femme d’un des fils
Khuong, Bun Hong, qui l’assiste dans
ses tâches. La jeune soeur de ce dernier,
Sin Bou Khuong, l’avant-dernière de la
famille, est également présente depuis
les tout premiers débuts. Cette stabilité
du personnel responsable assure la
continuité voulue dans le respect des
valeurs familiales.

Comptant 130 places, l’Apsara offre l’une
des plus grandes superficies parmi les
restaurants asiatiques de la région. Il se
caractérise par une ambiance et un décor
distinctifs, surtout dans la section située
à l’arrière, où l’on plonge visuellement au
plus profond des racines cambodgiennes.
L’accueil chaleureux et la qualité du
service expliquent sûrement pourquoi
l’établissement est incontournable pour
moult célébrités lorsqu’elles font un
saut dans la capitale, ou pour la classe
politique, notamment René Lévesque,
qui a déjà habité l’immeuble voisin et
qui s’était lié d’amitié avec le fondateur.
« Mais malgré notre présence au coeur
du Vieux-Québec, la majeure partie de
notre clientèle est locale, précise Bun
Tean Khuong. Nous sommes très fiers de
servir aujourd’hui les petits-enfants de
nos premiers clients, à l’image de notre
famille, qui a fait des petits et qui compte
maintenant plus de 200 membres ! »

Terre d’adoption

Bun Tean Khuong ne tarit pas d’éloges
à propos de l’histoire d’amour que sa
famille vit avec Québec. « Nous avons
bâti notre avenir grâce au restaurant.
L’Apsara et notre clientèle nous ont
donné tellement de belles choses depuis
35 années ! Québec est pour nous comme
notre ville natale, nous parlons même
français à la maison. Et nous souhaitons
que cette belle expérience se poursuive
encore longtemps… »

Une chouette auberge !

Avec ses 10 chambres très sympathiques aux personnalités différentes, leur style victorien faisant contraste avec l’ambiance tout orientale du resto, l’Auberge La Chouette attire principalement — outre les touristes en haute saison — les gens d’affaires, représentants et employés des gouvernements grâce à la chaleur de l’accueil, la proximité des services et des centres de réunion, et le sentiment d’y être comme chez soi. « C’est surtout le bouche-à-oreille qui a fait croître notre clientèle, car nous avons fait très peu de publicité », explique la gérante, Sin Beng Khuong. Parmi les chambres aux noms évocateurs, comme La complice, L’inconnue, La chanceuse, L’enjôleuse, L’imprévue ou L’insouciante, certaines offrent une vue imprenable sur la
colline Parlementaire. Les amateurs de mobilier ancien sont ravis, tout en profitant d’une foule de commodités, dont un accès Internet à haute vitesse pour les ordinateurs portables munis d’une carte réseau sans fil. Chouette alors !

Photos : Louis Arthur

Information :

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