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Qui vivra verra !

1er septembre 2011 - Par Pierre Paul-Hus

Toute expérience vécue, que le résultat soit positif ou négatif au fil d’arrivée, nous permet, semble-t-il, d’évoluer et de grandir. Je suis assez d’accord avec cette affirmation, ayant eu la chance de la tester moi-même voilà quelques mois.

Cela faisait bien deux ou trois ans que j’y pensais, que j’avais envie de relever ce nouveau défi. J’ai finalement accepté de plonger en ignorant quelle serait la finalité. Puis le grand jour est venu : le déclenchement des élections fédérales. Du jour au lendemain, mon visage s’est retrouvé sur une pancarte, accroché à de multiples poteaux dans la circonscription de Louis-Hébert, et propulsé dans les médias. La course a débuté, d’abord assez doucement, puis a pris de la vitesse et de l’intensité au fil des cinq semaines de la campagne électorale. Si j’ai parfois manqué de sommeil et d’appétit à cause du stress (et des sondages), jamais je n’ai remis en question ma volonté d’améliorer le sort des gens et de la ville de Québec à l’intérieur de mon pays. Et grâce à mon équipe et à ma famille, qui m’ont épaulé et soutenu, je me suis toujours senti à ma place.

Vous connaissez les résultats des dernières élections… Devrais-je aujourd’hui regretter de m’être lancé dans pareille aventure ? Pas si l’on considère que cette expérience a été riche en apprentissage de toutes sortes. Elle m’a non seulement permis de découvrir plusieurs facettes de ma ville qui m’étaient jusque-là inconnues (comme la pauvreté dans certains secteurs de Québec considérés comme riches), mais aussi de faire la connaissance de peuples immigrants qui, malgré leur discrétion et à leur façon, travaillent à faire avancer notre société.

Autrement dit, mon expérience en tant que candidat m’a rappelé toute l’importance des actions philanthropiques, que PRESTIGE continuera plus que jamais de promouvoir, puisque des milliers de personnes en ont besoin chez nous. Mais elle m’a aussi donné l’idée de vous présenter, à partir du mois prochain, une série d’articles sur les communautés culturelles à Québec.

En terminant, j’ai appris, tout comme vous, le décès d’un grand homme politique le 22 août dernier, M. Jack Layton. Il est évident que lui et moi ne partagions pas les mêmes idées, mais je respectais le personnage qu’il était. J’ai même eu la chance de le rencontrer un jour, et je lui ai fait part de ma sympathie à son égard. Son départ provoquera un immense vide, mais nous nous souviendrons de lui comme étant un homme intègre, qui a donné le meilleur de lui-même jusqu’à la toute fin.

Depuis la fin des élections, bien des gens me demandent si, dans quatre ans, je compte me représenter aux élections fédérales. À ceci, je réponds : « Qui vivra verra ! » Sait-on jamais ce que l’avenir nous réserve…

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