1. Les connaissances
« On ne s’improvise pas designer d’intérieur », précise d’entrée de jeu Nancy Ricard, une professionnelle d’expérience, également copropriétaire de la firme de design et de la boutique Un Fauteuil Pour Deux. Le ou la designer possède, en premier lieu, des connaissances sur les matériaux et les normes de construction, ce qui lui permet de conseiller judicieusement ses clients. À titre d’exemple, les choix ne seront pas les mêmes pour une résidence principale avec des enfants et un chien que pour un condo locatif. Le ou la designer est aussi à l’affût des nouveautés et des tendances, et sait exploiter le plein potentiel de chaque espace en optimisant le rangement. « Je suis là, essentiellement, pour proposer des idées innovatrices auxquelles mes clients n’auraient pas pensé et ainsi créer l’effet wow et une valeur ajoutée à la propriété », résume la spécialiste.

2. La gestion des soumissions
Un autre avantage majeur d’engager un ou une designer d’intérieur est la gestion des soumissions. Premièrement, les plans professionnels dessinés par le ou la designer appartiennent au client, ce qui n’est pas le cas si l’on fait soi-même affaire avec un sous-traitant. Donc, une fois les plans réalisés, ils sont envoyés à deux ou trois sous-traitants de confiance, « ce qui permet ensuite de comparer des pommes avec des pommes », explique la designer. Au terme de l’exercice, le client peut vraiment choisir la soumission la plus avantageuse. « À cette étape, très souvent, les honoraires professionnels liés au service d’un ou d’une designer sont récupérés grâce aux économies réalisées sur les travaux », confirme Nancy Ricard.
3. Surveillance et anticipation
Enfin, au-delà du fait que le ou la designer permet à ses clients de faire des choix éclairés et des économies parfois substantielles sur les travaux, son mandat consiste aussi à assurer la surveillance du chantier, à anticiper et à résoudre les problèmes, évitant ainsi des retards et des coûts supplémentaires. « À combien de reprises ai-je dû reprendre des travaux qui avaient mal tourné parce que les clients n’avaient pas fait affaire avec un professionnel au départ », confie la designer. Autrement dit, il vaut mieux payer quelques milliers de dollars en honoraires plutôt que des dizaines de milliers de dollars en erreurs coûteuses. « Faire affaire avec un ou une designer d’intérieur, c’est donc acheter la paix d’esprit », conclut la professionnelle, qui possède plus de 30 ans d’expérience dans son champ d’expertise.


