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Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier – Entre nature et urbanité

2 avril 2016| Gilles Levasseur

Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier – Entre nature et urbanité

Enchâssée entre Pont-Rouge, Saint-Raymond, Shannon, Saint-Augustin-de-Desmaures et Fossambault-sur-le-Lac, et s’allongeant vers le nord entre les lacs Saint-Joseph, Sergent et Sept-Îles, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, située à une trentaine de minutes de Québec, a bien changé depuis trois décennies. En effet, sa population a plus que doublé depuis 1986 et augmenté de moitié depuis 2006, comptant aujourd’hui près de 7 400 habitants, et l’activité commerciale ne cesse d’y progresser. Ville de la nature par excellence, l’agglomération assume néanmoins de plus en plus son urbanité ainsi que son rôle de pôle de services pour l’ouest de la MRC de La Jacques-Cartier.

Bienvenue à la mairie de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

« Chaque fois que j’arrive de Québec et que je traverse la rivière aux Pommes en roulant vers le nord sur la route de Fossambault, c’est toujours un coup de cœur, j’entre dans un autre monde. » 

Pierre Dolbec, maire de la ville de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier depuis 2012.


Les splendeurs de la nature constituent sans contredit l’atrait premier de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. « Chaque fois que j’arrive de Québec et que je traverse la rivière aux Pommes en roulant vers le nord sur la route de Fossambault, c’est toujours un coup de cœur, j’entre dans un autre monde, dans une réalité très ressourçante, bien différente de ce à quoi un gars de la ville comme moi a été habitué, raconte le maire Pierre Dolbec, qui complètera en 2017 son premier mandat à titre de premier magistrat. La très belle rivière Jacques-Cartier qui traverse notre municipalité et le parc du Grand-Héron aménagé le long de ses méandres, qui offre glisse et patin l’hiver ainsi que vélo et randonnées pédestres l’été sur le pittoresque chemin de la Liseuse, la station touristique Duchesnay et le club de golf Lac Saint-Joseph, voilà quelques-uns de nos atouts qui mettent pleinement la nature à contribution. »

« Le développement de notre municipalité devra continuer à se faire dans le respect de la nature, qui est notre plus bel héritage, notre plus belle promesse de développement. »

Le jardin de Palavas, un parc où il fait bon s’amuser en famille.


Sous le charme

C’est une passion pour les chevaux qui a amené Pierre Dolbec et sa conjointe à décider, après moult recherches, de s’établir il y a six ans dans la localité qui a vu grandir les écrivains Saint-Denys Garneau et Anne Hébert, sa cousine, elle-même née à Sainte-Catherine. Beaucoup s’en étonneront peut-être, mais on compte quelque 300 chevaux sur le territoire, et un constructeur a même lancé l’ensemble résidentiel La Grande Chevauchée, où chaque propriétaire s’engage à avoir son écurie. Entre autres activités courues, le rodéo annuel de Sainte-Catherine a même été proclamé le meilleur du Québec en 2015 pour son ambiance festive.

École primaire des Explorateurs


« La vérité, c’est que nous sommes tombés sous le charme non seulement de ce coin de paradis, mais aussi des Catherinois, qui manifestent à la fois la simplicité propre aux petites agglomérations et une belle ouverture d’esprit ! Voilà ce qui m’a vraiment donné le goût de contribuer à ce que Sainte-Catherine prenne de plus en plus sa place au soleil. Favoriser son développement, bien sûr, mais en préservant soigneusement son écrin de verdure. Marier nature et urbanité, c’est possible, notamment en édictant des règles très strictes pour les ensembles résidentiels situés en périphérie. Quand on me demande ce que j’ai en tête pour notre ville, je réponds que lorsque je demeurais à Sainte-Rose de Laval, j’ai observé le développement de Saint-Sauveur, dans les Laurentides, qui offre un potentiel similaire au nôtre. Une telle mise en valeur, voilà ce que je souhaite pour Sainte-Catherine. Et j’entends m’y employer pleinement. »

Le parc du Colibri

QUELQUES DONNÉES INTÉRESSANTES 
  • 7 400 habitants, soit le double depuis 10 ans.

     

  • Le secteur compte écoles.

     

  • La moyenne d’âge est de 34 ans; il s’agit de la 2e plus jeune population au Québec.

     

  • Le coût des services municipaux est inférieur à la moyenne de 3,5 %.

     

  • L’une des plus importantes régions productrices de pommes de terre du Québec.

     

  • 14 ensembles résidentiels actifs, donc celui de La Grande Chevauchée, qui invite chaque propriétaire à avoir son écurie.

     

  • Quelque 300 chevaux sur le territoire.

     

Le club de golf Lac Saint-Joseph - Source : golflacst-joseph.com


Une croissance soutenue

Attirés par la vie en nature, de plus en plus de gens s’y sont donc établis au fil du temps, non seulement des baby-boomers, mais aussi de jeunes familles, à tel point que Sainte-Catherine compte cinq écoles, et sa population — qui affiche une moyenne d’âge de 34 ans — est la deuxième plus jeune du Québec. Parallèlement, selon HEC Montréal, elle est la seule ville de la rive nord de la communauté métropolitaine de Québec à profiter d’un coût de services municipaux inférieur à la moyenne de 3,5 %. Sur le plan de l’emploi, beaucoup de Catherinois travaillent dans la région de Québec et dans la capitale même, mais un nombre croissant se sont trouvé un poste à Sainte-Catherine étant donné l’augmentation de l’activité commerciale, qui a entraîné la création de centaines d’emplois. Rien qu’en 2015, une douzaine de commerces se sont ajoutés au décor urbain pour une offre très variée, portant à quelque 125 le nombre d’entreprises qui y ont pignon sur rue, tandis que 14 ensembles résidentiels sont actifs. Preuve tangible de la croissance des investissements et de l’arrivée de nouvelles entreprises, la valeur foncière imposable de la ville est passée, de 2003 à 2016, de 177 à 840 millions de dollars. Signalons aussi que Sainte-Catherine est l’une des plus importantes régions productrices de pommes de terre du Québec.

Une ville dynamique

La Ville n’est pas en reste sur le plan des immobilisations. On a notamment procédé l’an dernier à la transformation de la route de Fossambault en boulevard urbain à l’entrée de l’agglomération. De plus, un nouveau bâtiment multifonctionnel, le pavillon Desjardins, a été construit dans le parc du Grand-Héron pour accueillir, en particulier, tous les adeptes de sports de glisse en hiver, bien que ce pavillon ait une vocation quatre saisons. Par ailleurs, Hydro-Québec a implanté le poste Duchesnay dans le parc industriel de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Ce poste de 315-25 kV a été rendu nécessaire pour répondre à la croissance rapide de la demande dans le secteur. D’ailleurs, le parc industriel verra sa phase 3 se mettre en branle cette année. « Nous voulons aussi, dans notre plan particulier d’urbanisme, redonner à l’ancien cœur de la ville, en particulier autour de l’église, la place qu’il occupait avant le développement de l’axe Fossambault, explique le maire. Les belvédères seront refaits pour accroître l’accessibilité à la rivière, ainsi qu’une portion de la rue Jolicœur. » En plus des investissements réalisés chaque année pour entretenir les infrastructures routières, d’aqueduc et d’égout, la mairie sera déménagée à l’automne dans l’ancien bâtiment occupé par Desjardins et acquis par la Ville.

5 attraits irrésistibles de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
La rivière Jacques-Cartier
Le parc du Grand-Héron et le chemin de la Liseuse
La station touristique Duchesnay
Le club de golf Lac Saint-Joseph
Le rodéo annuel de Sainte-Catherine

Dans les perspectives à plus long terme, on prévoit agrandir et adapter l’usine de traitement d’eau de Duchesnay à la nouvelle réalité démographique — un projet d’environ cinq millions de dollars déjà prévu pour 2018 — en plus d’acquérir, si possible, le site patrimonial du manoir seigneurial Juchereau-Duchesnay. Il est aussi question, d’ici quelques années, de doter la municipalité d’un aréna. Enfin, sur le plan résidentiel, le développement de la partie sud-est doit débuter en 2016; il s’agit d’un projet ayant un potentiel d’environ 1 000 nouvelles unités de logement pour les 10 prochaines années. « Nos principaux défis, explique le directeur général, Marcel Grenier, sont d’améliorer constamment la qualité de vie des citoyens et de gérer la croissance en tenant compte de la capacité des infrastructures, tout en maintenant le coût des services inférieur à la moyenne. Nous travaillons en outre à offrir à nos citoyens des services commerciaux de proximité et à bien servir les jeunes familles en matière de sports et loisirs. Les jeunes enfants d’aujourd’hui grandiront et leurs besoins évolueront. » « Mais au-delà de tout, le développement de notre ville devra continuer à se faire dans le respect de la nature, qui est notre plus bel héritage, notre plus belle promesse de développement », a conclu le maire Pierre Dolbec.

Une Caisse très engagée dans son milieu
Coopérative financière bien enracinée dans son milieu, la Caisse populaire Desjardins Saint-Raymond–Sainte-Catherine compte près de 60 employés au service de 16 263 membres. En 2015, tout près de 300 000 $ ont été redistribués à la collectivité pour appuyer des projets structurants contribuant à moyen et à long terme au développement durable et solidaire de nos sociétés. Cette somme provient de différents programmes, dont le Fonds d’aide au développement du milieu (FADM). Entre autres exemples de soutien financier, la Caisse redonne à la jeunesse par des bourses d’études totalisant environ 21 000 $ par année, et en 2015, la Maison des jeunes de Sainte-Catherine a reçu 4 000 $ pour rénover sa cuisine. La Caisse a aussi contribué à la hauteur de 100 000 $ dans l’aménagement du pavillon multifonctionnel Desjardins, dans le parc du Grand-Héron. L’institution financière a emménagé l’an dernier dans un tout nouvel immeuble sur la route Fossambault, l’ancien local ayant été acquis par la Ville pour y déménager sa mairie au printemps.
Pour en savoir davantage sur Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier : villescjc.com

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