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Trois bonnes raisons de passer l’hiver en blanc !

8 novembre 2011 - Par Jean-Sébastien Delisle

L’arrivée imminente de l’hiver changera-t-elle vos habitudes de consommation de vin ? Délaisserez-vous les blancs qui étanchaient votre soif estivale au profit des rouges charnus et capiteux ? L’idée de boire un nectar frais vous fera-t-elle claquer des dents dans cette implacable froidure ? J’espère que non ! Il existe au moins trois bonnes raisons de continuer à boire en blanc : les huîtres sont en saison, le crabe d’Alaska l’est aussi et, tout simplement, parce que c’est si bon…

J’ai envie de vous amener ailleurs, de sortir des classiques. De vous emmener, trois fois plutôt qu’une, vers des origines, des cépages et des goûts uniques. Tout d’abord avec un cépage blanc ibérique, peut-être le plus qualitatif de toute la péninsule : l’albarino, qui rappelle un peu le sauvignon, avec un nez d’agrumes mûrs, mais en y ajoutant une touche herbacée plutôt fougères. Il s’agit d’un vin de bord d’Atlantique, avec une finale saline fraîche. Optez pour la cuvée signée Pazo de Senorans, qui accompagnera à merveille le tartare de saumon au pamplemousse rose et le fromage frais.

La saison des huîtres bat son plein. Vous optez pour les Rockefeller ou vous les préférez avec du vinaigre de vin et des échalotes ? Alors vous tomberez sous le charme du chardonnay du Domaine de Montbourgeau, situé dans la jolie appellation L’Étoile. Dans un style résolument jurassien (élevage en grands foudres, sans ouillage, pour plus de 18 mois) et traditionaliste, il propose des arômes de noisette avec une pointe de curry dans un enrobage d’agrumes confits. Une bouche suave et dense s’appuyant sur une minéralité et une acidité porteuse : une cuvée tout simplement fabuleuse ! Vous pourriez servir ce vin sur des fromages fermes ou sur tout ce qui vient du fond marin (couteaux de mer, crabe), et même sur du cari indien.

Du côté de la Savoie, un vin unique de Dominique Belluard : la cuvée Les Alpes, issue du cépage gringet, uniquement cultivé sur la commune d’Ayse. Ce cépage rarissime n’est planté que sur 22 hectares aujourd’hui, dont 12 appartiennent à M. Belluard, et fait partie de la famille des traminer. Un cépage rare, donc, mais également une vinification rare ! En effet, il s’agit d’un vin nature, sans soufre aucun, ni aucun adjuvant chimique de synthèse. Que du raisin et rien d’autre ! Avis à ceux et celles qui ont mal au crâne à cause des sulfites : cette cuvée est pour vous. Un vin d’une classe telle qu’il se compare avantageusement à la plupart des premiers crus de chardonnay bourguignons. Il se caractérise par un nez qui hume bon les fruits blancs et l’ananas, une densité en bouche soutenue par une grande minéralité, des accents de craie, des notes mentholées, une texture ample et suspendue… Il y a longtemps que je n’avais été aussi ému. Réservez à ce cru formidable le crabe d’Alaska et les huîtres nature, le tout assaisonné d’un peu de fleur de sel.

Je vous le redis : continuez à boire du blanc ! Osez sortir des sentiers battus, vous y découvrirez une multitude de vins originaux.

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