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Charles-Olivier Roy, artisan des temps modernes

8 décembre 2011 - Par Marie-Josée Turcotte

Déjà reconnu pour le bracelet à breloques du 400e reproduisant les personnages de la Fontaine de Tourny et instigateur du projet qui permettra à la Ville de Lévis d’inaugurer un monument en l’honneur du personnage qui lui a légué son nom, Charles-Olivier Roy fait la démonstration que la technologie 3D permet de revisiter les plus belles pièces d’art, tout en les rendant accessibles à un vaste public.

Charles-Olivier Roy,
Charles-Olivier Roy,

À l’instar du chevalier de Lévis, dont l’histoire nous est racontée par notre fidèle historien Jean-Marie Lebel ce mois-ci, Charles-Olivier Roy a dû franchir plusieurs obstacles avant que son projet, lié aux célébrations entourant le 150e anniversaire de Lévis, se concrétise. Il fallait évidemment obtenir l’autorisation d’utiliser le monument original, une oeuvre du sculpteur Louis-Philippe Hébert, qui niche dans la façade de l’Hôtel du Parlement de Québec depuis 1895. Ensuite, il fallait convaincre de généreux donateurs d’investir dans ce legs qui rappellerait aux Lévisiens l’origine prestigieuse du nom de leur ville. Appuyé par le député de Lévis, le projet a retenu l’attention de la Caisse populaire Desjardins de Lévis et de la Commission de la capitale nationale qui ont investi les sommes nécessaires à la reproduction et à l’installation du monument. Dès juin 2012, la terrasse de Lévis accueillera donc une statue de bronze du chevalier de Lévis, ceci afin de rappeler à la mémoire de tous que cette ville porte le nom d’un « véritable héros de notre histoire », tient à préciser Charles-Olivier Roy, qui a également su faire preuve d’ingéniosité dans ce projet en ayant recours à des technologies de pointe.

Un procédé innovant

En effet, afin de reproduire la statue du chevalier de Lévis, l’artisan a eu recours aux services d’une entreprise de Lévis, Creaform, qui a conçu et développé un scanneur 3D portable. La copie numérique sera ainsi agrandie et imprimée en trois dimensions dans un casse-tête de près de 100 morceaux. Ce nouveau modèle-maître sera ensuite transformé en bronze à la Fonderie d’Art d’Inverness.

Un monument… et des miniatures

Le jeune artisan réalise également des statues miniatures du chevalier de Lévis, dont une reproduction de 31 pouces en bronze. Cette série, qui sera limitée à 10 exemplaires, trouve déjà preneur auprès de collectionneurs avertis. Mais des reproductions abordables seront aussi proposées à tous les amateurs d’art et d’histoire. « À mes yeux, ce que je fais est une entreprise de démocratisation de notre patrimoine collectif par des objets rendus accessibles à tout le monde. En plus de rendre hommage à un grand personnage historique, je fais l’éloge de l’artiste qui a créé son monument, tout en faisant la démonstration du génie local et du savoir-faire de notre époque. »

Une visibilité internationale

Par ailleurs, les retombées de ce nouveau monument ne seront pas négligeables. La nouvelle carte postale de Lévis, avec son imprenable vue sur Québec, fera le tour du monde. L’audace de ce projet ayant su attirer l’attention des partenaires technologiques, ces derniers la feront voyager sur les cinq continents. On parle d’ailleurs d’une seconde reproduction pour la ville d’Ajac, en France, qui a vu naître le chevalier de Lévis…

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