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Essai routier de l’Infiniti FX35

5 juillet 2012 - Par Frédéric Masse

Un utilitaire… pas si utilitaire

Soyons francs. Vous n’achèterez pas le FX pour ses habiletés hors routes. Vous ne vous procurerez pas non plus l’Infiniti pour sa capacité de chargement, pour ses prouesses de remorquage ou pour qu’il puisse accueillir plus de passagers. Vous achèterez le FX pour son design exclusif, son habitacle singulier, ses capacités dynamiques, et parce qu’il se distingue de la masse. Le FX que j’ai essayé, une édition limitée, a probablement infligé plus de torticolis qu’une belle femme en robe courte. Je ne me souvenais pas avoir reçu tant d’éloges au volant d’un VUS… aussi peu utilitaire soit-il !

Un produit vraiment différent

Avec son espace de chargement qui se limite à 702 litres (soit à peine assez pour trimbaler le matériel pour un week-end en famille), sa capacité de remorquage de 907 kilos (soit juste assez pour tirer une petite remorque bien chargée), et ses sièges qui ne peuvent accueillir que cinq passagers (dont trois qui seront très serrés à l’arrière), le FX n’a pas grand-chose d’utilitaire. Mais à l’image du BMW X6 et du Acura ZDX, le FX se démarque plutôt par son design agressif, qui provient du concept Essence, dévoilé il y a déjà quelques années, qui a certes évolué, mais qui est toujours aussi réussi.

L’édition limitée que j’ai testée lors de mon essai routier comprenait les équipements les plus populaires, notamment la navigation, la reconnaissance vocale, les ajouts esthétiques, les phares actifs et le fantastique système de caméra à 360 degrés. Ce dernier, nécessaire pour le FX – puisqu’avec son design, le pilier C est carrément invasif –, permet de voir tout autour de la voiture, comme si on était au-dessus, à vol d’oiseau. Ce n’est pas la première fois que je l’utilise, évidemment, mais je suis toujours impressionné par ce très pratique outil de sécurité.

Quant à l’habitacle, il est parfaitement bien aménagé. Les sièges en cuir, au design distinctif, sont ultra-confortables. La position de conduite est toutefois étrange. Il faut aimer avoir un long capot devant soi. Une fois au volant, j’ai apprécié la bonne prise et la facilité de manipulation du système de gestion des informations du VUS. Bien qu’il soit difficile de s’accoutumer au départ, on comprend vite l’utilité de chacun des boutons et des contrôles. Ça demeure donc convivial. L’insonorisation est tout à fait correcte et, outre les bruits de pneus, peu de sons dérangeaient à vitesse d’autoroute. Le système stéréo Bose de 11 haut-parleurs est suffisamment puissant pour vous donner un petit mal de bloc. Sa sonorité est excellente.

Premier de classe en dynamique 101

Une autre belle particularité de l’édition limitée de mon FX d’essai : ses roues de 21 pouces. En plus d’être belles (elles ressemblent à des turbines), elles assoient convenablement le fauve lorsque vient le temps d’affronter des chemins sinueux. En le poussant fort dans les méandres, on sentira légèrement l’arrière se dérober, mais le système de traction intégrale aura tôt fait de corriger la situation. Une bonne répartition de poids (52 % avant et 48 % arrière) accompagnée d’un châssis solide permet vraiment à la japonaise de se distinguer en ce qui a trait à sa conduite sportive. Seul BMW parvient à offrir un produit avec autant de mordant. Par contre, sur les chemins dégradés, les réglages de la suspension plus fermes pardonnent moins. Sans être un « casse-dos », ce véhicule « porte un peu dur », comme dirait mon paternel. Sachez aussi qu’un véhicule au tempérament aussi sportif doit se targuer de sa puissance de freinage… Ce n’est visiblement pas un problème pour le FX.

Lorsque vient le temps de se déplacer, le FX ne se fait pas prier non plus, même avec son plus petit moteur (le V8 le transforme en véritable bête). Son moteur V6 de 3,5 litres est tout ce qu’il y a de plus performant. Pour un six cylindres, je dois même dire que c’est fort satisfaisant. Avec une transmission davantage axée sur la performance que cette automatique à sept rapports, les résultats auraient pu être encore plus impressionnants. En fait, c’est 303 chevaux et 262 livres-pied de couple qui sont générés par cette mécanique. Toutefois, il faut savoir que le véritable punch viendra à haut régime, ce qui fait inévitablement augmenter la consommation d’essence, celle-ci étant déjà située à 13,3 litres/100 km (environ 9,7 sur la grande route).

En achetant le FX, il faut donc savoir ce que l’on veut. Visiblement, les ventes du VUS ne sont pas aussi satisfaisantes qu’Infiniti l’aurait souhaité, lui qui est déclassé par les BMW X5, Mercedes ML, Lexus RX et Acura MDX, pour ne nommer que ceux-ci. Mais ce n’est pas faute d’avoir un produit intéressant à offrir. Il faut simplement corriger certaines faiblesses ; c’est ce que je ferais si j’étais employé par le constructeur.

  • Modèle essayé : Infiniti FX35 Édition limitée
  • Prix de base : 53 250 $
  • Prix du modèle essayé : 61 900 $
  • Moteur : V6 de 3,5 litres de 303 chevaux à 6 800 tr/min et 262 lb-pi à 4 800 tr/min
  • Transmission : automatique à sept rapports
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