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Essai routier de l’Audi A4 Allroad

1er novembre 2012 - Par Frédéric Masse

Gueule de championne

Lorsque j’ai pris possession de l’Allroad de presse chez Audi Sainte-Foy, le directeur des ventes est venu me vanter les mérites de la nouvelle voiture. « Fred, tu vas voir… Je ne sais pas comment ils ont fait, mais l’Allroad est ultra-confortable et très maniable. Tu vas être surpris. » Je me suis évidemment rappelé le nombre de fois que j’ai entendu ce discours. Ouin, ouin…, me suis-je dit, encore un autre, c’est le jour de la marmotte. J’étais même prêt à gager 10 $ que je ne serais pas si impressionné. Mais il avait l’air tellement enthousiaste que je me suis retenu. Bref, on verra, me suis-je dit.

Je dois vous avouer d’entrée de jeu que je m’ennuyais de l’ancienne Allroad, une espèce de multisegment produit sur une base de A6 au début des années 2000. À ce moment, Audi commençait vraiment à s’imposer comme une force dans l’univers du luxe, mais l’Allroad ne s’était vendue qu’au compte-gouttes, probablement victime d’un prix trop élevé et d’une réputation de fiabilité pas toujours enviable. Mais depuis, Audi est devenue une force mondiale. La marque allemande a décidé de retenter le coup, mais cette fois-ci, dans le format d’une A4 familiale, à un coût plus abordable. En fait, je vous vends le punch tout de suite : la nouvelle Allroad a tout pour réussir avec sa gueule de championne et ses aptitudes surprenantes.

Première impression…

Comme d’habitude, une fois devant la voiture, j’en ai rapidement fait le tour. Le constat est simple : le design Allroad (ailes élargies, calandre différente, insertion d’aluminium, meilleur dégagement au sol, plus large, plus long empattement et plus haute) colle bien à la A4. Je l’ai d’ailleurs rapidement su en écoutant les commentaires de mes coéquipiers de hockey qui ne tarissaient pas d’éloges devant la blanche voiture.

À l’intérieur, c’est de l’Audi : bien structuré, bien fini, bien étudié. Cerise sur le sundae, c’est esthétique. Je demeure fidèle à mon commentaire sur les habitacles de ce constructeur : ils sont maîtres dans l’exécution et dans le souci du détail. Les sièges, notamment, enveloppent à merveille. Les places arrière sont confortables. Il suffit d’y attacher un siège de bébé pour constater qu’Audi a pensé à tout, même à concevoir des attaches ultra-faciles à manier. Reste le coffre : assez grand, mais qui ne peut toutefois pas accueillir de très gros objets cubiques (comprendre : valises). On fera porter le blâme à l’angle intrusif du hayon arrière. J’aurais assurément apprécié plus d’espace, mais aussi, des boutons de commande de température et de ventilation plus instinctifs. Ceux-ci sont placés trop bas et demandent de la concentration lors de leur manipulation. De plus , d’où vient cette idée de placer la prise USB dans la boîte à gants ? Ils sont fous, ces Allemands. Pour le reste, le score est quasi parfait !

Le directeur des ventes de la concession Audi disait donc vrai. « Tu as raison, Marco. Audi a vraiment fait un travail exceptionnel. Je te l’accorde. Tiens, voilà ton dix… » Hon… je n’avais pas gagé finalement. Dommage.

Sur la route…

Parlons maintenant de la suspension. Celle-ci absorbe les imperfections du pavé grâce à son plus long débattement, sans trop nuire aux capacités routières de la voiture. En virage serré ou en situation d’urgence, vous saurez à peine qu’il s’agit d’une version un peu plus haute sur pattes. On sent un léger sous-virage lorsqu’on la pousse trop, ce qui vous rappellera ses limites, assez difficiles à atteindre avec sa traction intégrale et ses gros pneus (17 pouces de série, 18 et 19 pouces optionnels). La direction est un tantinet trop légère, mais tout de même très communicative. L’insonorisation, pour les bruits de vent, est magistrale. On entend toutefois beaucoup le bruit des pneus à plus haute vitesse. Au freinage, c’est tout aussi nickel ; l’Allroad se comporte exactement comme… une Audi A4.

Audi propose aussi le meilleur quatre cylindres turbo de l’industrie, point final. Ce petit deux litres de 211 chevaux et de 258 livres-pied ne vous collera toutefois jamais à votre siège et ne vous donnera jamais de coup de fouet. Mais dès qu’on dépasse les 2 000 tr/min, la puissance est tout à fait décente, avec un 0-100 réalisé en environ 6,7 secondes. Avec une transmission automatique à huit rapports, et malgré sa traction intégrale, la consommation demeure fort raisonnable.

En conclusion…

La A4 Allroad Quattro vient de trouver une niche peu occupée. Plus petite qu’une Volvo XC70 et plus prestigieuse qu’une Subaru Outback, elle leur ravira certainement quelques ventes, j’en suis persuadé. Audi sait fabriquer des voitures solides et, visiblement, l’Allroad en est une preuve de plus. La fiabilité n’est toujours pas son point fort, mais il est loin le temps où ça devenait un obstacle à son achat. Avec sa garde au sol un peu plus élevée, sa belle gueule et son confort général de roulement, l’Audi a vraiment beaucoup d’atouts. Avec un prix de base dépassant à peine les 45 000 $, elle se veut un choix plus qu’intéressant afin de remplacer le VUS, souvent inutile pour les acheteurs.

  • Modèle essayé : Audi A4 Allroad
  • Prix de base : 45 100 $
    • Moteur et transmission :
    • 4 cylindres turbo
    • 211 chevaux à 4 300-6 000 tr/min
    • 258 lb-pi à 1500-4200 tr/min
    • Transmission automatique 8 vitesses
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