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Essai routier de la Mercedes E350

3 mai 2012 - Par Frédéric Masse

Blind Date

Cela faisait un moment que j’avais roulé en Mercedes Classe E. Lorsque je suis arrivé chez le concessionnaire, j’étais donc heureux de prendre possession du véhicule, puisque j’ai toujours apprécié ce modèle pour son confort, sa taille et son aura.

Cependant, une fois dans la cour, la clef en main, j’ai quelque peu perdu mon sourire… Il faut dire que je me voyais au volant d’une splendide E550 blanche ou noire, pourvue d’un merveilleux moteur V8 (ou, du moins, du diesel BlueTEC). Je me suis plutôt retrouvé devant une E350 4Matic à l’étrange couleur oscillant entre le bronze et le gris. « Qui peut bien choisir une telle couleur ? », me suis-je demandé. Déçu ? Oui. Mais comme ma mère m’a toujours répété de ne pas me fier aux apparences, j’ai « avalé ma pilule » (sans doute suis-je un chroniqueur automobile trop gâté), et j’ai pris place derrière le volant.

Tour du conducteur

Dès l’instant où je me suis assis sur le siège moelleux de l’allemande, j’ai constaté à quel point cette voiture est spacieuse. Munie, de surcroît, d’un toit panoramique, elle offre amplement d’espace pour la tête, les épaules et les jambes. Comme d’habitude, j’ai retrouvé dans la Classe E des matériaux de grande qualité, des cuirs soyeux, des pièces solides, de même qu’une allure à la fois luxueuse et sobre. Mercedes fait rarement dans l’artifice…

Un tour rapide du tableau de bord m’a également permis de me rappeler à quel point les boutons de commande sont simples, dont ceux reliés à la ventilation. Le système audio fonctionne aussi à merveille grâce au contrôle optionnel COMMAND ; ce dernier permet de gérer la plupart des interactions avec la voiture, y compris avec le très efficace système de navigation. Bien que certains réglages demandent encore trop d’attention, il s’agit tout de même des meilleurs systèmes dans la catégorie. Autre note positive pour l’allemande : la qualité de l’insonorisation est stupéfiante et permet de profiter pleinement du système stéréo Harmon/Kardon, une option à cocher pour les audiophiles. Deux détails sont cependant à revoir : la position du frein de sécurité (je dois l’avoir accroché au moins trois fois durant mon essai) et la manette servant à mettre la voiture en position Drive, Park ou Reverse (il est petit et se contrôle mal, même après plusieurs jours derrière le volant).

Enfin, à l’arrière de la voiture, on retrouve une banquette confortable. L’espace n’est pas aussi spacieux qu’à l’avant, mais tout à fait satisfaisant. Quant à l’espace de rangement, il est surprenant.

La Classe E propose des matériaux de grande qualité, des cuirs soyeux et des pièces solides.
La Classe E propose des matériaux de grande qualité, des cuirs soyeux et des pièces solides.

Au-delà des apparences…

Comme mentionné plus tôt, j’ai été quelque peu déçu de ma voiture d’essai, pas seulement à cause de sa couleur, mais parce qu’elle était équipée d’un 6 cylindres de 3,5 litres. Néanmoins, j’en suis venu à la conclusion que le moulin suffit amplement pour le travail à effectuer, tout en ne consommant pas trop d’essence super, soit à peine plus de 10 litres aux 100 km. Bien qu’il faille appuyer un peu plus fermement sur l’accélérateur pour réveiller l’écurie, les 305 chevaux (un bond important par rapport aux 268 de l’ancien 3,5) et le couple de 273 lb-pi parviennent rapidement à sortir la grande berline de sa torpeur et à la faire décoller. Avec les réglages sur le mode Sport, la réaction devient un tantinet plus nerveuse et permet de réaliser le 0-100 km/h en moins de 7 secondes. Il faut dire que la transmission automatique à 7 rapports (dont j’ai souvent vanté les mérites) y fait pour beaucoup. Douceur, souplesse et efficacité sont les qualificatifs qui me viennent en tête. Mercedes devra toutefois repenser à la sonorité de son 6 cylindres. Au ralenti, on pourrait le confondre avec son modèle diesel !

Côté dynamique, ne vous attendez toutefois pas à une voiture nerveuse. Sa suspension, ses pneus de 18 pouces de série, sa traction intégrale (très efficace, soit dit en passant) et même sa direction ont été conçus afin de faciliter la conduite et d’absorber les imperfections de la route. Certains adoreront, mais ce ne fut pas mon cas. J’apprécie une suspension conciliante, mais j’aurais été probablement plus comblé avec des réglages sport et des roues de 19 pouces AMG. C’est une question de goût.

Dans le marché actuel de la berline intermédiaire de luxe, on a visiblement abandonné le plaisir de conduire au profit du confort. La stratégie semble fonctionner, puisque les constructeurs de voitures haut de gamme proposent désormais des véhicules à la suspension plus conciliante et à la direction moins relevée. La Mercedes Classe E de dernière génération n’échappe pas à ce phénomène ; elle s’assouplit pour offrir un traitement royal à son propriétaire. Si l’on en veut plus, il reste encore la E63 AMG… Avec elle, on ne s’ennuiera jamais !

  • Modèle essayé  : Mercedes E350 4Matic
  • Prix de base (PDSF)  : 57 900 $ (E300 4Matic)
  • Prix du modèle essayé : 70 800 $
  • Moteur : V6 3,5 l / 305 à 6 200 tr/min / 273 lb-pi de 3 500 à 5 250 tr/min
  • Transmission  : automatique à sept rapports
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