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Profession : dentiste - À chacun sa spécialité

29 mars 2019 - Par Gilles Levasseur

À l’instar de la médecine générale, la médecine dentaire a aussi ses généralistes et spécialistes. Chez beaucoup de gens, la grande diversité des traitements proposés suscite bien des interrogations, notamment la pertinence d’avoir ou non recours aux services professionnels des spécialistes. Qu’en est-il de la différence entre les deux formations ?

Précisons d’entrée de jeu que tous les dentistes partagent le titre de docteur en médecine dentaire obtenu à la suite d’un doctorat de premier cycle (de quatre à cinq années). Un certain nombre d’entre eux décident de passer au deuxième cycle et d’explorer plus à fond — en raison d’aptitudes et intérêts particuliers — l’une des 10 spécialités reconnues par l’Ordre des dentistes du Québec. Il semble donc aller de soi qu’une spécialisation assure d’acquérir des connaissances plus étendues, ce que confirment des spécialistes, qui estiment que ces années d’études supplémentaires ont modifié la perception qu’ils ont de leur profession ainsi que leur pratique. Cela dit, nombre de dentistes généralistes développent par l’expérience et la formation continue des habiletés particulières correspondant à leurs préférences et leurs talents et préféreront confier à des spécialistes des actes avec lesquels ils se sentent moins à l’aise.

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Selon la Fédération des dentistes spécialistes du Québec, aucune référence n’est requise pour consulter l’un ou l’une de ses membres. Voici les motifs les plus répandus :
• recommandation du dentiste traitant ;
• recherche d’une seconde opinion ;
• confirmation ou infirmation d’un diagnostic grave, peu usuel ou douteux ;
• recherche d’une autre possibilité à un traitement qui ne cible pas la douleur ;
• traitement dont la complexité exige une ou des techniques spécialisées.

Dix spécialités sont officiellement reconnues par l’Ordre des dentistes du Québec. Beaucoup sont étonnés d’apprendre que l’implantologie, dont la popularité croît depuis plusieurs années, n’en fait pas partie. Seuls deux programmes d’études universitaires — chirurgie buccale et maxillo-faciale ainsi que parodontie — incluent cette discipline à leur curriculum, pour la partie chirurgicale, et un troisième, la prosthodontie, pour la partie de restauration, ce qui n’empêche pas des généralistes d’avoir suivi des cours parallèles et d’offrir ce service.

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10 spécialités reconnues et leurs spécialistes

1. Chirurgien buccal et maxillo-facial
Spécialiste pour le traitement et la correction chirurgicale de toute maladie, blessure, déficience ou malformation acquise ou congénitale nécessitant une intervention sur les aspects fonctionnels et esthétiques de la cavité buccale et du complexe maxillo-facial.

2. Pédodontiste
Vise les soins dentaires des enfants, de la naissance à l’adolescence.

3. Endodontiste
Spécialiste dans la détermination de l’étiologie, la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies et traumatismes affectant la pulpe et les tissus périapicaux.

4. Spécialiste en médecine buccale
Gestion de la santé buccale des patients présentant des conditions médicales complexes, diagnostic et traitement principalement non chirurgical des maladies primitives de la cavité buccale et des désordres constitutionnels et syndromes douloureux affectant la sphère orofaciale.

5. Orthodontiste
Spécialiste dans la gestion de toutes les formes de malocclusions dentaires et la correction des structures environnantes.

6. Parodontiste
Spécialiste de la prévention, du diagnostic et du traitement des maladies qui affectent les tissus de soutien de la dent.

7. Prosthodontiste
Spécialiste pour la restauration des dents naturelles et le remplacement des dents et des tissus adjacents.

8. Santé dentaire communautaire
Prévention et contrôle des maladies dentaires ainsi que promotion de l’hygiène dentaire par des mesures communautaires concertées dont l’éducation du public.

9. Pathologiste buccal et maxillo-facial
Spécialiste de l’étude de la nature, du diagnostic clinique et microscopique, de la gestion et du traitement principalement non chirurgical des maladies primitives, des désordres constitutionnels et lésions buccales et maxillo-faciales.

10. Radiologiste buccal et maxillo-facial
Spécialiste dans l’interprétation d’images obtenues à l’aide de diverses technologies en vue d’établir un diagnostic radiologique des maladies et conditions de la cavité buccale et du complexe maxillo-facial.


Quelques statistiques

Au 30 octobre 2018, on dénombrait 5 350 dentistes au Québec, soit 285 de plus qu’en 2015. Un peu plus de la moitié sont des hommes dont l’âge moyen est de 51 ans, tandis que la moyenne d’âge des femmes s’établit à 41 ans, leur proportion ayant toutefois progressé de 46 % à 48 % en trois ans. Quant aux spécialistes, on estime à environ 10 % leur pourcentage par rapport à l’ensemble des dentistes.

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