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Jean-Luc Boulay et Martin Gosselin décorés du Mérite Agricole

28 mars 2017| Pierre-Alain Belpaire

Jean-Luc Boulay et Martin Gosselin décorés du Mérite Agricole
SUR LA PHOTO : Martin Gosselin de La Fenouillère et Jean-Luc Boulay du Saint-Amour et de Chez Boulay entourent la consule générale de France, Laurence Haguenauer.


La République française a honoré, ce lundi 27 mars, deux acteurs bien connus de la scène gastronomique québécoise en décorant du Mérite Agricole le chef Jean-Luc Boulay (Saint-Amour, Chez Boulay) et « l’ambassadeur du vin au Québec », Martin Gosselin (La Fenouillère).




« Deux parfaits symboles de l’amitié entre le Québec et la France », rappelait lors de la cérémonie la consule générale de France, Laurence Haguenauer, qui ont « défendu et promu la cuisine française et le savoir-faire viticole français, alliant ainsi les deux composantes indispensables d’une table d’exception. »

« Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne m’y attendais pas du tout », confie Jean-Luc Boulay. Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole depuis 2010, le juge de l’émission Les Chefs ! a appris par courrier qu’il serait élevé au rang d’Officier. « Même si je n’en fais pas une fixation ou un objectif, je ne crache pas sur les honneurs. Et celui-ci me touche tout particulièrement. »


(Crédit photo et vidéo : Consulat général de France à Québec)

Amoureux de la nature, « coureur des bois des temps modernes », le chef s’est toujours senti proche du milieu agricole. « Mon père était jardinier-fleuriste. C’est de là que vient mon admiration sans bornes pour les hommes et les femmes de la terre, ces gens qui ne comptent pas leurs heures, qui sont prêts à accepter un salaire ridicule pour nous fournir de véritables merveilles. » L’œuvre de passionnés que les cuisiniers doivent ensuite « sublimer », poursuit Jean-Luc Boulay. « On ne peut pas faire de la bonne cuisine sans de beaux produits. Et si c’est un produit de proximité, s’il est frais, il sera encore meilleur. Tenez, j’ai reçu des foies gras ce matin : les bêtes ont été abattues hier, je travaillerai les foies dans la journée. C’est ça, le respect du produit. »

Présent dans l’univers culinaire québécois depuis quatre décennies (le Saint-Amour fêtera son 40e anniversaire en 2018), le chef Boulay estime que la nouvelle génération de cuisiniers a bien compris la leçon et attache désormais plus d’importance à ces concepts de fraîcheur, de proximité et de durabilité. Mais s’il parle comme un sage et prend un plaisir fou à transmettre sa passion à de jeunes apprentis, Jean-Luc Boulay refuse toutefois d’évoquer, pour l’heure, une future retraite. « Il me reste tant de choses à faire… » Avec dans le viseur le rang (ultime) de Commandeur de l’Ordre du Mérite Agricole ? « Pas du tout ! Mais si ça me tombe dessus, c’est que j’aurai accompli quelque chose de très grand. »

Tire-bouchon contre porte-plume

Copropriétaire de La Fenouillière et véritable ambassadeur du vin au Québec, Martin Gosselin n’aura quant à lui attendu que quelques secondes après la remise de sa verte distinction pour évoquer la fin de sa carrière. « Je n’en fais pas mystère : j’ai fait à peu près tout ce que je voulais réaliser dans ce domaine. J’ai eu une vie professionnelle bien remplie, j’ai été chroniqueur, enseignant à l’École Hôtelière de la Capitale, j’ai réalisé des émissions et sorti un livre sur le sujet, j’ai opéré le restaurant pendant une trentaine d’années…, sourit le nouveau Chevalier. Heureusement que mon épouse était là ! » L’homme entend profiter de son futur temps libre pour « rouvrir son porte-plume » et se remettre à l’écriture.

Le Mérite qui lui a été attribué est un « hommage magnifique », glisse Martin Gosselin. « Il vient saluer tous les efforts fournis depuis mes débuts. Une vie entière consacrée à la promotion du vin ! »

Pour en savoir plus sur le Mérite Agricole :
- Sur le Web : agriculture.gouv.fr

Source : HRImag, membre de PRESTIGE Groupe Média.

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